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Ablaye Diouf allias «Serigne Ngagne» de la troupe ''Janxeen'': Diouf anormal

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Ablaye Diouf alias "Serigne Ngagne" comédien et amateur public. Cet "académicien", des chouchou des médias et des publicitaires, omniprésent sur le petit écran, incarne aujourd'hui une certaine idée de l'humour sénégalais. On a l'impression de tomber sur un vieux pote. On a l'impression d'attendre nerveusement un ami d'enfance, façon «impatient de le revoir». Sauf que le farceur ne vient pas, se débine au dernier moment pour finir par lancer au bout du fil : "Je ne pourrai pas me déplacer pour venir en ville. Si vous pouvez venir chez moi. Je crois que c'est le palu." Et si c'était un salut ?



Ablaye Diouf allias «Serigne Ngagne» de la troupe ''Janxeen'': Diouf anormal
Serigne Ngagne ressemble beaucoup à Serigne Ngagne. A Keuri Kao, un populeux coin de Thiès, Ablaye Diouf n'est plus ce comédien aux mimiques éthérées qui s'invitent le soir venu dans l'intimité des Sénégalais. Là, il s'édulcore, un survêtement blanc sur le corps, fait la grimace, se mord les lèvres, tend une main fragile, entouré de sa femme et de sa môme de 4 ans, Maguette. Ablaye est un comique de toujours. II dit : "J'étais à Mbour hier et je crois que j'ai la grippe ou le palu, mais on peut y aller." Fichtre !

Ce vanneur invétéré est bien l'enfant du pays. La comédie lui collerait à la peau quand sa psychologie de sec pantin n'est qu'enchantement. II se lâche, ne compte pas s'arrêter, trouble son mal, lui le réinventeur du rire par la gestuelle et le phrasé. Lui, l'ami des médias, «Pa Dialgati» sur scène, poutre de la troupe Janxeen de Thiès, chouchou des publicitaires qui lui signent des contrats à 2 millions F Cfa et le cajolent de leurs froides superficialités. Ce guignol qui fignole serait-il devenu le roi des planches ? Il dit: «Je rends grâce à Dieu, je ne me plains pas. Tout ce qui m'arrive n'est que du bonheur.» II le dit à la façon de l'arriviste qui s'est arraché pour ne rien recracher.

Ablaye Diouf allias «Serigne Ngagne» de la troupe ''Janxeen'': Diouf anormal
Serigne Ngagne a la sveltesse d'un moineau (40 kilos environ), des muscles rugueux, le visage en couteau, la noirceur d'ébène du parfait Cayor-cayor, le rire drôle et la gouaille du campagnard geignard. II pue le populisme. II dit : «Même pour aller présenter des condoléances, j'attends la tombée de la nuit. Le vendredi, quand je vais à la mosquée, certains rient quand je passe devant eux.» C'est là, la rançon d'une gloire loufoque.

Le papa était un coffreur-menuisier qui «trimait pour nourrir la famille au gré de ses chantiers», la maman, une sage mère au foyer. Rien de bien bandant sous le toit. Ablaye Diouf lui, gamin espiègle de 7 ans, distille déjà ses bonnes blagues croustillantes dans le coin, son talent s'étend et s'entend, la foule grossit devant cet amuseur public précoce aux jambes arquées et aux danses endiablées. Et même quand les succès premiers sifflent sur ses tendres oreilles et que les pièces et quelques billets de banque tapissent ses foulées burlesques, le garçon reste à sa place et raisonne de glace. Lui, l'enfant des faubourgs dépréciés de la cité du Rail n'a jamais oublié ses modestes origines sociales ni oublier qui il était. II sanglote de cette fois où il était dépassé «par ce qui se passait autour de (lui)» parce qu'après «une prestation avec la troupe du quartier des gens étaient venus chez (lui) pour faire du bruit comme pour un lutteur qui rentre d'un après-midi de victoire.» II n'aurait pu oublier non plus ses jeux innocents de môme à la condition ordinaire. II se rappelle des soirées dansantes «à 75 francs la cotisation», où l'on servait «des pastels et des poissons grillés». II se disperse, nostalgique, et se souvient de cette fois où «le groupe a failli éclater parce que les gens voulaient fixer la cotisation à la soirée à 175 francs». Il dit: "Je suis né dans une famille modeste, mais je ne me suis jamais plaint". II l'aurait voulu qu'il n'aurait pas pu, lui le ressort de cette fratrie de cinq, cadet aux mains déjà remplies du nécessaire. Sa maman : «C'est un fils qui me donne entière satisfaction, je n'ai rien à lui reprocher. Il pouvait s'installer à Dakar avec sa femme, mais il a choisi de rester encore avec nous dans la maison familiale. Cela ne fait que le grandir davantage.»

