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ASSISES NATIONALES - PRESSIONS DU POUVOIR : Le Premier ministre convoque des membres du bureau des assises

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Les tenants du pouvoir seraient prêts à tout pour contrecarrer les Assises nationales. La coupure de l’électricité chez Amadou Makhtar Mbow et Penda Mbow, marque un ton supérieur dans la pression du gouvernement sur les initiateurs des Assises. « Des membres du bureau des Assises ont été convoqués (ndlr, avant le lancement des assises) dans le bureau du Premier ministre », a révélé mercredi sur Océan Fm, Mouhamadou Mbodj du Forum Civil, coordonnateur du Comité ad hoc préparatoire des Assises nationales.



ASSISES NATIONALES - PRESSIONS DU POUVOIR : Le Premier ministre convoque des membres du bureau des assises
La coupure de l’électricité chez Amadou Makhtar Mbow et Penda Mbow sont la suite des pressions exercées par le pouvoir pour mettre des bâtons dans les roues des Assises nationales. Mouhamadou Mbodj révèle que « des membres du bureau des Assises ont été convoqués dans le bureau du Premier ministre ». Le coordonnateur du Forum civil dit ne pas vouloir entrer dans les détails. Il a souligné en tout cas que « cela ne fait qu’accroître la détermination de ces derniers et cela les renseigne qu’ils ont eu raison de participer aux Assises ».

M. Mbodj fait savoir que le bureau des Assises nationales envisage sérieusement de renforcé la sécurité de ses membres. Le coordonnateur du Forum civil et du comité ad hoc préparatoire des assises nationales indique que « d’ores et déjà, une mesure transitoire a été prise concernant notamment la sécurité autour de leur domicile ».

Mouhamadou Mbodj qui avoue que personne ne s’attendait à ce que les choses prennent cette tournure, note que cela renseigne « d’une absence de culture démocratique dans notre pays qui se veut le modèle ; malgré l’existence de plus de 100 partis politiques, nous avons une démocratie sans idées ». Il en veut pour preuve que depuis que le projet des Assises nationales a été lancé, il n’y a eu aucune contribution de qualité de la part de leurs détracteurs, à part des injures et des invectives.

Source: Nettali

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Mercredi 4 Juin 2008





1.Posté par daaam le 04/06/2008 21:45



REPUBLIQUE DU SENEGAL
Un Peuple – Un But – Une Foi


IDRISSA SECK PRESIDENT REWMI ( Le pays)


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250 PROPOSITIONS POUR LE REDRESSEMENT ET LA MODERNISATION DU SENEGAL










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I. Réforme des Institutions

1. Rationalisation, à travers une Nouvelle Constitution, de la fonction du Chef de l’Etat qui devra être un Président qui oriente et impulse, et non un démiurge qui concentre tous les pouvoirs.

2. Installation d’un Premier ministre effectivement chargé de mettre en œuvre la politique nationale définie par le Chef de l’Etat, en toute autonomie et sous le contrôle du Parlement. Il garantit l’égalité des chances.

3. Réhabilitation de l’Assemblée nationale par une redistribution efficiente et effective de ses prérogatives de contrôle du travail de l’Exécutif et d’artisan de la Loi.

4. Restauration de l’indépendance organique et fonctionnelle de la Justice à travers une audacieuse politique infrastructurelle, matérielle et financière.

5. Délocalisation des organes de contrôle de l’Etat de la Présidence de la République et établissement de leur articulation avec la Cour des Comptes.

6. Eradication des lourdeurs administratives par une simplification des procédures et formalités, évitant ainsi la corruption.

7. Construction d’un environnement des affaires transparent, propice à l’investissement privé national et étranger. A ce titre, la révision des cadres de références sera opérée pour se conformer aux exigences de concurrences internationales afin de faire du Sénégal un pays attrayant et une plate- forme en Afrique de Ouest.

8. Nouveau cadre électoral pour renforcer les principes démocratiques acquis de haute lutte par la classe politique nationale et respecter l’égalité de toutes les parties prenantes.

9. Modernisation de l’Administration par la prise en compte des innovations introduites par les NTIC et une amélioration substantielle du traitement des agents de l’Etat. Dans cette dynamique, un statut général des agents de l’Etat et des Collectivités locales mieux adapté aux réalités nationales sera conçu et mis en œuvre avec l’implication des acteurs concernés.

II. Politique et gestion économiques

10. Mise en place d’un dispositif d’alimentation des dépôts à long terme de l’Etat dans les banques à partir d’un gisement de ressources nouvelles, avec un montant de départ qui sera financé avec l’appui des bailleurs de fonds, pour faciliter l’accès à des financements longs destinés aux investissements.

11. Mise en place d’un dispositif national de mise à niveau des entreprises pour faciliter l’accès au financement.



12. Pour une meilleure stabilité du cadre macroéconomique, instauration d’une loi qui fixera des limites que l’Etat ne pourra pas dépasser pour certaines variables budgétaires dès lors que celles ci peuvent affecter et perturber les équilibres macro financiers.

13. Positionnement compétitif du Sénégal sur l’agriculture au sens large (agriculture et élevage), les agro industries, et sur les NTIC, en vue de devenir la référence dans ces domaines en Afrique subsaharienne tant en matière de savoir que de savoir faire.

14. Utilisation par l’Etat des PPP (partenariats public privé) pour financer les infrastructures prévues dans le cadre de ces politiques prioritaires. De façon générale les PPP seront un outil privilégié de financement des infrastructures.

15. Restauration des grands équilibres macroéconomiques par la résorption de la crise des ICS et de l’énergie, la relance des investissements privés, la maîtrise des dépenses publiques et une bonne préparation de la campagne agricole.

16. Responsabilisation du Ministère de l’économie et des finances pour la prise en charge de la politique industrielle, en vue d’un meilleur arbitrage entre les objectifs de recettes et ceux d’investissement. Il aura également en charge la formulation et la conduite de la politique commerciale qui sera une priorité au regard du fait que le potentiel de croissance du Sénégal se situe surtout au niveau de la demande extérieure.

17. Diminution significative du nombre de ministères et de ministres pour réduire le train de vie de l’Etat.

18. Mise en place d’un dispositif de sécurisation et de contrôle des marchés publics pour annihiler les effets pervers de la mal-gouvernance économique.

19. Paiement avec plus de célérité au bénéfice des prestataires de l’Etat afin d’éliminer les coûts financiers implicites introduits dans le cadre des marchés publics.

20. Information régulière sur l’exécution et la compétitivité des marchés publics sera également une composante de ce dispositif visant à contribuer à asseoir une politique budgétaire transparente et efficiente, l’objectif étant de réduire toutes choses égales par ailleurs les dépenses publiques de 10%.

21. Un taux de croissance à deux chiffres sera atteint en s’appuyant sur une politique proactive de conquêtes de nouveaux marchés extérieurs, en dehors des partenaires traditionnels.

