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AUTOREGULATION DE LA PRESSE SENEGALAISE : Les journalistes souhaitent une institution renforcée

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A la suite de la rencontre menée avec les patrons de presse en vue de créer un mécanisme d’autorégulation de la presse sénégalaise, le SYNPICS a recueilli les points de vue des journalistes sénégalais au cours d’un atelier organisé hier, en collaboration avec le comité chargé de réfléchir sur le mécanisme d’autorégulation de la profession.

Ce n’est pas tous les jours que les journalistes sénégalais se réunissent pour parler de leur profession. Quand c’est le cas, de nombreuses dérives sont pourtant soulevées par les professionnels des médiats et des manquements à l’éthique et à la déontologie commis par certains confrères.

Hier, à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, le Syndicat des professionnels de l’information et de la communication du Sénégal (SYNPICS) a réuni plusieurs associations de journalistes pour réfléchir sur la nécessité de mettre en place un mécanisme d’autorégulation de la profession.

Un premier constat s’impose : depuis la création du Conseil pour le respect de l’Ethique et de la Déontologie (CRED) en 1999, cet organisme se caractérise par une marge de manœuvre très limitée. Diatou Cissé Badiane, secrétaire générale du Synpics de caricaturer ce rôle du Cred à « une mission de conseil et de dénonciation ». Pire, cet organe des pairs est rendu faible du fait qu’il ne dispose guère d’un pouvoir de sanction.

Paradoxalement, les journalistes semblent faire fi de leurs obligations en tant que professionnels des médiats. Ils commettent des fautes chaque jour au grand dam des règles d’éthique de la profession.

Un fossé entre patrons de presse et journalistes

Au cours des débats, plusieurs anecdotes ont été soulevées par les participants à ce séminaire. Parmi les fautes imputables aux journalistes, on peut noter ceux-là qui prennent les escaliers à chaque fin de conférence de presse pour demander le fameux « transport ».

Il y a aussi ces nombreux réseaux de journalistes qui ne servent généralement que de canal à ces institutions qui les financent. Le grand fossé entre les patrons de presse et les journalistes a aussi été noté par les participants à cet atelier. Sans compter les journalistes qui sont jetés en pâture pour couvrir certains événements, comme l’a soulevé Mamadou Diouf, président de l’Association nationale de la presse sportive (Anps). « Lors de la dernière Can où 70 journalistes avaient été mobilisés, seuls deux ou trois organes s’étaient acquittés convenablement de la prise en charge de leurs envoyés spéciaux », révèle ce journaliste du quotidien Le Soleil. La formation des journalistes reste aussi une grande préoccupation des professionnels. Le président de l’Anps informe pour le déplorer, que le sport est malheureusement la porte d’entrée de la plupart des gens non formés.

Une autocritique orientée donc sur les dérives des journalistes et sur les manquements des patrons de presse. Ce qui a nécessité des mises en garde formulées par les uns et les autres. Concernant le cas des réseaux de journalistes qui se créent à tord et à travers, Cheikh Thiam du Collectif des journalistes économiques (COJES) rappelle que les journalistes doivent garder leur distance face à certains centres d’intérêt. « Une association relève-t-il, doit permettre aux journalistes de travailler ensemble, de partager une spécialisation et de relever leur niveau de formation ».

La vigilance doit être de rigueur

Pour certains, il appartient avant tout de dénoncer la pauvreté réelle qui frappe la plupart des journalistes et de leurs conditions de travail. « La déontologie, c’est une méthode de travail et cela dépend des conditions de travail », précise Mamadou Diouf.

Mais pour d’autres, parler d’autorégulation de la profession de journaliste sans dénoncer les procédures de création d’une entreprise de presse au Sénégal, c’est mettre la charrue avant les bœufs. « Tant que la situation des entreprises de presse ne s’améliore pas, le problème restera entier », ajoute Cheikh Thiam.

Sage dans sa démarche, Kader Diop reconnaît que le métier de journaliste est très difficile. Et demande à ce que la vigilance soit de rigueur et érigée individuellement par chaque journaliste. Aux jeunes journalistes, il leur conseille de faire, s’il le faut, la police de la profession.

Pour renforcer donc la profession des journalistes sénégalais, Diatou Cissé Badiane milite pour « une structure plus professionnelle, formalisée avec certaines compétences transférées dont un pouvoir juridique avéré (...) ». Mais d’emblée, Mamadou Amath précise que l’organe qui sera créé ne va pas servir à taper sur les gens et à faire de la censure. « Ce sera simplement une démarche interpersonnelle qui doit servir de tampon entre les journalistes et les problèmes auxquels ils font face », indique M. Amath.

Source: Le Soleil

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Mercredi 5 Mars 2008

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