Ablaye Diouf allias «Serigne Ngagne» de la troupe ''Janxeen'': Diouf anormal
II n'aimait pas l'école, détestait «le sérieux qui y règne», confesse que son rendez-vous avec les bancs a été différé pour toujours à cause du zèle d'un bénévole qui avait «rabroué (sa) maman en des termes peu galants». II avait alors tiré sa maman par le boubou, le suppliant «de tout laisser tomber», lui conseillant de «(I)'orienter au daara du coin où c'était 500 francs au lieu de 4 000 francs». C'est comme cela qu'on rate une direction pour prendre une autre orientation. II regrette aujourd'hui d'avoir «quitté l'école» et promet que sa fille «ne connaîtra pas le même sort». Ablaye Diouf s'était essayé à l'école coranique à défaut de suivre le cours français. Ce qui ne l'empêche pas aujourd'hui de se prendre pour ce qu'il n'est pas, un «académicien» au ton décalé et déplacé. II dit, sans correction : «C'est Dieu qui me donnait des dons de pouvoir exprimer sans faute en français. Ah, je maîtrise ce langue. Des fois, les gars a du mal à me saissürr car mon niveau de français est haut. Mais quand tu deviens académicien dans une langue, ton niveau n'est pas compris de tous. Woilà.» II rit de ses «entorses».

II joue avec ses deux portables, pianote, jure qu'«(il est) très sollicité par les fans (filles.)» Sa femme : «C'est le métier qui l'exige, il faut gérer.» Le fou rire est général, le «palu» ou la «grippe» aurait disparu d'un coup.

Dans une autre vie, hier encore, Serigne Ngagne a été tailleur. Son métier avant le théâtre. Il dit : "J'ai été dix ans tailleur et je suis un bon. Damay gnaw lou sett (Je couds propre)." II parle de ces nuits de galère et des jours sans pain, entre 1988 et 1998, quand il lui fallait rafistoler les commandes de l'atelier et crétiniser ses après-midis dans la troupe de l'Etoile.

II est moins loquace et moins foufou au moment d'évoquer son âge. II se refuse à tout commentaire, se braque de ses airs fouillés. Alors, quel âge ? 30ans? 25ans? Il dit: "J'ai 50 ans, contentez-vous de ça." Difficile de le prendre au sérieux. On insiste. II résiste : «Doko khamdé (tu ne le sauras pas).» II persiste même et signe : ««Samay mbirou bopp la (ce sont mes affaires personnelles). Je sais une chose, je ne suis pas vieux, je suis un jeune.» II restera jeune alors. Barham Ciss, chanteur et ami de longue date: «II s'énerve très vite, c'est son défaut» On est en 1999 et l'ancien de l'Etoile et Mboolo triomphe avec la troupe Janxéen dans des productions comme Joumté et Firangué. Serigne Ngagne fait son trou, démissionne de l'atelier de tailleur pour cause «d'absences répétées», et se signale avec fracas lors du 1er festival des arts et culture (Fesnac). Fatou Sène, dite Bella, comédienne à la troupe Janxéen : «Ablaye était déjà un artiste complet qui aimait ce qu'il faisait. Donc ce n'est pas étonnant qu'il se soit imposé comme un artiste reconnu par tous les Sénégalais. Il est arrivé là où il est aujourd'hui à force de travail et de patience.» II vit désormais de son art. Mais le vrai succès pour Serigne Ngagne, rime avec la sortie de Pa Diagalti, production plébiscitée. Ce gai luron, qui se définit comme un «être impulsif», ramasse aujourd'hui les «fruits mûrs» de son talent épatant et se complaît dans ce rôle lumineux qui ne lui promet que strass et paillettes. Fatou Sène «Bella», toujours : «II ne badine pas avec le boulot. Il est exigeant dans ce qu'il fait» D'où sa réussite, d'où son ascension disciplinée. Au contraire de Saneex, son alter-ego de la Cité du Rail, lui ne fait ni dans le potache, ni dans le trash. L'amateur de football, fou fana des Lions, ancien "ailier gauche à qui aucun latéral ne pouvait empêcher de centrer" qui hurle n'être jamais sorti du pays «Je n'ai jamais été au Mali, ni au Burkina, la France n'en parlons pas», avoue avoir soutenu «et dansé pour Wade lors de la dernière présidentielle.» II dit: «II nous a juste offert de quoi acheter un sachet d'eau fraîche.» Un humour frais, pour masquer les récompenses du «Roi». Lui qui adore «écouter les conférences religieuses de Cheikh Tidiane Sy et Ibou Sakho» ne devrait pas laisser corrompre son âme créatrice. On le quitte comme on quitte les amis d'un jour. II se lève, se traîne péniblement, le rire enfui, enfoui. Le «palu» encore. II dit : «Je ne peux pas aller loin, le palu risque de me terrasser.» Là, il ne joue plus.

