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AUX PLUS RICHES DE LA PLANETE: L’Afrique réclame 60.000 milliards de FCfa cette année

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Les ministres africains de l’Economie et des finances ainsi que les Gouverneurs de Banques centrales réunis en Afrique du Sud en mars dernier ont élaboré une « réponse » du continent aux différentes « crises » mondiales successives et concomitantes. Réactions ainsi qu’une vingtaine de recommandations soumises à l’appréciation des décideurs au sommet du début de mois à Londres des 20 pays les plus riches de la planète, le G20. L’Afrique réclame dans la foulée pour accroître l’investissement des ressources additionnelles 117 milliards de dollars EU en 2009, soit 60.000 milliards de FCfa et 130 milliards de dollars EU en 2010, soit plus de 70.000 milliards de FCfa.



AUX PLUS RICHES DE LA PLANETE: L’Afrique réclame 60.000 milliards de FCfa cette année
Sud Quotidien a pu se procurer copie du rapport daté de mars 2009 des ministres de l’Economie et des finances du continent auxquels s’étaient adjoints les Gouverneurs de banques centrales, destiné au sommet du G20. On y apprend ainsi au chapitre des recommandations de l’Afrique aux plus riches de la planète que le continent leur adjoignait de faire preuve de volonté politique et prendre des mesures dès à présent. Selon les rapporteurs de la rencontre préparatoire d’Afrique du Sud où, curieusement le Sénégal n’avait pas été convié, apprend-on de sources généralement bien informées, la gravité de la crise requiert le même type de réponses d’urgence que celles qui sont mises en œuvre par les pays développés comme en témoignent les plans de sauvetage des banques et d’entreprises.

Alors, la réalisation rapide des promesses existantes est indispensable pour maintenir la crédibilité des bailleurs de fonds en tant que partenaires au développement engagés en faveur du continent. Tout comme protéger les pauvres et les groupes vulnérables, notamment en assurant que les programmes d’investissement publics clefs consacrés à la santé, à l’éducation, à la nutrition et à l’assainissement puissent être maintenus.

• Appuyer les programmes de sécurité sociale pour protéger les pauvres, les chômeurs et les personnes socialement marginalisées. Fournir des ressources additionnelles. Engager 0.7 pourcent des paquets de mesures incitative mis en œuvre par les pays développés pour aider les pays les pauvres, en assurant que les nouvelles initiatives sont véritablement additionnelles aux programmes d’aide existants. Augmenter les ressources concessionnelles dont dispose le FMI et faciliter leur accès.

Accroître et maintenir l’investissement dans l’infrastructure au niveau national et régional ; des mesures incitatives doivent cibler en premier lieu les projets dans les infrastructures.

Accroître l’enveloppe des ressources allouées aux banques régionales de développement ; en particulier s’accorder sur une revue anticipée de l’adéquation du capital de la Banque Africaine de Développement. Augmenter le financement du commerce en injectant de nouvelles ressources pour les facilités spécialisées, y compris par le biais des banques régionales de développement.

Accroître la marge de manœuvre et la flexibilité sur le plan des politiques économiques, et réduire la conditionnalité Se concentrer sur les résultats au lieu de prescrire des politiques et des actions strictes, en accordant aux pays une plus grande marge de manœuvre pour répondre en fonction de leurs conditions propres et de leurs besoins.

Apporter des flux d’aide plus prévisibles, ainsi qu’une aide qui soit débloquée plus rapidement et qu’une grande partie de l’aide soit versée en début de période, en cohérence avec les priorités des pays africains. Introduire une plus grande flexibilité dans les cadres macroéconomiques pour accroître les chances de stabilité macroéconomique et stimuler la demande intérieure.

Revoir les critères de soutenabilité de la dette pour permettre l’accès au crédit pour les pays dont le potentiel d’emprunt est adéquat. • Réformer les procédures pour promouvoir une fourniture de l’aide qui soit plus rapide et moins conditionnelle.

Promouvoir le commerce

Le rapport de poursuivre son chapelet de recommandations. Ainsi au chapitre du commerce, le rapport conseille de conclure le cycle de Doha ambitieux et centré sur le développement, de fournir de l’aide au commerce et de l’assistance technique. D’accroître la transparence et la responsabilité et garantir une représentation équitable. De faire entendre suffisamment la voix des pays africains et assurer qu’ils disposent de droits de vote adéquats au sein des institutions financières internationales (IFI) et des principaux organes directeurs mondiaux.

•Lutter contre les paradis fiscaux et aider à la récupération des richesses volées à l’Afrique ; faire preuve de transparence dans les transactions financières des systèmes bancaires des pays développés pour décourager les transferts illicites de fonds à partir des pays africains. 117 milliards de dollars EU, soit 58927 milliards de FCfa de besoins en 2009

Pour accroître l’investissement de façon à le porter au niveau requis pour accélérer la croissance et garantir la réalisation des Objectifs du millénaire pour le développement (Omdnous apprend le rapport, l’Afrique réclame des ressources additionnelles de l’ordre de 117 milliards de dollars EU en 2009, soit 60.000 milliards de FCfa et de 130 milliards de dollars EU en 2010, soit plus de 70.000 milliards de Fcfa.