22. Mise à la disposition des investisseurs d’un foncier aménagé dans la Zone de Diamniadio en concluant rapidement avec les américains dans le cadre du Millenium Challenge Account et en cherchant d’autres sources de financement. Aménagement d’autres pôles industriels à l’intérieur du pays :

23. Simplification du système fiscal pour les PME afin de créer un coût d’opportunité qui facilitera la transition du secteur informel vers le secteur moderne. Une politique de baisse continue de l’impôt sur les sociétés sera instaurée.

24. Promotion de la culture de l’entreprise moderne et éclosion d’ici 2012 d’une masse critique de jeunes entrepreneurs bien formés qui seront le fer de lance des projets du Gouvernement dans les secteurs prioritaires des TIC, de l’agriculture et de l’agro-industrie, ….

25. Redéfinition de la politique foncière en octroyant la terre à ceux qui l’exploitent, tenant compte de l’équité et de l’égalité de genre, en vue de faciliter aux exploitants agricoles l’accès au crédit.

26. Elargissement du champ économique des femmes et des jeunes en augmentant leurs capacités d’investissement par un crédit substantiel.

27. Création d’une forte demande pour le secteur des télé-services en finançant le projet d’un « Sénégal numérique ».

III. Lutte contre la Cherté de la vie et le chômage

28. Mise en place d’un cadre de régulation et de stabilisation des prix des denrées de base et coûts d’accès à des services de base (eau, électricité, transport public, santé, éducation, …) s’appuyant, entre autres, sur la réduction du train de vie de l’Etat ;

29. Orientation de l’agriculture vers l’autosuffisance et la sécurité alimentaires de manière à affranchir notre économie de la dépendance en denrées importées ;

30. Meilleure maîtrise des facteurs explicatifs de la conjoncture géostratégique et économique mondiale. Un dispositif institutionnel de veille et d’alerte permettra de mieux prévenir les fluctuations économiques intervenant régulièrement sur le marché mondial ;

31. Accroissement accéléré de la production de richesses, par la création d’un surplus significatif mobilisable pour l’investissement.

32. Indexation des salaires sur l’évolution du coût de la vie, en rapport avec les organisations patronales et syndicales ;

33. Génération de richesses et d’emplois pérennes et convenablement rémunérés par la création massive d’entreprises et d’opportunités d’affaires.

34. Concertation avec toutes les forces vives, pour identifier les principaux enjeux liés à la question de la vie chère et du pouvoir d’achat.

35. Intensification de la lutte contre la pauvreté par un accroissement significatif de ressources, en conformité avec les objectifs revus du Document de Stratégie de Réduction de la Pauvreté ;

IV. La santé et la prévention médicale

36. Mise en place d’un système et d’une politique rationnelle et appropriée de santé destinés à corriger le déficit en personnel, améliorer qualitativement et quantitativement les infrastructures, relever les plateaux techniques, améliorer l’accès aux soins et aux médicaments, promouvoir la prévention médicale comme stratégie, répartir plus harmonieusement les structures sanitaires dans le pays, développer la pharmacopée, … ;

37. Modernisation du système des évacuations sanitaires. Tous les Centres de Santé seront dotés de Véhicules d’Assistance et de Secours aux Blessés (VSAB), alors que tous les Centres hospitaliers régionaux auront un véhicule de réanimation. Ce dispositif sera intégré à celui des Sapeurs Pompiers de façon ponctuelle pour la couverture des grands rassemblements religieux (Maouloud, Magal, Pélérinage de Popenguine, etc.) une synergie avec les ONG évoluant dans le secteur, en mettant en place un cadre de partenariat ;

38. Instauration d’un environnement favorable à la systématisation des mutuelles de santé au sein des entreprises et des organisations avec l’appui de l’Etat et le renforcement du système de solidarité en faveur des plus démunis se traduisant par la prise en charge effective des groupes vulnérables (enfants déshérités, talibés, personnes âgées, personnes handicapées, etc.) ;

39. Mise en place de stratégies permettant de renforcer la prise en charge des besoins spécifiques des femmes, des enfants et des jeunes en vue de réduire la morbidité et la mortalité maternelles et infantiles et la lutte contre les pandémies (MST / SIDA, paludisme,…)

40. Amélioration de l’accueil dans les structures de santé et la prise en charge des urgences ;

41. Meilleure accessibilité et une disponibilité des médicaments et produits pharmaceutiques qui seront basées sur une série de mesures ;

42. Définition et la mise en œuvre rapide d’une politique de formation du personnel ;

43. Promotion de l’hygiène publique et privée chez les individus comme une composante transversale avec une systématisation au sein des mutuelles de santé ;

44. Mise en œuvre d’un programme de lutte contre les carences nutritives chez les adultes et les enfants en bas âge ;

45. Instauration effective d’un cadre de dialogue et de concertation permanent avec tous les acteurs de la Santé.

V. Education-Formation Professionnelle-Alphabétisation

46. Tenue, avec tous partenaires (Etat, Organisation de parents d’élèves, partenaires sociaux, bailleurs de fonds, …) des Assises de l’Ecole sénégalaise pour examiner tous les facteurs limitants, mesurer de manière concrète et réaliste l’écart existant entre l’offre actuelle d’éducation et de formation et les besoins réels mis en cohérence avec notre ambition de moderniser le Sénégal, et instaurer un cadre permanent de dialogue et de concertation regroupant tous les acteurs de l’école ;

47. Valorisation de la fonction enseignante pour motiver davantage les pédagogues, surtout en terme de rémunération conforme à leurs missions et à leur charge de travail. Une attention particulière sera accordée au recrutement d’enseignants qualifiés, à la formation continue des enseignants en exercice comme volontaires et vacataires de manière à favoriser progressivement leur intégration socioprofessionnelle dans le corps enseignant.

48. Elaboration d’une politique de construction, d’entretien et d’équipement des établissements scolaires en adéquation avec la Nouvelle Carte Scolaire et Universitaire, dans le double objectif de moderniser et d’améliorer les conditions de travail des élèves et du corps enseignant et d’atteindre la scolarisation universelle.

49. Redéfinition de la carte scolaire nationale basée sur une répartition plus équilibrée des établissements éducatifs sur le territoire national et une meilleure articulation entre les différents ordres d’enseignement, de l’école maternelle à l’université.

50. Implantation au niveau des différents échelons territoriaux de centres d’apprentissage et de formation professionnelle répondant aux besoins des entreprises aux fins de remédier à l’inadaptation de l’offre de formation et de mettre en cohérence l’enseignement qualifiant aux besoins nouveaux du marché de l’emploi.

51. Développement de programmes de formation des formateurs dans le but de leur permettre d’être toujours au diapason des techniques et innovations modernes en matière d’enseignement.

