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[ARCHIVE] Interview exclusive de Mme Viviane Wade: « Des ministres prenaient les Béticks pour des moustiques… »

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C’est une ambassadrice de bonne volonté puisqu’elle s’implique pleinement dans des œuvres caritatives. Ceci, bien avant l’accession de son mari à la magistrature suprême. A l’ombre du chef de l’Etat, Viviane Wade, pour ne pas la nommer, a choisi de militer pour la cause des démunis. Pour eux, pour leur venir en aide, elle livre depuis toujours un combat qui relève du sacerdoce. La politique, pour cette Sénégalaise d’ethnie Toubab, c’est engager une lutte sans merci contre les fléaux tels que : le paludisme, le sida, la parasitose, les effets de la malnutrition, notamment, grâce à l’utilisation de la spiruline, entre autres. Et ce à travers Education-Santé, une fondation portée sur les fonts baptismaux en Juin 2000 à Genève, et dont le siège se trouve à Dakar. Mme Wade nous a reçu pour nous donner un aperçu de son travail.



[ARCHIVE] Interview exclusive de Mme Viviane Wade: « Des ministres prenaient les Béticks pour des moustiques… »
Mme Wade, qu’est ce qui motive vos actions sociales ?

De par mon caractère, je ne supporte pas l’injustice. Il y a toujours une solution pour sortir des problèmes que l’on traverse. Que l’on soit un individu, une association ou un Etat, les moyens de se sortir des difficultés existent. Pour ce qui concerne mes relations avec les femmes de Malika, l’affaire remonte à 1997 lorsque mon mari était parti travailler à la Bad et que mes enfants étaient en vacances chez leur grand-mère. J’ai profité de cette période pour faire Pikine, Guédiawaye, Thiaroye-gare, Thiaroye-sur-mer, en taxi. On avait même essayé d’aider certaines femmes à éradiquer la poliomyélite. Dans un quartier j’avais proposé au maire de sacrifier le fruit de plusieurs tontines, pour vacciner les enfants. J’ai partout essuyé un refus catégorique, avec comme argumentaire que cela était du ressort de leurs pères. A Thiaroye-gare, les femmes se plaignaient que leurs maisons ont été construites sur des dunes et qu’aucun taxi n’acceptait d’y venir. Je leur ai dit que c’est un problème soluble ; et je leur ai proposé de voir des sociétés de construction pour obtenir des gravas, que nous déposerons sur la rue afin de stabiliser le sable. Alors je vois le maire qui me renvoie au gouverneur. Celui-ci me demande de m’adresser au ministre des Travaux publics, lequel me dit que ce ne sont pas de particuliers qui doivent s’occuper des voies publiques. Petit à petit, je suis arrivée aux femmes de Malika, qui m’ont demandé des salles de couture. Je me suis là aussi adressée aux sœurs de Sainte-Thérèze, qui me répondent qu’elles ont trop de demandes. Quand même, elles m’ont dit une chose qui m’a beaucoup aidée. Une des leurs m’a affirmé qu’un moindre petit chiffon peut se transformer en argent. Et, forte de cette annonce, j’ai commencé à dessiner des robes. Je me suis alors retrouvée en train de diriger de projets de broderie, domaine que je ne connaissais qu’à travers des livres, parce que ne l’ayant jamais pratiqué.

Mais qu’est ce qui explique cette persévérance ? Est-ce chez vous un trait de caractère inné, dont vous avez hérité ?

Si j’ai le baccalauréat, en dehors de mes performances intrinsèques, c’est parce que j’ai rencontré des amis de mon père qui m’ont passé des tests. C’est pour vous dire que la vie est un échange.

Certains ont magnifié votre geste envers les démunis du Niger…

Pour moi, cela allait de soi. Je suis depuis toujours passionnée pour tout ce qui a trait aux problèmes de nutrition. Des grandes Ong luttent depuis 40 ans contre ce fléau qu’est la faim. Mais la faim n’est pas une fatalité en soi. Car, si je vous fais manger tous les jours du riz blanc, vous attraperez le kwashiorkor. C’est vous dire que la nutrition est une science et qu’elle est l’élément de base de toute société. En effet, le cerveau se constitue à 75 % pendant la grossesse. Je me suis aperçu qu’avec la spirilune on peut faire des merveilles.

