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APRÈS SIX MOIS SANS SALAIRE : Les employés de Jean Lefebvre chargent l’Etat

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Les travailleurs de l’entreprise des Bâtiments et des Travaux publics Jean Lefebvre (Jls) ont fait le bilan de la situation qu’ils traversent depuis quelques mois. Et qui se traduit par six mois d’arriérés de salaires. L’asphyxie financière s’explique pour eux par les créances de l’Etat sénégalais. L’Etat leur doit une dette de plus de quarante milliards et les exclut de marchés de travaux publics.



APRÈS SIX MOIS SANS SALAIRE : Les employés de Jean Lefebvre chargent l’Etat
Le Syndicat autonome des travailleurs du Btp (Sat/Btp) n’a pas lésiné sur les mots pour déballer la situation traversée depuis quelques mois par l’entreprise Jls. Les travailleurs de Jls n’ont pas perçu leurs salaires depuis le mois de décembre dernier. Une situation qui suscite de nombreuses questions chez les employés. « Une première dans l’entreprise qui a plus de cinquante ans d’existence », ont-ils laissé entendre. Comment une société leader dans le secteur du bâtiment, bénéficiant d’une grande crédibilité auprès des institutions financières, a sombré ces dernières années dans une telle situation financière ? Les responsables syndicaux Cas/Cnts ont situé le problème qui relève essentiellement « d’une non assistance de l’Etat sénégalais qui veut mettre en péril l’entreprise Jean Lefebvre ». Leur secrétaire général, Mamadou Ngom, a dressé une situation « critique qui dure depuis cinq ans », avant d’ajouter : « trop, c’est trop ! ». Une situation qui a débuté, à son avis, « depuis l’avènement des chantiers de Thiès ». En effet, le représentant des travailleurs du Jls s’est évertué à réfuter les accusations qui ont été faites contre leur entreprise à propos de la surfacturation des chantiers de Thiès : « toutes les entreprises impliquées dans les chantiers ont fait de la surfacturation, mais pourquoi Jean Lefebvre a été ciblé ? ». Et d’ajouter que « les quatre milliards 500 du chantier de Thiès ont été établis sur la base d’un contrat qui est signé et approuvé par l’Etat de Sénégal ». Sur le chantier de Kaolack, il a souligné qu’une étude de projet d’exécution a mis en cause les propositions de l’Etat. « Entre Kaolack et Fatick, le sol est marécageux et la dégradation est causée par le trafic très dense. Le rajout d’un mètre de latérite était nécessaire pour éviter la dégradation rapide de la route ». Toujours à ce propos, il a révélé une dette de l’Etat de plus de 10 milliards de FCfa. Il s’agit donc, selon les travailleurs de Jls, d’une volonté délibérée de nuire à cette entreprise des Btp : « Le gouvernement du Sénégal a bloqué systématiquement toutes les créances de Jls ». Ils ont donné l’exemple des travaux de Diannah Malary-Carrefour 22, terminés depuis le 03 aout 2006, et qui ont été définitivement réceptionnés depuis 2007, mais Jls a toujours du mal à rentrer dans ses fonds. Une dette de deux milliards traînée par l’Etat du Sénégal alors que les crédits nécessaires ont été bien intégrés dans le budget consolidé d’investissement de 2007. Et pour preuve, ils ont donné l’explication suivante : « le décret des ponctions sur les fonds qui devaient servir à payer ces travaux a été affecté au programme de construction de villas présidentielles pour le compte de l’Oci ».

Cependant, pour le président du Syndicat de travailleurs du Btp, le point le plus important est « l’exclusion de l’entreprise depuis trois ans de tous les appels d’offres de travaux publics ». Pour lui, l’Etat ne tient pas compte de l’expertise sénégalaise et est nébuleux sur les critères d’attribution des marchés publics. Les travaux de la corniche ouest restent, selon eux, une preuve irréfutable : « l’entreprise Jean Lefebvre a proposé seize milliards pour les travaux de la corniche ouest, mais on a préféré donner le marché à une autre entreprise qui a proposé vingt deux milliards. Aujourd’hui, ils en sont à plus de quarante milliards »... En finalité, les travailleurs ont exigé du gouvernement de régler définitivement les créances qui s’élèvent au total à dix milliards neuf cent quarante millions neuf cent soixante cinq mille francs Cfa pour que le paiement des arriérés de salaires de plus de 2.000 travailleurs de Jls puisse être effectué.

Le Syndicat autonome des travailleurs du bâtiment et de travaux publics a fait entendre qu’ils ne ménagera aucun effort pour aboutir à la satisfaction de ses revendications. Une marche est prévue, à cet effet, le 17 juillet prochain.


Ndèye Mane BA
Source Le Soleil

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Mercredi 1 Juillet 2009





1.Posté par Mouss le 01/07/2009 09:15
l'état doit faire quelque chose

2.Posté par diaw le 01/07/2009 12:17
je ne peux compendre que des differents arbitraires opposant l'etat à une personne puissent nuire à des citoyens pères de familles ; c'est le mal en afrique

3.Posté par malick le 01/07/2009 12:41
TOUS A LA MARCHE DU 17 JUILLET 2009. NOUS VOUS SOUTENONS. QU'IL SOIT AUTORISER OU PAS NOUS MARCHERONS SUR DAKAR. LE PREFET QUI N'EXECUTE QUE DES DIRECTIVES DU PALAIS EST AVERTIE. VIVE JLS. VIVE BARA TALL UN HOMME D'HONNEUR AUX MAINS PROPRES.

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