52. Renforcement de la présence des NTIC au niveau de tous les ordres d’enseignement (de la maternelle à l’université), mais également dans la formation professionnelle. Un véritable programme d’équipement en ressources informatiques sera élaboré et mis en œuvre à cet effet.

53. Revue du programme de la Case des Tout-petits qu’il convient de donner un meilleur ancrage dans le dispositif d’éducation

54. Mise en œuvre d’une politique de soutien financier et matériel à l’enseignement privé qui est un maillon important dans la stratégie d’éducation et de formation. Des contrats d’objectifs seront signés avec les établissements privés.

55. Création de Plateformes Universitaires Intégrées (PUI) au niveau de chaque région. Ces entités regrouperont des Unités de Formation et de Recherches (UFR) et des Grandes Ecoles de formation de cadres moyens et supérieurs. Elles seront non seulement des cadres de formation, mais aussi de valorisation de la recherche et surtout des espaces d’incubation d’entreprises. Les filières d’enseignement et de formation dépendront des spécificités régionales.


56. Mise en œuvre d’un programme d’alphabétisation et de promotion de nos langues nationales par la poursuite de la codification, mais aussi une meilleure insertion dans les programmes scolaires.

57. Renforcement des programmes de scolarisation et de maintien des filles dans le système éducatif et de l’alphabétisation fonctionnelle en direction des femmes et des adultes.


58. Instauration d’une politique de formation professionnelle des adultes (Centre de formation professionnelle, centres artisanaux, compagnonnage en entreprise, zones d’incubation d’entreprises, etc.).

59. Développement de la formation continue en entreprise en mettant en place une loi sur la formation continue (prélèvement sur le chiffre d’affaires des entreprises pour stimuler la formation continue).

60. Soutien au secteur éducatif non formel, notamment aux écoles communautaires de base (ECB).

61. Création d’une Ecole Nationale des Sciences de l’Informatique. Cette école aura en charge la formation de l’élite sénégalaise en TIC qui doit donner une génération de sénégalais qui positionne notre pays dans ce domaine.

62. Généralisation des laboratoires de langues au niveau des lycées pour promouvoir le multilinguisme.

63. Mise en place de mécanismes permettant de former, dans les universités des étudiants « prêts à l’emploi », et surtout des « créateurs d’entreprises », donc d’emplois.

64. l’instauration d’une politique hardie d’octroi de bourses et allocations aux élèves et étudiants et d’amélioration de leur hébergement.

VI. Développement rural (agriculture, élevage, promotion intégrée du terroir, …),

65. Adoption d’une approche zonale du développement rural (Bassin arachidier, Vallée du fleuve Sénégal, Zone Casamance-Tambacounda-Kédougou, les Niayes, ..) dotées chacune d’une vocation agricole précise et création, dans chacune des Zones de Développement, d’un Office de Développement rural chargé (1). d’assister et d’encadrer les agriculteurs en termes de formation, de recherche et de vulgarisation des savoirs et savoir-faire, d’accès aux financements. A ce titre, une attention particulière sera accordée aux femmes ; (2). de réaliser et de relever le niveau des infrastructures communautaires et de services de base.

66. Choix de filières (productions et activités) à forte valeur ajoutée à appuyer en priorité : cultures maraîchères, fruitières et florales, riziculture, tomate, arachide, …, élevage (production de viande, lait, œufs et autres produits divers) ;

67. Structuration subséquente des Institutions et organismes de développement rural en adéquation avec l’approche zonale.

68. Mise en œuvre d’une politique volontariste d’amélioration et de structuration foncières.

69. Développement de programmes incitatifs en matière de sécurité alimentaire (riz, mil, maïs, manioc, …) et de promotion de l'exportation (cultures maraîchères, mangue, coton, …).

70. Promotion de véritables programmes de développement intégré pour chaque zone naturelle, de concert avec les représentant(e)s des collectivités décentralisées.

71. Promotion d’une agriculture de fermes modernes devant conduire à l’émergence de véritables PME agro-pastorales.

72. Mise en œuvre d’une stratégie de régénération et de fertilisation des sols dégradés pour favoriser l’extension des surfaces cultivables et une amélioration des rendements des cultures ; avec comme objectif la diminution du taux d’acidification et de salinisation des sols associée à une véritable politique de distribution des intrants.

73. Mise en place d’un dispositif de recherche, et de conseil agricole apportant le paquet technologique approprié aux différents segments de chaque filière. Une attention particulière sera accordée à la fourniture de semences de prébase aux privés, à une stratégie d'appui à la commercialisation et au développement de l'agro-industrie notamment par rapport à la transformation des produits agricoles.

74. Renforcement institutionnel des organisations paysannes pour en faire de véritables partenaires de l’Etat dans sa démarche de modernisation de l’agriculture.

75. Mise en place de fermes agro-pastorales modèles destinées à la formation des paysans et des éleveurs traditionnels, en partenariat avec leurs collègues de grands pays d’agriculture et d’élevage qui joueront le rôle d’assistants techniques.

76. Mise en œuvre d’un programme élargi de construction d'ouvrages de maîtrise de l'eau (barrages, digues, bassins de rétention, lacs, forages et autres systèmes d’exhaure, etc.).

77. Consolidation des mesures d'ajustement et surtout mise en œuvre d’une politique d'incitations à l’investissement capable d'induire des transformations jusqu'au niveau de l'exploitation paysanne.

78. Développement d’un programme d'insertion de cadres supérieurs et moyens de l'agriculture à l'instar du programme d'installation des vétérinaires privés et un appui à l'accès au crédit aux couches déshéritées.

79. Adoption d’une législation foncière en vue de mieux sécuriser l'investissement privé agricole. Elle s’appuiera sur un cadastre fiscal mieux maîtrisé et une révision concertée avec tous les partenaires concernés de la Loi sur le Domaine National.

80. Mise en œuvre d’une politique d’accès aux crédits agricoles adaptés à chaque type d'opération (production, transformation, commercialisation, multiplication et distribution, aménagements, équipements et infrastructures) adossés à des fonds de garantie, de calamité et de bonification si nécessaires. L'accent sera mis aussi sur l'amélioration des conditions d'accès et le développement du crédit de proximité (mutualisation du crédit). Le renforcement des structures des femmes sera opéré pour consolider les acquis et favoriser l’éclosion de talent féminin.

