Cette fois c'est le Mali voisin qui suscite l'inquiétude de l'ancien président de la République. Pour lui, la situation est tellement critique qu'il est grand temps que les voisins de ce pays, regroupés au sein de la Cedeao, interviennent avant que le «mal» qui le gangrène ne les contamine. «Je souhaite que la Cedeao puisse trouver une solution pacifique. Il faut, sinon, une mobilisation de toute la communauté internationale pour nous débarrasser de ce chancre du Nord-Mali», a indiqué le Secrétaire général de l'Organisation internationale de la Francophonie (Oif) dans le quotidien français «La Croix», qui a consacré hier un large dossier sur cette crise. S'en prenant vertement aux mouvements qui terrorisent les populations sur fond de «charia», il ajoute : «Quand je vois ce qui s'y passe, cet Islam mal expliqué, ces amputations, ces crimes, cette façon de mépriser la femme, la profanation du patrimoine historique et religieux... mais je ne peux le supporter.» Et, Abdou Diouf dans la même veine : «Ces gens-là n'ont pas la même religion que moi. L'Islam dans lequel j'ai été élevé est une religion de paix et d'amour.» D'où, à ces yeux, l'urgence d'une intervention sous- régionale : «Si on les laisse faire, c'est toute la zone sahélienne qui va être déstabilisée. Ils menacent aussi la sécurité internationale. Nul n'est à l'abri. Avant de conclure par un vieux dicton du continent : «Quand la case du voisin brûle, va vite l'aider à l'éteindre, sinon l'incendie touchera tout le monde.»
L''OBS
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Abdou Diouf sur l'urgence d'une intervention au Mali «Quand la case du voisin brûle, va vite l'aider à l'éteindre, sinon l'incendie touchera tout le monde»