...Par Mor Talla Gaye magaye@weekend.sn
Source: Weekend Magazine

Article Lu 16467 fois

Jeudi 25 Octobre 2007





1.Posté par damis le 25/10/2007 06:43

tres mal ecrit.privilegiez la plume simple , elle a plus de charme.

2.Posté par SAM le 25/10/2007 07:11
SERIGNE NGAGNE FAIT PARTIT DES MEILLEURS COMMEDIEN DU SENEGAL

SO FUNNY

3.Posté par was le 25/10/2007 08:00
c'est un grand artiste que le bon Dieu guide ses pas

4.Posté par tibe le 25/10/2007 11:58

Je l'aime bien. C'est un bon comédien. Il est naturel, discipliné et plaît beaucoup. Que le bon Dieu guide ses pas.Il mérité d'être aidé

5.Posté par Nice le 25/10/2007 12:07
Serigne NGagne du courage, tu fais parti des meilleurs comédiens, tu es drole en meme temps discypliné, tt le contraire de sanneh vulguaire meme s'il fait rire, mais il passe tt son temps à insulter, il ne sait pas k les enfants immitent leurs faits et gestes, bonne continuation

6.Posté par toure abdou le 25/10/2007 12:16
c'est pas un comedien c'est plutot un comique

7.Posté par hopeless le 25/10/2007 12:44
Mor talla Gaye, écrire n'est pas un jeu c'est un art un peu plus de correction et de rspect pour les lecteur comment peut tu te pertmettre des expression tel que "guignol qui fignole" arriviste qui s'est arraché" rien de bandant" t'es non seulement nul hyper nul même mais incorrect désolé cher lecteur mais ce gribouilleur m'a sorti de mes gonds

8.Posté par goorgorlou le 25/10/2007 13:37
completement d'accord avec toi "hopless" ce journaliste se prend vraiment pour molière avec ces tournures compliquées à l'extrême, de plus j'ai l'impréssion que le sens de certains mots lui échappe completement.
Je suggère donc un peu plus de simplicité à "Mor Talla" car la première fonction d'un article s'est bien d'être compris par le plus large public.

9.Posté par BOY NDOYE le 25/10/2007 14:45
C UN VRAI COMEDIEN . IL ME PLAIT BEAUCOUP SURTOUT PAR SA SIMPLICITE.

10.Posté par SY le 25/10/2007 14:46
S'il vous essayez de faie la difference entre un CLOWN et un Comedien??????Au Senegal c'est tres facile d'usurper un Metier...Pensez vous que c'est si simple de devenir Comedien sans bagages intellectuelles et techniques???? Pourquoi des Conservatoires, des Departements de Theatre dans les plus grandes Universites excessivement cheres avec un concour rigoureux pour y acceder????Meme s'il a le talent naturel mais sans une certaine technicite son jeu est voue a l'echec et il ne pourait jamais franchir le niveau Professionel pour en faire son gagne pain. Qu'il n'a qu'a eesayer de se rapprocher certains Pros qui sont a Sorano!...Voila la politique Culturelle de Wade...amateurisme a jamais.

11.Posté par amadou samb le 25/10/2007 17:59
Salut
ce mec est un boufffon qui aime ce qu'il fait, il est intéressant en plus comme comédien, je savais pas qu'il n'avait pas fait l'école. félicitation au journaliste je pense qu'il a fait un effort de construction, il est simple et sérieux le style. c'est bien écrit

12.Posté par Ma le 25/10/2007 19:47
Article mal écrit. Un peu de respect pour la personne interviewée et les lecteurs. Essaie un style plus simple et plus respectueux la prochaine fois.

13.Posté par ibrahima dieng le 03/07/2008 20:31
bon serigne ngagne fait parti des meilleures comédiens du sénégal .
je l'aime bcp sa maniére de danser et sa maniere de parler .
j'aime sa cassette defar bamou bax

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