81. Généralisation des systèmes d'irrigation faiblement consommateurs en eau et à la portée des producteurs sera réalisée partout où cela est possible. Un programme de mise en place d'aménagements de faible coût conférant une bonne maîtrise de l'eau à l'exploitation, sur la base de capacités paysannes de gestion et d'entretien permettant d'assurer leur pérennité, sera mis en œuvre en partenariat avec les Opérateurs Privés ;

82. Accroissement des investissements publics et privés dans le domaine des productions animales des espèces à cycle court (aviculture, petits ruminants) et de la délocalisation des infrastructures d’abattage notamment dans la région de Dakar ;

83. Mise en place d’un fonds spécifique destiné à financer les différents segments des filières de l'élevage et à sécuriser, à travers des programmes d'aménagement et de gestion pastoraux, les systèmes de production extensifs du centre, du nord bassin arachidier et des systèmes agropastoraux transhumants de la zone sylvo-pastorale ;

84. Prise en charge, par l'Etat avec la collaboration du secteur privé, d’un programme spécial de couverture sanitaire animale ;

85. Implantation dans chaque région d’un centre d’insémination artificielle doté des équipements adéquats et d’un personnel bien formé, étant entendu que l’autosuffisance alimentaire en viande et en lait ne pourra être effective qu’avec l’amélioration de la production par les techniques d’insémination artificielle ;

86. Promotion de la culture fourragère et mise en place de réserves fourragères. Une attention particulière sera accordée à la disponibilité d’aliments pour bétails au niveau de chaque département, pour, entre autres, mieux prévenir les conflits entre les agriculteurs et les éleveurs ;

87. Prise en compte de la dimension genre tant au niveau de l’accès que du contrôle des facteurs de production.

88. Amélioration de l’accès aux facteurs de production et mise en œuvre d’une solution définitive pour la commercialisation des produits agricoles.

VII. Pêche et Aquaculture

89. Démultiplication, selon une démarche concertée avec les professionnels et les populations concernées, des aires marines protégées, dans un objectif de conservation des ressources halieutiques pour mieux satisfaire les besoins actuels et ceux des générations futures.

90. Mise en œuvre d’un programme de modernisation du secteur de la pêche artisanale qu’il convient de rendre plus rentable et productive.

91. Promotion de l’investissement des femmes dans le secteur de la pêche artisanale, notamment dans les domaines de la transformation et du mareyage.

92. Normalisation et harmonisation des mesures de protection et d’exploitation rationnelle de la ressource, en rapport avec les pays limitrophes.

93. Renégociation, avec l’Union Européenne, des accords de pêche, dans le sens de créer beaucoup plus de richesses à réinvestir, de mieux préserver les ressources halieutiques et de promouvoir la pêche artisanale. A cet effet, une attention particulière sera mise sur la transformation sur place des produits halieutiques pour leur donner une plus grande valeur ajoutée tout en contribuant à la génération de beaucoup d’emplois.

94. Développement de l’aquaculture par l’implantation de fermes aquacoles de grande taille semi industrielles ou industrielles dans des zones où cette activité se prête. Un accent particulier sera mis sur l’aquaculture d’espèces ornementales qui a une forte valeur ajoutée.

95. Création d’un Aquarium national et d’Aquariums régionaux.

96. Mise en œuvre d’un vaste programme de formation des acteurs du secteur (pêcheurs, femmes transformatrices) sur les techniques de production, de commercialisation et la sécurité en mer.

97. Renforcement des structures de formation tout en encourageant l’augmentation des capacités des formateurs (formation des formateurs) en définissant des stratégies d’implication des femmes et des personnes handicapées.

98. le renforcement des moyens d’intervention pour une surveillance plus effective de nos côtes et eaux territoriales, à l’effet de lutter contre le pillage des ressources halieutiques et de mieux assurer la sécurité des pêcheurs.

VIII. Décentralisation et Développement Local

99. Réforme des finances et de la fiscalité locales afin de générer des ressources additionnelles nécessaires au développement des collectivités locales d’autant plus que les transferts de compétence n’étaient pas effectués concomitamment aux transferts de ressources. Il conviendra à cet effet, de tenir compte de l’impératif de rendement fiscal optimal, de promotion du civisme fiscal local et de la transparence financière, de l’augmentation significative des ristournes de l’Etat sur la TVA, les impôts,….
100. Accélération du processus de décentralisation de la gestion du Budget Consolidé d’investissement.pour mieux mettre en œuvre la stratégie de développement des communes et communautés rurales par les Grappes de Convergence.

101. Transfert de nouvelles compétences suite à la tenue des assises consacrées aux collectivités locales pour faire le bilan des différentes réformes engagées depuis 1972.

102. Mise en place d’une véritable Fonction publique des Collectivités locales définissant clairement le statut de l’agent municipal.

103. Renforcement de l’efficacité des interventions des partenaires et des sénégalais de la diaspora au développement local.

104. Promotion de la coopération décentralisée pour la mobilisation de ressources et l’intercommunalité pour la mise en commun de moyens dans l’exécution de certaines missions. Le Ministère des Affaires étrangères aura un rôle prépondérant à jouer dans ce cadre.

105. Mise en place d’une Stratégie Nationale de Gestion et d’Elimination des Déchets prise en charge par l’Etat en dotant les Communes et les Communautés rurales d’une décharge contrôlée ou d’un centre d’enfouissement technique ainsi que des moyens logistiques nécessaires au ramassage des déchets. Il sera crée, à cette fin, une Autorité nationale chargée de ce secteur qui disposera des moyens adéquats qui seront prélevés sur le Fonds national de gestion des déchets qui sera institué ; ce Fonds pourra être alimenté par des royalties versées par des sociétés anonymes créées à cet effet.

106. Création dans chaque capitale régionale d’une Agence Régionale d’Appui et d’Encadrement des Collectivités Locales qui sera dotée des ressources humaines et financières pour accompagner la région, les communes et communautés rurales pour l’établissement de plans de développement, l’étude de projets, le montage de requêtes de financement, l’identification de guichets de financement, le suivi de travaux de réalisation d’infrastructures et d’équipements, …

107. Mise en œuvre d’un Programme Intégré de Développement des Collectivités locales basé sur le principe des grappes de convergence permettant ainsi la réalisation de projets territoriaux à composantes multiples.

108. Intégration de la politique de décentralisation à une vision anticipative d’aménagement du territoire, avec une meilleure articulation entre les différents niveaux de collectivité locale (région, commune et communauté rurales).

109. Généralisation de la mise en place, dans les communes et les communautés rurales, des Conseils de quartiers pour mieux susciter la participation des populations à la base et promouvoir la citoyenneté active et la démocratie participative.

110. Promotion de la participation des femmes dans le processus de décentralisation et de responsabilisation au niveau des structures.

IX. Aménagement du Territoire et Urbanisme

111. Mise en œuvre d’un vaste programme de construction et de réhabilitation d’infrastructures routières et ferroviaires permettant progressivement de relier entre elles toutes les capitales régionales, les chefs lieux de département et autres villes secondaires. L’objectif ainsi visé est de faciliter et d’encourager les déplacements de personnes, les échanges commerciaux entre les différents espaces économiques nationaux et le désenclavement de zones à potentialités économiques…

112. Réalisation d’un programme intégré de modernisation des capitales régionales et des chefs-lieux de département qu’il convient de doter en équipements structurants à caractère social, administratif et économique pour affirmer leur statut administratif et les rendre plus attractifs. Il sera tenu compte dans cette démarche du principe des grappes de convergence, s’inspirant des travaux réalisés à Thiès en 2004.

