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ARMEES : 300 femmes dans les rangs à partir de janvier

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ARMEES : 300 femmes dans les rangs à partir de janvier
L’armée sénégalaise va connaître une transformation avec le recrutement de son premier contingent féminin. Cette mesure sera appliquée graduellement par l’état-major, en tenant compte du concept genre cher au chef de l’Etat.

Bienvenue aux dames ! Le souhait est de l’armée sénégalaise qui a décidé d’accueillir en son sein le premier contingent féminin de son histoire. Et elles seront trois cents (300) filles sénégalaises à faire partie de ce contingent inédit dans les annales des armées du pays, selon le colonel Ousmane Sar, de la Direction de l’Information et des Relations publiques des armées (Dirpa) qui a fait face hier à la presse.

Cette décision de l’armée, « thème d’actualité », selon le colonel Sar, épouse également la volonté du chef de l’Etat de rendre visible le concept genre dans les rangs des armées. Aussi, pour le lieutenant-colonel Ma Boye de la Direction de la Gestion et de la Formation des armées (Dgf), la finalité de toute armée, c’est l’approche genre. C’est la raison pour laquelle une « féminisation des emplois » dans l’armée a fait l’objet d’une réflexion depuis belle lurette. Mais, il aura fallu, selon le colonel Sar, « adapter les textes, définir les cadres d’emplois du contingent et relever les équivoques sur les infrastructures ». Ce recrutement qui concerne les Sénégalaises âgées entre 18 et 22 ans se fera en trois temps. Une première faction de 100 filles va rejoindre Bango, le centre d’instruction militaire, à la fin du mois de janvier, une deuxième du même nombre à la fin avril début mai, et une troisième et dernière vague au début du mois de septembre 2008.

Recrutement

Le recrutement de ce contingent se fera en même temps que celui traditionnellement effectué pour les hommes. Mais, pour le cas des filles, les chefs-lieux de région seront leur lieu de rassemblement. C’est ainsi que pour le cas de la région de Dakar, Rufisque, Guédiawaye et Ouakam sont choisis pour accueillir les filles intéressées par le recrutement. Elles vont passer dans les différents ateliers composés de l’atelier de service médical, de l’atelier tests psychotechniques avant d’être mises au parfum des objectifs du voyage à faire sur Bango.

Prenant en compte la spécificité biologique de la femme, la Direction de la Santé des Armées a renforcé le dispositif médical à Bango. « Nos structures vont s’adapter à cette nouvelle réalité », selon le commandant Pape Moussa Ndiaye. C’est pourquoi un accompagnement médical et psychosocial leur sera dévolu . Cet accompagnement commence même avec les nouvelles infrastructures qui ont été mises en place. « Elles vont subir les mêmes formations, les mêmes modules, mais vont vivre séparées », résume, le lieutenant-colonel Ma Boye.

Au cours de la formation, les filles recrutées vont subir les mêmes épreuves que les hommes et seront encadrées par des hommes. « Nous n’avons pas de présupposés sur nos sœurs qui vont venir, elles vont avoir les mêmes possibilités de carrière et d’orientation. Et tout ceci sera fait en tenant compte de l’organisation interne des armées », relève le Lieutenant-colonel Ma Boye.

Les trois cents filles qui seront enrôlées ne seront certes pas toutes recrutées dans les corps, au-delà des deux années de formation. Mais, tout comme les hommes, elles auront la possibilité d’exprimer leurs besoins de carrière. Aussi, l’ambition de l’armée est d’arriver à former des élèves gradés parmi ces filles qui feront partie des premiers contingents du genre.

Cette nouvelle donne de l’armée sénégalaise intervient 23 ans après l’accès des premières femmes à l’Ecole militaire de santé qui, à la date d’aujourd’hui, a formé plusieurs officiers de sexe féminin.

Auparavant, l’administration pénitentiaire sénégalaise avait déjà ouvert ses portes aux femmes.

Tout récemment, la gendarmerie nationale a formé sa première promotion de gendarmes femmes. Décidément, la mue est en train de s’opérer dans les rangs !

Critères de recrutement : 18 ans et un casier judiciaire vierge

Au même titre que les hommes, les filles qui seront nouvellement recrutées dans l’armée vont remplir un certain nombre de formalités. Celles-ci sont résumées par le colonel Demba Ndiaye, chef de la Direction recrutement et mobilisation. Selon lui, toute fille intéressée devra être de nationalité sénégalaise, être née entre le 1er janvier 1985 et le 31 décembre 1989 ; ne jamais être condamnée (casier judiciaire vierge) ; être apte à la visite médicale ; être célibataire sans enfant et être de bonne moralité. En remplissant tous ces critères, il appartient à toute candidate au recrutement de déposer un casier judiciaire de moins de trois mois, un certificat de résidence, une copie d’une carte d’identité nationale, une copie légalisée des diplômes obtenus.


MAGUETTE NDONG
Source: Le Soleil

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Mercredi 24 Octobre 2007

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