(Correspondance) - «A force de cracher contre le vent, on risque de recevoir des crachats dans le visage», a-t-on l’habitude de dire. Pour Abdoulaye Baldé, Macky Sall va confirmer cet adage populaire en s’inscrivant dans un jeu visant à détruire des adversaires politiques. De l’avis du maire de la capitale du sud qui se dit serein, les agissements des nouvelles autorités sont la traduction d’une opération politique. A l’en croire, la Cour de répression sur l’enrichissement illicite (Crei) existe depuis Abdou Diouf mais n’a jamais fonctionné. Et c’est Macky Sall qui l’a ressuscité «tout en sachant que cette Cour qui n’existe qu’au Sénégal est anachronique avec des procédures qui violent les droits de l’Homme et renversent la charge de la preuve. Laquelle incombe normalement à l’accusation».
Quant aux faits, Abdoulaye Baldé se dit tout à fait à l’aise. «Macky Sall qui était Premier ministre quand j’occupais les fonctions de secrétaire général de la présidence de la République sait quels sont mes rapports avec la chose publique», précise le président de l’Ucs qui se dit surpris de sa re-convocation devant les enquêteurs. «Lors de ma première convocation, j’ai prouvé l’origine de mes modestes moyens». Parmi ses moyens, il cite une maison à Dakar, acquise en 1997, donc, avant l’alternance, et une autre à Ziguinchor construite en 2012. Cette re-convocation est dès lors perçue par le maire de Ziguinchor comme un tâtonnement, une chasse aux sorcières. «Car, ces convocations sélectives ne visent que ceux qui ont refusé d’entrer dans le gouvernement de Macky Sall». Parmi les personnalités politiques ciblées par le nouveau régime, Abdoulaye Baldé identifie trois potentiels adversaires de Macky Sall en 2017, sans les citer. Mais, tient-il à préciser : «Ils ne peuvent pas nous distraire. Nous allons poursuivre le combat et bientôt, l’opinion nationale et internationale sera édifiée». D’ailleurs, il se dit convaincu de sortir plus grand et plus fort de cette épreuve.
Par ailleurs, l’édile de la capitale du sud a du mal à cacher sa déception devant l’attitude du procureur spécial près la Cour de répression sur l’enrichissement illicite. «On n’a jamais vu dans une démocratie, un magistrat prendre part à une enquête de police. Il s’agit là d’une violation des principes généraux de droit. C’est de l’amateurisme, la catastrophe», s’indigne-t-il. Pour Abdoulaye Baldé, tout cela participe de la volonté affichée de l’actuel régime de traîner des adversaires politiques dans la boue. C’est d’ailleurs dans cette perspective que s’inscrirait l’interdiction de sortie du territoire qu’on veut appliquer aux sept dignitaires de l’ancien régime. «On ne nous a rien notifié. On a simplement lu ça dans la presse». Ce qui est, pour le président de l’Ucs qui avait envisagé de voyager hier, un manque de respect. «On ne doit pas traiter comme ça des gens qui ont servi leur pays au plus haut niveau, surtout lorsqu’on est simplement à la phase des rumeurs», conclut Abdoulaye Baldé pour s’en offusquer.
Walfadjri Mamadou Papo MANE
Quant aux faits, Abdoulaye Baldé se dit tout à fait à l’aise. «Macky Sall qui était Premier ministre quand j’occupais les fonctions de secrétaire général de la présidence de la République sait quels sont mes rapports avec la chose publique», précise le président de l’Ucs qui se dit surpris de sa re-convocation devant les enquêteurs. «Lors de ma première convocation, j’ai prouvé l’origine de mes modestes moyens». Parmi ses moyens, il cite une maison à Dakar, acquise en 1997, donc, avant l’alternance, et une autre à Ziguinchor construite en 2012. Cette re-convocation est dès lors perçue par le maire de Ziguinchor comme un tâtonnement, une chasse aux sorcières. «Car, ces convocations sélectives ne visent que ceux qui ont refusé d’entrer dans le gouvernement de Macky Sall». Parmi les personnalités politiques ciblées par le nouveau régime, Abdoulaye Baldé identifie trois potentiels adversaires de Macky Sall en 2017, sans les citer. Mais, tient-il à préciser : «Ils ne peuvent pas nous distraire. Nous allons poursuivre le combat et bientôt, l’opinion nationale et internationale sera édifiée». D’ailleurs, il se dit convaincu de sortir plus grand et plus fort de cette épreuve.
Par ailleurs, l’édile de la capitale du sud a du mal à cacher sa déception devant l’attitude du procureur spécial près la Cour de répression sur l’enrichissement illicite. «On n’a jamais vu dans une démocratie, un magistrat prendre part à une enquête de police. Il s’agit là d’une violation des principes généraux de droit. C’est de l’amateurisme, la catastrophe», s’indigne-t-il. Pour Abdoulaye Baldé, tout cela participe de la volonté affichée de l’actuel régime de traîner des adversaires politiques dans la boue. C’est d’ailleurs dans cette perspective que s’inscrirait l’interdiction de sortie du territoire qu’on veut appliquer aux sept dignitaires de l’ancien régime. «On ne nous a rien notifié. On a simplement lu ça dans la presse». Ce qui est, pour le président de l’Ucs qui avait envisagé de voyager hier, un manque de respect. «On ne doit pas traiter comme ça des gens qui ont servi leur pays au plus haut niveau, surtout lorsqu’on est simplement à la phase des rumeurs», conclut Abdoulaye Baldé pour s’en offusquer.
Walfadjri Mamadou Papo MANE
Abdoulaye Baldé, ancien ministre d’état : «Macky Sall est en train de filer du mauvais coton»