113. Lancement d’un plan de délocalisation dans les autres régions d’activités administratives et industrielles de manière à soulager Dakar. Ce plan sera établi selon une approche concertée, sur la base d’un inventaire exhaustif des activités susceptibles d’être délocalisées et une étude de faisabilité complète sur les territoires d’accueil en termes de disponibilité foncière, de contraintes de transfert ou de disponibilité sur place de ressources humaines, d’accessibilité par rapport à l’approvisionnement en matières premières et l’écoulement de produits finis, …

114. Promotion de la création d’entreprises à travers l’adoption d’une politique fiscale avantageuse et de crédit d’impôt, la mise à disposition de terrains viabilisés et d’informations sur les potentialités des régions à promouvoir. Les Chambres de Commerce, d’Agriculture et d’Industrie et les Chambres de Métiers modernisées et dotées des ressources adéquates joueront pleinement leur rôle dans la promotion de l’économie régionale.

115. Renforcement de la décentralisation avec une plus grande responsabilisation des collectivités locales dans la promotion des activités économiques dans leurs ressorts territoriaux respectifs. La création d’intercommunalités à vocation économique sera encouragée et soutenue par l’Etat. Les plans de développement initiés par ces collectivités locales seront en adéquation avec les objectifs du Plan national d’Aménagement du Territoire ;


116. Engagement d’un Plan National d’Aménagement Foncier pour faciliter l’accès à l’habitat, à travers un Fonds d’Aménagement de Parcelles Viabilisées qui accompagnera sur les plans technique et financier les collectivités locales, les coopératives d’habitat et les sociétés publiques et privées spécialisées dans la réalisation d’opérations de production de logements et de parcelles à usage d’habitation ou d’activités économiques. Le programme de création de Zones d’Aménagement Concerté (ZAC) sera intensifié et disséminé dans tous les départements avec des conditions d’accès aux parcelles qui seront plus en adéquation avec les revenus des populations ;

117. Etablissement pour chaque localité de documents de planification urbaine (Plans directeur, Plans d’occupation des sols, …) en tenant compte des options des Plans régionaux d’Aménagement du Territoire ;

118. Mise en œuvre, en synergie avec les collectivités locales compétentes, de programmes de restructuration de quartiers pour résorber l’habitat spontané, en tenant compte des coûts et impacts sociaux ;

119. Assouplissement des procédures administratives d’acquisition et de régularisation foncières.

X. Infrastructures nationales

120. Construction d’un réseau autoroutier et routier hiérarchisé pour interconnecter les régions et les départements par des autoroutes ou des voies rapides, en mettant l’accent sur le contournement de la Gambie et la desserte des pays limitrophes.

121. Mise en oeuvre d’un vaste programme de réhabilitation et d’extension du réseau routier et d’aménagement de pistes de production pour désenclaver et valoriser certaines localités et favoriser l’écoulement de produits agricoles. Une attention particulière sera portée sur la mise en place d’une stratégie de gestion et de maintenance.

122. Mise sur pied d’un système de transport public couvrant l’ensemble du pays et tenant compte des besoins des personnes handicapées ;

123. Promotion d’autres modes de transport tels que le cabotage maritime, le transport fluvial, le chemin de fer, etc. Modernisation et densification du réseau de voies ferrées pour une meilleure intégration du territoire. Ceci permettra aussi de faire revivre toutes les localités jadis traversées par le Chemin de Fer.

124. Modernisation des ports secondaires (Kaolack, Saint Louis, …) pour soulager le Port de Dakar d’une part et offrir des opportunités de développement aux régions concernées d’autre part. La création de ports secs sera encouragée.

125. Lancement rapide de la construction, selon une démarche modulaire, du port minéralier de Bargny, pour d’une part désengorger le port et la presqu’île de Dakar et, d’autre part, anticiper sur l’exploitation et la valorisation des ressources minières, d’autre part ;

126. Modernisation et densification du réseau de transport ferroviaire dans la région de Dakar, dans un souci d’amélioration de la mobilité urbaine ;

127. lutte contre l’érosion côtière qui concerne le littoral de Dakar au Cap Skiring et mesures pour la sécurisation des voies de navigation maritime et fluviale ;

128. Promotion de l’assainissement et du drainage des eaux pluviales ;

129. Regroupement rationnel dans un même département ministériel de l’ensemble des services et directions impliqués dans le domaine des infrastructures et des transports. Il s’agit-là d’éviter l’atomisation des responsabilités et de favoriser la mise en cohérence et la complémentarité entre les différents modes de transport ;

130. Diagnostic d’ensemble des infrastructures selon leurs fonctions économiques et sociales, leur distribution sur le territoire et leur degré de vétusté ou d’obsolescence en vue de l’établissement, selon une approche concertée, d’un programme national d’équipement et de modernisation des infrastructures qui sera décliné en programmes régionaux ;

131. Mise en place d’une stratégie de planification et de programmation des infrastructures qui devra être en adéquation avec les objectifs spatio-temporels de développement socio-économique. Avant d’engager des investissements publics, une analyse coûts-bénéfices sociaux sera toujours de rigueur ;

132. Réorientation des stratégies de privatisation du secteur des transports rendue incontournable après l’échec de la gestion étatique, et veiller à ce que les nouvelles structures participent réellement à la compétitivité des transports dans un cadre régulé.

XI. Emploi

133. Amélioration de l'offre de main-d'oeuvre grâce à une meilleure formation et une qualification plus adaptée aux besoins des entreprises et des activités économiques.

134. Développement de la culture entreprenariale en milieu universitaire et chez les jeunes en encourageant la création d’entreprises.

135. Confortation et sécurisation des emplois existants en favorisant le recyclage et la formation continue des employés, encadrer et soutenir les entreprises en difficulté ;

136. Baisse des taux d’impôt des sociétés qui feront des efforts de réinvestissement productif et générateurs d’emplois.

137. Augmentation du pouvoir d’achat, donc la demande effective s’adressant aux entreprises et provenant des populations aujourd’hui sans ressources significatives (pauvres des villes, masses rurales, etc.) ;

138. Mise en œuvre des réformes et des projets concourant à promouvoir l’agriculture, l’élevage et la pêche qui sont des secteurs pourvoyeurs d’emplois ;

139. Garantie des droits des travailleurs et renforcement de leur protection à travers une révision du Code du travail, de concert avec les partenaires sociaux et les organisations patronales.


