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AVEC UN TAUX DE 61%: Diourbel bat le record des divorces

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Traditionnellement, au Sénégal le mariage était un facteur d’intégration sociale, où le célibat à un certain âge était mal vu chez les hommes en général et les femmes en particulier. Celles-ci étaient souvent victimes de mariages précoces. Mais aujourd’hui, il y a plus de divorces, de femmes et d’hommes célibataires dans notre société qu'on se poser la question suivante : Y a-t-il mariage au Sénégal ?. Sous ce rapport, la région de Diourbel se distingue avec son taux élevé de divorces : 61%.



AVEC UN TAUX DE 61%: Diourbel bat le record des divorces
«Le taux de divorce dans les régions est de 38 % à Dakar, 60 % à Kaolack et 61 % à Diourbel ». La révélation est du sociologue Ablaye Bara Diop. Ce dernier animait vendredi dernier un dîner-débat à l’hôtel Téranga, organisé par le centre de formation et de recherche en population/développement et santé de la reproduction en partenariat avec l’Unfpa . Cependant, il estime aussi qu ’’ aujourd’hui le divorce est très fréquent et facile au même titre que le remariage ainsi que le mariage précoce en milieu urbain et rural ».
Aujourd’hui, des spécialistes sociaux démographes parlent de crise de mariage et les facteurs de recul général de l’âge de premier s’expliquent selon le spécialiste par les crises économiques, la pauvreté qui obligent les jeunes à prendre le chemin de l’exode. Selon lui, le divorce, c’est aussi un bon indicateur de la crise du mariage. Au Sénégal, le taux de femme divorcée était de 6 % entre 30 et 50 ans et le nombre de divorces était de 1,1 % en 2002. Lors de ce dîner débat, le professeur est revenu sur le problème de la polygamie dans notre pays en général et à Dakar en particulier. À l’en croire, il y a une déconnexion entre mutualité d’une part, sexualité et fécondité d’autre part dans notre pays.
Cette rupture est tolérée et acceptée aujourd’hui même dans les sociétés où traditionnellement les rapports sexuels, les grossesses et naissance avant mariage étaient condamnés. Le Sénégal fait partie des pays de la sous-région où le taux de polygamie est plus élevé avec 42 %. En 1997, 1 % des femmes étaient célibataires et 0,1 pour les tranches d’âges de 45 à 49 et enfin tous les 20 % étaient célibataires.
Ainsi, à cette époque une femme sur mille n’était jamais mariée et, chez les hommes, le mariage est plus tardif et le célibat plus répandu. En 2002, 40 % des Sénégalais étaient célibataires et les mariés représentaient 53 % de ceux –ci âgés de 12 ans et plus. Cependant, il souligne que « le célibat subsistait aux âges les plus élevés variant entre 3 % et 6 %. Parmi, les indicateurs de celle-ci il y a le recul de l’âge au premier mariage. Il s’observe au Sénégal partout quel que soit le milieu de résidence, l’ethnie, la catégorie sociale, le sexe, il est plus répandu en milieu urbain que rural chez les catégories aisées ».
Par ailleurs, en 2002 l’âge moyen au premier mariage est estimé selon le conférencier pour les femmes à 21,3 ans et pour les hommes à 28,9 ans. Ainsi, il a augmenté d’un point pour les deux sexes par rapport à 1985. Toutefois, il note que « Ce recul est très inégal selon le milieu, les catégories sociales », avant d’ajouter que « le code de la famille est en retard par rapport a ce point de vue »

Adama Mamadou COULIBALY
Source: Le Matin

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Lundi 25 Juin 2007

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