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Abdoulaye Wade – Idrissa Seck: Jeune Afrique explique pourquoi et comment les deux hommes se sont retrouvés

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Le président de la République , Me Abdoulaye Wade et son ancien Premier ministre, Idrissa Seck se retrouvent. Dans sa livraison de cette semaine, l’hebdomadaire panafricain Jeune Afrique explique, pourquoi et comment les deux hommes « brouillés, réconciliés puis opposés lors de la présidentielle de février, ont décidé d’enterrer la hache de guerre » ?



Abdoulaye Wade – Idrissa Seck: Jeune Afrique explique pourquoi et comment les deux hommes se sont retrouvés
Pour l’hebdomadaire Jeune Afrique, après « une bataille sans pitié avec son lot de déballages, de règlements de comptes et de poursuites judiciaires » qui ont suivi le limogeage d’Idrissa Seck de son poste de Premier ministre le 21 avril 2004, les deux hommes contre attente se rencontrent au palais de la République , le 22 janvier dernier. Une rencontre d’autant plus inattendue qu’elle survenait à quelques jours du démarrage de la campagne pour l’élection présidentielle du 25 février dans laquelle, Idrissa Seck s’était déclaré candidat contre le président de la République , Me Abdoulaye Wade. Selon l’hebdomadaire panafricain, de leur conclave, il ressort un pacte de non-agression durant la campagne électorale. Seulement, ce pacte sera rompu lorsque le président de la République , Me Abdoulaye Wade en campagne électorale à Thiès, fief d’Idrissa Seck s’en prend vivement à ce dernier. Pire, le 21 février, le cortège de l’ex-Premier ministre est attaqué à Dakar par des partisans du marabout Cheikh Béthio Thioune qui soutenait la candidature du président Wade. C’en était trop ! Le lendemain, Idrissa Seck allait s’en prendre violemment au chef de l’Etat, déclarant même qu’il allait voter contre lui en cas de deuxième tour. Au lendemain de sa réélection dès le premier tour, le président Wade allait encore faire une sortie contre son ex-numéro 2 à la tête du pays et de son parti, le Pds, en l’accusant d’avoir détourné et placé 40 milliards de Fcfa sur un compte-trust domicilié dans le cabinet d’un avocat américain. Pour les observateurs, la rupture entre les deux hommes devenait définitive. Seulement Idrissa Seck arrivé deuxième au cours de cette élection présidentielle évite lui la polémique et va jusqu’à féliciter le chef de l’Etat de sa réélection, avant de s’en rendre pour un long séjour en France auprès de sa famille. Selon Jeune Afrique, Idrissa Seck ira même jusqu’à confier à ses proches pour justifier son éloignement que « si on est démocrate, on laisse celui qui a remporté l’élection gouverner. Le Sénégal ne peut être en éternelle campagne électorale ». Quant au président Wade, « raisonné » par certains de ses amis, il réalise que ses propos ont été maladroits. Il s’en veut d’avoir raté l’occasion d’une réconciliation avec son ex-Premier ministre, décide de se garder de toute attaque contre ce dernier, et invite son entourage à en faire de même. Pour sa part, explique Jeune Afrique, Idrissa Seck, épuisé de l’épreuve de la présidentielle, embarqué par l’opposition dans le boycottage des législatives, ne se voit guère offrir un autre choix. Cinq longues années d’opposition se profilent devant lui, et des piliers de son parti comme Awa Guèye Kébé commencent à quitter la barque pour rejoindre Wade.

Wade secoué par le succès du boycott des législatives

C’est dans ce contexte que le président Abdoulaye Wade « secoué par le succès du mot d’ordre de boycottage des législatives du 3 juin (le taux de participation n’a pas atteint 35%) lancé par l’opposition, entreprend de renforcer son camp pour mieux faire face aux assauts de ses adversaires réunis au sein du front Siggil Sénégal », tente de renforcer son camp. D’autant plus que se mène autour de lui une lutte prématurée pour sa succession. C’est ainsi qu’ « après des échanges d’amabilités entre les deux hommes par l’intermédiaire d’amis communs, un émissaire du chef de l’Etat séjourne à plusieurs reprises à Paris pour prendre langue avec Seck. Ce n’est pas la première fois que le colonel Malick Cissé, très introduit au palais et bénéficiant de l’oreille de Wade, intervient entre Gorgui et Ngorsi. En janvier 2007, c’était lui, déjà, qui avait préparé jusqu’aux derniers détails leurs retrouvailles, avant de s’éclipser au profit du marabout Abdoul Aziz Sy Junior, afin de conférer un parrainage moral à la rencontre ». Puis, poursuit Jeune Afrique, « à partir de la mi-juin 2007, le colonel demande à Seck de revenir dans la maison du ‘’père’’, le Pds ». C’est pour s’entendre répondre de la part d’Idrissa Seck : « je n’ai pas quitté le Pds de mon plein gré. J’en ai été exclu. Je n’ai posé depuis le début que des actes de légitime défense. Je ne pouvais rester inactif après avoir été chassé du parti, accusé de malversations, incarcéré… Mais mon discours n’a jamais varié : je suis et demeure de la famille du Pds. Mon cadre naturel est la mouvance du Sopi que j’ai contribué à enraciner ». Après que le principe de son retour au Pds est acquis, ses proches ont assuré qu’Idrissa Seck n’a demandé à occuper aucune position précise auprès de Me Wade, selon l’hebdomadaire panafricain. Mais révèle toutefois le journal, le colonel Cissé a tenu tout de même à faire savoir au président Wade qu’ « il n’y a que deux hypothèses possibles : soit Idrissa Seck joue un rôle institutionnel -dans ce cas, il ne peut être que vice-président, président du Sénat ou, à la rigueur, Premier ministre-, soit il se cantonne à un rôle politique –auquel cas, il faudra lui trouver une fonction importante au sein de l’appareil du Pds ». La grâce présidentielle du 2 juillet dernier qui rétablissait Nafissatou Diop Cissé dans ses fonctions de notaire, après sa suspension pour avoir pris part à la polémique entre Wade et Idrissa Seck s’inscrit aussi dans le cadre du rapprochement entre les deux hommes. Pour convaincre son camp de ce rapprochement, après les tiraillements qui avaient été constatés lors de sa rencontre avec le président Wade de janvier dernier, Idrissa Seck a décidé cette fois-ci, de faire recevoir directement son état-major par le président de la République. Ce dernier devra pour sa part ; amener ses « faucons » ainsi que les proches de son fils Karim Wade à accepter ce retour au bercail d’Idrissa Seck et compagnie.

Source: Nettali

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Lundi 30 Juillet 2007


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