140. Création autour des grands centres universitaires des cyber-villages qui devront être des plateformes off shore de conception et de développement de logiciels, de montage de matériel informatique et électronique, de machines-outils ;

141. Garantie de l’égalité des chances à tous les niveaux du processus d’accès à l’emploi.


XII. Jeunesse

142. Promotion d’une jeunesse informée et ouverte au moyen de la démocratisation de l’accès aux TIC ;

143. Meilleure implication des jeunes dans la décentralisation et le développement local, notamment par la promotion de leur accès équitable aux instances décisionnelles locales ;

144. Meilleure protection des jeunes contre la drogue, le tabagisme, la prostitution, la violence, la pédophilie, etc.

145. Formation massive, pratique et décentralisée des jeunes en adéquation avec les besoins et opportunités locaux (agriculture, élevage, pêche, tourisme, transport,…).

146. Mise en place d’un système décentralisé permettant aux jeunes d’accéder à l’information sur les opportunités d’emploi et de formation où qu’ils se trouvent dans le monde.

147. Renforcement de l’accès des jeunes au crédit en tenant compte de l’égalité de chance particulièrement pour les jeunes filles et les jeunes personnes handicapées pour le financement de projets générateurs d’emplois et de revenus significatifs et durables.

148. Institution d’un système de financement plus démocratique, plus accessible et plus substantiel pour favoriser l’émergence de jeunes entrepreneurs.


149. Développement de la formation technique en milieu rural, en vue de la professionnalisation des organisations communautaires de base essentiellement composées de jeunes.

150. Eradication de la mendicité et de la délinquance infantile.

151. Généralisation à l’échelle nationale de l’implantation d’infrastructures de promotion des jeunes.

XIII. Emigration

152. Tenue des Assises nationales sur l’Emigration en vue d’identifier les problèmes et définir une politique dans ce domaine.

153. Valorisation effective des ressources financières et de l’expertise technique capitalisées par les sénégalais de la diaspora.

154. Définition de politiques incitatives permettant de mobiliser les investissements des sénégalais de l’extérieur vers des créneaux porteurs.

155. Mise en œuvre de solutions appropriées aux brûlants problèmes des sénégalais de l’extérieur (pension de retraite, regroupement familial, allocations familiales et facilitation dans les procédures administratives surtout la délivrance de pièces d’état civil, de passeports, …).

156. Mise en œuvre d’une politique d’insertion dynamique dans le monde du travail ou des affaires pour les étudiants formés à l’extérieur, pour lutter contre la fuite des cerveaux.

157. Mise en place d’un environnement propice au renforcement de l’impact des transferts de fonds sur le développement.

158. Amélioration des systèmes de transfert de fonds par la mise en place de mécanismes plus rapides, plus fiables et moins coûteux.

159. Meilleure prise en compte des actions des émigrés dans les plans de développement local.

160. Renégociation des accords de coopération sur l’émigration signés avec la France et l’Espagne.

161. Renforcement de la coopération bilatérale entre le Sénégal et les pays d’accueil, et privilégier le dialogue et la concertation pour la gestion des flux migratoires.

162. Mise en place d’une stratégie de communication permettant d’informer les candidats à l’émigration des risques et des opportunités des principaux lieux de destination.

163. Création d’une structure autonome pour gérer les problèmes de migration du genre Agence Nationale ou Office pour une meilleure coordination évitant ainsi les conflits de compétence entre ministères.

164. Institution d’un cadre de concertation plus efficace que le Conseil Supérieur des Sénégalais de l’Extérieur.

165. Prise en charge des préoccupations des émigrés en matière d’habitat dans le cadre des différentes opérations d’aménagement foncier de l’Etat, des Collectivités locales et des promoteurs privés.

166. Mise en place de programmes d’insertion socio-économique des émigrés clandestins rapatriés leur permettant de gagner convenablement leur vie et de retrouver leur dignité.

167. Implication des sénégalais de la diaspora dans la promotion de la coopération décentralisée.


XIV. Sport

168. Organisation, dans les meilleurs délais, d’une consultation nationale regroupant tous les acteurs, en vue d’identifier de manière exhaustive, par discipline, les problèmes auxquels ce secteur est confronté et de définir les solutions appropriées.

169. Définition et mise en œuvre d’une politique sportive spécifique aux petites catégories.

170. Soutien de la pratique du sport dans les entreprise, et dans les écoles et les universités en revalorisant l’UASSU et promotion du sport populaire dans les quartiers et villages (Navétanes, …).

171. Equipement progressif des capitales de région et de département en infrastructures modernes comprenant des stades omnisports pour le football et l’athlétisme, des hippodromes, des salles fermées polyvalentes pour le basket, le hand ball, la gymnastique, le volley-ball et les arts martiaux, des arènes pour la lutte, …

172. Aménagement de parcours et d’aires sportifs pour promouvoir la pratique du sport et ses vertus en matière de santé.

173. Instauration de sections sport-étude dans les universités et les grandes écoles pour permettre à nos meilleurs sportifs de poursuivre leurs études tout en se consacrant au sport de haut niveau.

174. développement, aux côtés de l’Etat, d’une politique de sponsoring pour permettre aux entreprises d’accompagner le développement du sport.

175. initier une politique de prise en charge des jeunes n’ayant pas réussi dans le domaine du sport.

XV. Culture

176. Mise en oeuvre d’une politique culturelle prenant en compte toutes les composantes (musique, danse, théâtre, littérature, patrimoine matériel et immatériel, cinéma, architecture, …).

177. Modernisation et mise à la disposition des structures nationales d’accompagnement et de promotion culturelle, comme le Spectacle Sons et Lumières, l’Orchestre national, le Théâtre national Daniel Sorano, de moyens d’intervention appropriés.

178. Identification, classement, codification et diffusion de la richesse de notre patrimoine culturel en synergie avec les structures relais que sont les centres culturels régionaux. La création de musées régionaux et départementaux sera encouragée de même que la préservation et la mise en valeur de lieux de mémoire et de sites historiques.

179. Erection des centres culturels régionaux en services régionaux de la culture en mettant à leur disposition des moyens adéquats pour l’exercice de leurs missions.

180. Implantation de Bibliothèques, de Médiathèques et des Centres de Documentation et d’Information au niveau régional, départemental et local, à l’effet de mieux promouvoir le livre et la lecture.

181. Renforcement du statut de l’Ecole nationale des Arts afin qu’elle prenne en charge la formation dans tous les métiers de la culture.

182. Renforcement des Fonds d’Aide destinés à l’édition et à l’industrie cinématographique pour mieux encourager les écrivains et les cinéastes. Les professionnels de l’édition et de la librairie seront assistés dans le cadre de l’organisation de rencontres, de salons, de sessions de formation et l’établissement de partenariats avec des structures internationales évoluant dans ce secteur.

183. Renforcement de la législation relative à la protection de la propriété intellectuelle. Le Bureau Sénégalais des Droits d’Auteurs verra ses moyens d’action modernisés et ses missions accrues. A cet effet, la mise en place d’une brigade spéciale de lutte contre la piraterie sera effective tout en veillant à insérer les revendeurs dans un circuit de distribution des œuvres artistiques sécurisées.

