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AVANT DE MOURIR DANS LA FOURGONNETTE DE LA POLICE: Lamine Dieng avait gravement blessé sa compagne

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Pour en savoir un peu plus sur les circonstances du décès de Lamine Dieng dans les mains de la police française, nous sommes allés recueillir la version du propriétaire de l’hôtel où l’évènement tragique s’est passé. Le moins que l’on puisse dire, le jeune homme, quelques minutes avant de mourir, avait violemment frappé sa copine d’origine maghrébine.



Un flou continue de régner sur la vraie cause du décès de Lamine Dieng à Paris. Mais l’on en sait un peu plus sur la scène qui a occasionné l’intervention des policiers dans les mains desquels le jeune Sénégalais a rendu l’âme dans la nuit du 17 juin dernier. Hier, nous sommes retournés à l’hôtel « Nadaud » (XXe arrondissement) pour recueillir la version du propriétaire. En effet, c’est dans ce confortable immeuble de six étages que tout est parti.
Sur place, la version que nous a livrée le gérant, sa femme et sa fille (ils préfèrent garder l’anonymat), montre à quel point la bagarre fut violente entre notre compatriote de 25 ans et sa petite amie d’origine maghrébine. À en croire la famille propriétaire qui rapportait les propos du veilleur qui était en service cette nuit, les deux tourtereaux n’ont pas eu une simple dispute : « cela s’est passé très vite, mais c’était vraiment violent ». Vers 4 heures du matin, le couple est sorti de la chambre qu’il occupait au premier étage depuis le vendredi 15 juin. Ils sont venus s’asseoir dans le hall d’entrée.
Quelques minutes plus tard, c’est le début de leur dispute. Là, selon les gérants de l’hôtel « Nadaud », le jeune homme qu’ils décrivent comme étant quelqu'un de sérieux « dans l’apparence », « tabasse » la jeune femme. Une cliente que nous avons rencontrée sur les lieux témoigne avoir été réveillée par la violence de la bagarre. Ne comprenant pas ce qui se passait réellement, elle est restée dans sa chambre. C’est la police qui la réveillera de son sommeil à 8 heures du matin « en tapant violemment à la porte », pour prendre son témoignage.
Les limiers réveilleront également tous les autres clients, pour la plupart de touristes suédois. « Il y avait du sang partout dans le couloir », témoigne, de son côté, le gérant. « Lors de mon interrogatoire à la police, on m’a dit que la fille a le nez écrasé, le visage complètement défiguré », ajoute sa femme. Pour échapper aux coups de son compagnon, la jeune femme court en sortant de l’hôtel. Elle ira directement à la police pour faire sa déposition. Quant à Lamine Dieng, il est remonté dans la chambre, rapporte la fille du gérant. Il aurait défoncé la porte, sa copine s’étant apparemment enfuie avec la clef. Pour sortir de l’hôtel, il se serait jeté de la fenêtre car le veilleur, rapporte le propriétaire assure qu’il n’est pas passé par l’entrée. À partir de là, tout s’est enchaîné devant le bâtiment. D’après la femme de la gérante qui a été entendue deux fois au Commissariat de police de Louis Blanc, les limiers ont eu du mal à maîtriser Lamine Dieng.
Ils n’auraient pas pu le menotter, à cause de sa farouche résistance. Ensuite, le jeune homme aurait explosé la ceinture de contention que les policiers lui avaient mise. De sources policières, les hommes qui ont interpellé Lamine Dieng ont trouvé de la drogue sur lui. Ce qui aurait occasionné ses « moments de folie ». Il serait mort dans la fourgonnette de la police suite à une « attaque cardiaque ». Par contre, les gérants jurent ignorer les raisons de la dispute de Lamine et de Leila. C’est juste « une querelle d’amoureux », a-t-on confié à la femme du gérant lors de son interrogatoire à la police, sans plus de précision.
Cependant, assure sa fille, la chambre a été louée par la jeune femme. : « C’est moi-même qui lui ai remis les clefs. Ce n’était pas la première fois qu’ils venaient ici ». Pour éclairer la lanterne de la famille Dieng, le témoignage de Leila est attendu avec impatience. En sa qualité de personnage clé de cette histoire tragique. Pour l’instant elle serait toujours en soins intensifs à l’hôpital Henri Mondor Créteil.

Thierno H. DIALLO (Correspondant à Paris)
Source: Le Matin

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Mardi 26 Juin 2007

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