Pourtant, c’est le même Mamadou Seck qui présidait la commission des finances qui avait écrit au président Macky Sall pour lui demander de convoquer les autorités de l’Anoci. Mais les choses ont changé et Mamadou Seck sait que le mandat du président de l’Assemblée nationale est maintenant d’une seule année renouvelable. Pis, une résolution signée par 38 députés peut facilement le fait partir si jamais la majorité libérale suit.
Voilà sans doute les raisons qui ont poussé Mamadou Seck à tenir dimanche après son élection un discours qui semble donner des garanties à l’Exécutif, pour ne pas dire au président de la République. En fait, le nouveau président de l’Assemblée nationale explique d’emblée que « la bonne compréhension de notre système politique doit toujours inciter nos actions dans un cadre de confiance, de loyauté et de respect tant à l’égard des autres institutions qu’à l’intérieur du Parlement ». Avant de donner des garanties : « Nous donnerons à notre l’Assemblée nationale toute sa place dans la République. Je m’emploierai de toutes mes forces à la parfaite harmonie de ces relations ». Il est d’ailleurs que Mamadou Seck fait ici allusion aux relations avec les autres pouvoirs, notamment l’Exécutif.
Sur un autre plan, le nouveau président de l’Assemblée semble rester sur le chemin tracé par son prédécesseur. Il parle ainsi de « réformes en cours », mais qui doivent, selon lui, être accélérées. Mamadou Seck y ajoute les conditions de vie et de travail des députés et du personnel de l’Assemblée. Et il promet de les améliorer. Il faut d’ailleurs rappeler à ce propos que des députés ont eu à interpeller le président Wade sur les ponctions opérées sur leurs salaires depuis quelques temps.
Source: Nettali / RFM / archipo