Comment vous est arrivée l’idée de créer l’hôpital de Ninéfétcha ?

C’est pour réparer une injustice. Les Béticks, qui sont l’ethnie la plus minoritaire du Sénégal, sont inconnus de la majorité des nos compatriotes. J’avais en 1992 demandé à l’opposant Wade, alors ministre d’Etat - qui lui même ignorait que les Béticks vivaient dans les contreforts du Fouta Djalon - de poser la question au conseil des ministres. Certains ont répondu que ce sont des moustiques. Beaucoup d’autres réponses - dont je vous ferai grâce - ont été données, toutes plus originales les unes que les autres. Pas une minute ils n’imaginèrent que c’était une population du Sénégal. J’ai ressenti quelque chose comme une injustice envers ces populations. C’est là que m’est venue l’idée d’y construire un hôpital, qui aujourd’hui rend beaucoup de services aux autochtones et pas seulement.

Pourquoi votre choix est-il plus porté sur les enfants ?

L’enfant est la base d’un pays. Chaque enfant a besoin d’être soutenu. J’ai un enfant que j’ai adopté et qui étudie dans une école à Dakar. Celui-ci a des A partout, sauf en calcul et en compréhension de texte où elle a obtenu des D. Mais en étant mauvais en calcul et en compréhension de texte, l’enfant ne peut pas faire une scolarité normale. C’est ainsi que j’ai confié l’enfant à un instituteur, qui m’a révélé que l’élève oublie les retenues. Cela signifie que quand une classe est surchargée, l’enseignant a d’énormes difficultés pour cerner un élève en particulier. Quand un problème me paraît être déterminant, je m’investis pour trouver la solution. C’est dans mon caractère

L’on dit aussi que vous travaillez beaucoup…

Je ne sais pas. Mais chaque jour je viens au bureau à 9 heures du matin, après avoir réglé d’autres affaires.

Avez-vous le temps de jouer avec vos petits-enfants ?

Hélas je suis une mauvaise grand-mère.

Vous vous définissez comme une Sénégalaise d’ethnie Toubab, qu’est ce à dire ?

C’est pourtant simple. Je suis comme sont les Pulaar, Sérère, Joola, etc… c’est à dire des Sénégalais ayant chacun son ethnie, son origine, sa particularité. Pour ma part, j’ai la citoyenneté sénégalaise, mais mes parents sont des Européens.

Depuis une éternité que vous êtes au Sénégal, vous avez rencontré des hommes aux caractères différents. Comment jugez-vous l’homme sénégalais ?

(Rire) Je n’ose pas le dire. En tant que femme, de surcroît épouse du chef de l’Etat, il me serait difficile d’apporter un jugement. Mais je crois que le président a une bonne définition de l’homme sénégalais, puisqu’il dit « Le ministère de l’Education consacre son argent à l’éducation des femmes plutôt qu’à celle des hommes. Parce que les femmes enseignent tout ce qu’elles savent à leurs enfants. Alors qu’un homme vit seul sa vie ». C’est limpide.

En tant que Première dame, si vous aviez un conseil à donner aux futures Premières dames, que leurs diriez-vous ?

Je n’ai rien à leur dire, parce que chacun a sa personnalité. Est-ce que réellement je me conduis en Première dame ? D’ailleurs je n’aime pas que l’on m’appelle Première dame, parce qu’il y a beaucoup de dames qui mériteraient ce titre dans ce pays. Du reste, je n’aime pas les titres. J’ai été nommé Docteur honoris causa, mais je l’oublie toujours.

Vous arrive-t-il de cuisiner pour le président ?

Plus jamais. Mais je le faisais toujours, avant, au Point E. Maintenant ce n’est plus possible.