Bien que la majorité des pays africains ne soient pas encore sur la voie pour atteindre les Omd, l’Afrique a réalisé d’importants progrès au cours de la décennie précédente, construisant les fondements pour une forte croissance et la réduction de la pauvreté, affirment les rapporteurs. Cette perspective plus optimiste est maintenant contrecarrée par des facteurs échappant au contrôle du continent. Alors que les effets initiaux de la crise financière ont tardé à se faire sentir en Afrique, l’impact apparaît désormais de façon claire. Il emporte avec lui entreprises, mines, emplois, revenus et moyens d’existence ; il s’agit en résumé d’une explosion totale de la crise. Pour la première fois depuis une décennie, la croissance par tête sera nulle. Cette note démontre les effets de la crise, et suggère les actions qui doivent être entreprises. En Afrique, pas moins qu’ailleurs, le temps presse et l’adoption de mesures décisives pour remédier à la crise ne peut plus attendre.

Les perspectives de croissance se sont considérablement détériorées. Les équilibres macroéconomiques ont empiré, et de nombreux pays sont confrontés à un creusement des déficits du compte courant et budgétaire. La crise est en train de réduire le commerce, qui était le principal facteur des fortes performances de croissance enregistrées récemment en Afrique. Le déficit prévu des recettes d’exportations sera de l’ordre de 251 milliards de dollars EU en 2009 et atteindra 277 milliards de dollars EU en 2010 pour l’ensemble du continent, les pays exportateurs de pétrole enregistrant les plus grandes pertes.

Outre les exportations, les flux de capitaux sont également en train de baisser, tout comme les transferts de fonds des travailleurs immigrés et les recettes tirées du tourisme. Le stock des réserves en devises diminue dangereusement, et certains pays (par exemple, la République démocratique du Congo) disposent de réserves correspondant à quelques semaines d’importations seulement, ce qui remet sérieusement en cause leur capacité à importer même des marchandises de première nécessité telles que les denrées alimentaires, les fournitures médicales et les intrants agricoles.

Les pauvres sont les plus durement touchés. Le secteur privé a été affecté par la pénurie de liquidités sur les marchés internationaux, avec un impact négatif sur le commerce et l’investissement. Les banques internationales ne sont pas souvent en mesure d’octroyer des lignes de crédit ni même de confirmer celles qui avaient déjà été promises. Des projets ont d’ores et déjà été différés, et certains ont même été annulés.

Les gouvernements des pays africains ont mis en œuvre des mesures visant à minimiser les effets de la crise. Au nombre de ces mesures, on compte la création d’unités spéciales de suivi de la crise ; la mise en œuvre de mesures fiscales incitatives ; la révision des dépenses du budget ; la fourniture d’une aide ciblée aux secteurs clés ; le renforcement de la réglementation du secteur bancaire et des marchés financiers ; l’adoption de politiques monétaires expansionnistes ; et l’imposition du contrôle de changes visant à protéger les taux de change.

La préoccupation majeure est la décélération de la croissance, qui affectera de manière disproportionnée les pauvres. Il est crucial de préserver les fondements de la croissance en approfondissant les réformes et en améliorant le climat d’investissement, afin de permettre au continent de reprendre la croissance après la crise.

Pour ce faire, il importe de maintenir des niveaux d’investissement suffisants, en particulier dans le secteur de l’infrastructure. Or, la capacité du continent africain à agir dans ce sens est sérieusement limitée. Des contraintes préexistantes sur les ressources sont désormais exacerbées par l’écart croissant entre l’épargne et l’investissement. Selon nos estimations, pour atteindre les taux d’investissement requis pour juste maintenir la croissance d’avant-crise en Afrique, il faudrait mobiliser des ressources additionnelles de l’ordre de 50 milliards de dollars EU en 2009 et de 56 milliards de dollars EU en 2010.

Les engagements précédents et répétés d’accroître l’aide apportée à l’Afrique doivent être réalisés rapidement : la rapidité de l’accès à cette aide est vitale. Cependant, seule, elle ne suffira pas à permettre à l’Afrique de restaurer un niveau de croissance suffisant pour réduire les niveaux de pauvreté. De nouvelles ressources additionnelles doivent être débloquées. L’Afrique doit être une partie intégrante de la réponse mondiale à la crise.

Madior Fall
Source SudQuotidien

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Mardi 28 Avril 2009





1.Posté par Waxtane le 28/04/2009 12:37
Il s'amusent ces Ministres des finances. Allez gérer vos ressources au lieu de tendre la main, encore et toujours.....

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