184. Mise en place d’une Haute Autorité chargée de la Promotion de la Culture sénégalaise dans le monde.

185. Mise en œuvre d’un programme de restauration du patrimoine historique et architectural sérieusement menacé.

186. Elaboration d’agendas culturels nationaux et locaux pour une meilleure planification et décentralisation des évènements culturels.

187. Promotion de l’industrie cinématographique avec un meilleur accès au niveau des chaînes de télévisions nationales et l’implantation d’un réseau de salles de cinéma.

188. Construction dans chaque capitale régionale d’un Palais de la Culture à l’effet de créer un cadre de rencontre des acteurs culturels et l’organisation régulière de manifestations culturelles et intellectuelles.

189. Généralisation de la construction de villages des arts, à l’instar de ceux de Dakar et de Thiès, dans les villes pour permettre aux artistes de disposer de cadre de travail, d’exposition et de vente de leurs œuvres.

190. Poursuite du programme de modernisation et de diversification des activités des Manufactures Sénégalaises des Arts décoratifs (MSAD) qui sont une véritable vitrine culturelle du pays.

XVI. Tourisme

191. Elaboration dans les meilleurs délais d’un Plan Stratégique National de Développement du Tourisme avec des objectifs réalistes, des axes de développement concrets, un programme d’investissements ambitieux, un système de suivi-évaluation efficace.

192. Intensification de la promotion touristique.

193. Réhabilitation et valorisation des sites touristiques.

194. Mise en œuvre d’une politique de financement adaptée au secteur.

195. Augmentation et modernisation des capacités d’hébergement.

196. Formation du personnel.

197. Renforcement des mesures de lutte contre l’insécurité des touristes.

198. Mise en place d’une politique de protection des couches les plus exposées en particulier les femmes, les adolescent(e)s, ….., des effets pervers du tourisme.

199. Développement de l’écotourisme pour aider les populations locales à trouver du travail et un marché pour les produits agricoles et l’artisanat et préserver l’environnement.

200. Aménagement et construction de structures d'accueil dans les zones disposant d’un grand potentiel touristique pour mieux diversifier l’offre.

XVII. Artisanat

201. Mise en place d’un dispositif d’appui, de formation et d’encadrement pour permettre aux artisans de mieux accéder à la commande publique (fabrication de mobilier pour l’Administration, confection d’uniforme pour l’armée, …).


202. Formation et recyclage des artisans avec le concours des partenaires (bailleurs de fonds, ONG, etc.) pour les préparer davantage à la conquête des marchés extérieurs qui sont demandeurs de produits artisanaux. Il s’agit-là d’apporter toute l'assistance technique requise aux entreprises artisanales en vue de l'amélioration de la qualité et de la compétitivité des produits.


203. Mise à la disposition des artisans, sous une forme mutualisée (centrales, coopératives d’achat), d’équipements de qualité et de quantité suffisantes pour une exploitation optimale du potentiel de production et de services que recèle l’artisanat.

204. Création d’une structure d’appui technique et financier pour faciliter le passage de l’entreprise artisanale à l’entreprise moyenne, et le passage de l’entreprise moyenne à la grande entreprise.

205. Modernisation des Chambres des Métiers en les dotant des moyens institutionnels et matériels nécessaires tout en garantissant l’égalité et l’équité de la participation des femmes dans ces institutions.

206. Modernisation des infrastructures d'appui aux artisans en matière de formation, de production et de commercialisation (centres et villages artisanaux, galerie d'exposition, etc.), par un ambitieux programme de construction, de réhabilitation et d’équipements ;

207. Création, notamment dans les centre urbains, de zones d’activités artisanales pour favoriser le regroupement d’artisans et leur offrir un cadre de travail décent et sécurisé.

208. Institution d’un Fonds national d'Appui à l’Artisanat pour satisfaire les besoins des artisans en tenant compte de l’équité et de l’égalité des chances, par des financements à court, moyen et long termes.

XVIII. Energie et hydrocarbures

209. Division de la SENELEC en deux sociétés : une société de patrimoine pour mieux prendre en charge les énormes investissements que requiert ce secteur, et une société d’exploitation pour assurer une meilleure distribution. Le capital de la société d’exploitation sera ouvert au secteur privé ;

210. Accélération de la mise en œuvre des projets inscrits dans le plan d’investissements de la SENELEC ;

211. Réalisation d’un programme, à court terme, de renouvellement et d’extension du réseau pour améliorer le taux de couverture du pays. Un accent particulier sera mis sur l’électrification rurale en phase avec notre politique de modernisation de nos villages ;

212. Mise en oeuvre d’un programme national d’économie d’énergie ;

213. Modernisation de la SAR pour augmenter ses capacités de production pour tirer profit du marché mondial et s’affranchir de l’importation de produits raffinés. Recapitalisation et ouverture davantage du capital de la SAR au privé ;

214. Organisation d’une concertation nationale pour définir une politique énergétique Ces assises nationales pourront identifier les mesures à prendre dans les sous-secteurs (Bioénergie, Energie éolienne, Hydroélectricité, Solaire, …).


XIX. Mines et industrialisation

215. Les problèmes des grandes entreprises en difficulté seront spécialement traités (ICS, SAR, SENELEC, ….). Les investisseurs seront ramenés autour de projets viables.

216. Correction du déséquilibre entre Dakar et le reste du pays par une distribution efficience des entreprises sur le territoire national.

217. Développement d’un puissant secteur agro-industriel, en rapport avec l’agriculture, l’élevage, la pêche et l’aquaculture. Le Sénégal connaîtra alors l’ère des puissantes filières qui mettront un terme définitif à l’économie coloniale qui structure encore notre pays.

218. Promotion d’industries spécialisées dans l’électro-ménagers et les machines-outils.

219. Concernant les mines, exploitation effective des phosphates de Matam, des minerais de fer de Kédégou et de la Falémé, de l’uranium de Saraya, de l’or de Sabodala et Goulouma, de la tourbe des Niayes, des deltas du Sine Saloum et de la Casamance, le zircon de Taiba Mbaye, le marbre d’Ibel, etc.

XX. Commerce

220. Modernisation des activités commerciales en les intégrant dans une planification urbaine cohérente : commerce de proximité (produits d’achat courant proches des lieux d’habitation), commerce de secteur (produits d’achat peu fréquent concernant un regroupement de plusieurs quartiers) et commerce d’attraction (de portée régionale vendant des produits d’achat rare et dans lesquels l’assortiment est plus diversifié).

221. Promotion des commerçants du secteur informel par la formation, la rationalisation des importations, le merchandising et leur implantation dans des espaces commerciaux modernes, sécurisés et attractifs.

222. Création de centrales d’achat.

223. Promotion de l’entreprenariat féminin et de l’accès aux crédits substantiels.

224. Tenue des Assises nationales du Grand Commerce pour apprécier ses réalités et ses perspectives, en vue d’une relance du secteur.