L’on dit aussi que vous êtes quelqu’un qui aime tellement aider les autres, jusqu’à s’oublier…

Je n’en ai pas l’impression, mais c’est ce que me dit ma coiffeuse (rire…)

Avez-vous des loisirs en dehors du travail ?

Aucun ! Quelqu’un m’a envoyé une lettre ouverte, où il se demandait pourquoi je dirige moi-même ma fondation, alors que la fondation de Mme Diouf était dirigée par monsieur un tel. C’est vous dire si j’ai du temps à consacrer aux loisirs !

Quelles relations entretenez-vous avec la famille Diouf ?

J’ai beaucoup d’estime pour la famille Diouf. Mais pourquoi entretenir des relations que nous n’avons jamais eues. Ce n’est pas du tout un reproche. Je me suis aperçue que pour juger une Première dame, il faut voir comment elle entend se comporter en tant que telle. Au risque de me répéter, je ne me considère pas comme une Première dame. Je ne suis pas toujours à côté des ambassadrices. Je suis dans mon bureau du matin au soir. Il m’arrive même d’oublier mes rendez-vous.

Quel profit tirez-vous de ce que vous faites ?

Le bonheur des populations soulagées constitue la seule récompense, le seul profit, que je tire de mes actions.

Votre dernier mot ?

J’ai un message que je veux lancer aux parents : Je veux qu’ils se sacrifient davantage pour leurs enfants, dans la mesure où les enfants scolarisés doivent être privilégiés.

Propos recueillis par Moustapha Sow, DIRECTEUR DE PUBLICATION DU JOURNAL L'OFFICE


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Dimanche 12 Août 2007





1.Posté par GASSAMA( TORONTO) le 12/08/2007 17:45
soyez benie mere de la nation senegalais,femme au coeur pur pillier la reussite de son epoux, femme vertueux et d' honneur mes paroles sont les paroles d' encouragement, pour une dame qui met son energie au service de la nation et ne cachant pas appartenance a la nation , c' est extraordinaire, sachez que je ne cesserai pas de vous presenter devant le generateur de ce monde LE PUISSANT ALLAH,qu'il vous accord longue vie tant politique et prive a ton mari et fils,que vous brillez dans tout vos eclats, oui je dis brillez, eclairez parceque ton mari est la lumiere que dieu a mis sur l' afrique et le senegal, enfin d' eclairer, le peuple du senegal et d' effacer tout tenebre sur le peuple, parce que derriere un grand homme ce cache une grande dame, que le seigneur te fortifier et vous protege contre tous les maux et les jaloux qui cessent pas dormir tant leur ullisions soient pas accomplir, mais LE TOUT PUISSANT GOD DON' T SLEEP, fraternellement

2.Posté par ff le 12/08/2007 19:38
mais toi gassama... fan ngua ko de?. i will not question her good deed ( real or not)... but reading ur comment make it seems she is some type of Sainte marie.... comme on.u can't be that blind... en plus u say mere de la nation....a ca je suis pas d'accor... the real mothers of the nation are the one that struggle everyday to feed,educate their kids in a honest way with money they hard worked for... not money stolen from the our people..... it is easy to throw pennies at people when iyou have a bag full of money that actually belong to those people...

3.Posté par Djaraaf le 12/08/2007 20:41
"Je n'aime pas ce titre de premieire dame car il y a dans ce pays bcp de femmes qui meritent ce titre".Madame vous avez la simpathie du peuple senegalais.Le developpement de ce pays passera a coup sur par les femmes qui font les hommes de demain.

4.Posté par bambo le 13/08/2007 04:55
Madame vous venez de prouver encore une fois ,que dérriére chaque grand homme il y a une trés grande dame.Nous vous sommes eternellement reconnaissants pour tout le réconfort que vous apportez aux couches les plus démunies de ce pays;COURAGE et surtout ne vous attardez pas aux considérations des oiseaux de mauvais augures. "silence Mme Wade travaille"

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