225. Mise en œuvre d’un programme national de reconstruction et de modernisation des marchés, dont les excroissances occasionnent d’énormes dysfonctionnements (environnement, mobilité, …), tenant aussi compte des besoins différenciés des femmes et des hommes.

XXI. Environnement, Développement durable et Cadre
de Vie

226. Obligation de réaliser une étude d’impact environnemental, préalablement à la mise en œuvre de tout aménagement ou de construction d’infrastructures socio-économiques ou industrielles.

227. Développement de technologies propres et respectueuses de l’environnement et Promotion de l’utilisation de matières recyclées et Gestion judicieuse des ressources naturelles ;

228. Mesures urgentes et appropriées pour lutter contre l’érosion du littoral pour mieux préserver les localités concernées ;

229. Prise en charge par l’Etat, de concert avec les collectivités locales, d’un Plan national d’Elimination des Déchets qui sera déclinés en Plans régionaux et départementaux pour mieux collecter, traiter et valoriser les déchets.

230. Promotion de l’Education Environnementale dans les Etablissements scolaires ;

231. Mise en place d’une politique durable de l’eau par une utilisation rationnelle, la protection adéquate des sites de captages, l’assainissement des villes et village, la rétention et le drainage des eaux pluviales, la régénération de forêts dégradées (Allou Kagne, …), la fermeture et la réhabilitation de la décharge de Mbeubeusse, … ;

232. Définition et mise en œuvre d’une politique énergétique durable et équitable, en encourageant l’utilisation rationnelle de l’énergie par les citoyens, les pouvoirs publics et les entreprises, et en développant la production d’énergies renouvelables.

233. Mise en œuvre d’une stratégie de préservation de la diversité des paysages et la richesse naturelle.

234. Délocalisation et mise aux normes des industries et activités polluantes incompatibles avec les zones d’habitation.

235. Promotion de l’agriculture biologique pour mieux lutter contre l’effet négatif des engrais chimiques et des pesticides qui dégradent les sols et polluent les nappes d’eau ;

236. Réduction des émissions de gaz à effet de serre dans l’atmosphère, notamment en milieu urbain par une politique de modernisation du parc automobile et de mise aux normes des industries polluantes ;

237. Définition et mise en œuvre de programmes de reboisement à grande échelle pour mieux freiner la déforestation ;

238. Dépollution des sites affectés telle que la baie de Hann.

239. Création de jardins botaniques et de jardins d’essais.

XXII. Hydraulique (maîtrise de l’eau & assainissement)


240. Mise en place d’un programme d’urgence destiné à résorber le déficit d’approvisionnement en eau potable dans les villes et villages ;

241. Meilleure valorisation, en accord avec l’OMVS, des barrages implantés sur le Fleuve Sénégal, avec une attention particulière sur leurs impacts écologiques. Réalisation, de concert avec l’OMVG et les Etats concernés, des projets concernant le fleuve Gambie.Valorisation du fleuve Casamance par la construction d’autres barrages, en tenant compte des préoccupations d’ordre environnemental et la réhabilitation des ouvrages déjà en place ;

242. Mise en place d’un Observatoire National de l’Eau au Sénégal ;

243. Promotion de l’hydraulique villageoise et pastorale par la réalisation de forages et de puits et l’implication des organisations de femmes dans la gestion de ces infrastructures ;

244. Densification du réseau d’ouvrages de retenues d’eaux pluviales (barrages, digues, bassins de rétention, lacs artificiels, etc.) ;

245. Définition et la mise en œuvre d’un programme de Réactivation des Vallées Mortes après un audit du programme des Vallées Fossiles et du projet du Canal du Cayor.

246. Réalisation d’ouvrages aptes à lutter efficacement contre la salinisation des nappes phréatiques et des cours d’eau.

247. Promotion de l’assainissement individuel et collectif et création d’ouvrages de drainage d’eaux pluviales pour lutter contre les inondations dans toutes les localités.

XXIII. Financement du programme

248. Utilisation du stock de financement actuellement disponible et non mobilisé,

249. Augmentation des recettes et maîtrise des dépenses publiques pour financer une bonne partie du programme de redressement économique et de modernisation du Sénégal.

250. Mobilisation des ressources nationales basée spécialement sur des innovations de système et d’instrumentation, notamment:

a. la mise en place d’un cadre macroéconomique bien pensée et des analyses sectorielles qui accompagnent ce cadre auront un effet sur la mobilisation des ressources en raccourcissant considérablement le temps de préparation des dossiers ;

b. la mobilisation de l’épargne publique sera un des instruments privilégiés de financement des projets nouveaux à haute rentabilité économico-financiére ; Ainsi l’emprunt obligataire, en plus d’être un instrument de mobilisation de ressources additionnelles, sera un instrument de gestion des risques et de couverture de change ;

c. le retour à l’équilibre économique du Tableau des Opérations financières de l’Etat par une meilleure maîtrise des dépenses mais aussi un contrôle rigoureux des virements de crédits entre départements de l’Etat et au sein des mêmes départements secrétera des revenus substantiels qui alimenteront les financements requis pour les projets nouveaux ;

d. le vote des lois de règlement à temps et dans des délais très courts par le parlement sera d’une pression constante pour un comportement non budgétivore et économe des deniers publics.





2.Posté par MARVEL le 04/06/2008 23:58

Merci Mouhamed Mbodj
En fait ces gens développent un complexe dès qu'ils ont affaire à des personnes qui développent des idées sorties d'ailleurs que de leurs ventres.

Wade ne veut avoir qu'à des personnes qui lui mentent, qui lui lêchent le ...., qui vantent sa soi-disant vision qui ne dépasse pas celle d'un primate.

Ses collaborateurs ont été choisis selon ce profil. Eux également, à force de se rendre plus idiots et incompétents qu'ils ne sont déjà, ont fini par dépasser les espérances de Wade dans ce domaine.

Le journaliste de RFM l'a dit l'autre jour. Ils passent leur temps à inviter les tenants du pouvoir kleptocratique à des débats d'opinion contre des opposants ou membres de la société civiles, mais ils refusent presque tous, ce sont toujours les mêmes qui viennent et reviennent car payés pour avaler la boue, pour se faire humilier.

Ce pantin de Haguibou Soumaré ne tiendrait pas 10 minutes dans un débat contre Loum ou Niasse ou n'importe quel autre ex PM d'avant 2000.
Il a convoqué les membres du bureau des assises uniquement sur ordre, et pour certainement pour répéter de vive voix à ceux-ci ce qu'il avait déjà dit, et pour réitérer les menaces voilées.


MARVEL
marvel@hotmail.fr

3.Posté par abzo le 05/06/2008 04:11
Mais, vraiment Marvel, c'mon!!!! On a pas besoin de tous ces mots!!!!Trop long pour rien du tout.....

4.Posté par alain le 05/06/2008 16:43
quek pouvoir................................alors.....................aulieu de travailler .............on polemique...........c est du jamais vu.............

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