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APRES LE DEGUERPISSEMENT DU MARCHE DE LA SERAS: Forte hausse sur le prix de la viande

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Deux mois après avoir détruit manu militari le marché flottant de viande aux alentours de la Société de gestion des abattoirs (Sogas), le prix de la viande ne cesse de grimper. Face à cette situation, les déguerpis pointent du doigt la Sogas accusée d’être à l’origine de cette augmentation, interpellant les autorités sur leur situation alarmante qui pénalise plusieurs centaines de bouchers, chevillards et professionnels assimilés opérant dans la région de Dakar.



APRES LE DEGUERPISSEMENT DU MARCHE DE LA SERAS: Forte hausse sur le prix de la viande
Le kilo de la viande est passé insidieusement de 1600 à 2000 Francs Cfa. Près d’un millier de personnes au chômage errent quotidiennement aux environs de ce qui fut office de marché. Des familles disloquées. Des jeunes désemparés. C’est le désarroi total. Voilà entre autres symptômes, les conséquences directes de la démolition du marché de viande sis au foirail des petits ruminants et communément appelé Touba Seras. Un marché installé depuis 1989 devant la désormais Société de gestion des abattoirs (Sogas) et qui a été totalement anéanti sans sommation aucune, le 29 avril dernier.

Aussi, les chevillards sont-ils montés hier lundi au créneau, pour dénoncer cet état de fait qui tarde à être solutionné et accusent les responsables de la Sogas de les écarter du circuit pour s’accaparer de la commercialisation de la viande. Ils disent ne plus rien comprendre des promesses du préfet de Pikine qui avait pourtant convoqué tous les acteurs du secteur depuis le 08 mai pour décider de leur réinstallation dans les environs immédiats des abattoirs.

Avec la mine des mauvais jours qui les caractérise, ces déguerpis du marché de la viande de Seras qui ne savent plus à quel saint se vouer, se retournent maintenant vers les plus hautes autorités, pour leur demander de mettre fin à leur calvaire. Réunis hier, non loin de leur emplacement de gagne-pain journalier, ils ne comptent pas baisser les bras face à cette situation qui perdure. De leurs différentes interventions, ressortait la détermination de poursuivre leurs démarches auprès des autorités.

Ils ne vont d’ailleurs pas manquer de saisir directement le ministre de l’Elevage et le président de la République pour reprendre leurs activités commerciales. A les en croire, « Depuis ce fatidique dimanche 29 avril, date de destruction de leurs étals, le temps s’est arrêté. Cette démolition sans sommation ni dédommagement a causé de lourdes pertes de leurs marchandises. »

Des chefs de famille réduits au chômage

Participant largement à la vie économique du pays et notamment dans la résorption du chômage du fait que chaque étal employait trois à huit personnes, les 173 propriétaires d’étals dénoncent avec véhémence l’injustice flagrante dont ils sont victimes sous l’indifférence générale des plus hautes autorités pendant que les représentants de l’administration de base et la municipalité traînent des pieds.

Selon leurs porte-paroles, Waly Sène, Pape Loum et Ndoffène Kama, avant le coup de force, le kilo de viande était fixé entre 1500 et 1700 FCFA. Aujourd’hui, il atteint 2000 FCFA et risque de continuer à grimper comme s’il y avait pénurie. Très en verve, ils soutiennent par ailleurs que les chevillards sont prêts à descendre dans la rue et à se faire entendre. Mais, ils ont préféré utiliser d’abord la voie de la discipline et de la négociation. D’ailleurs, le plan d’action établi par les jeunes pour réagir contre cette loi du plus fort qui les a subitement plongés dans le chômage a été différé suite aux espoirs vains de rencontrer le ministre de l’Elevage. Environ 400 caprins et une centaine de bovins étaient à leur actif dans leur travail pour ravitailler la clientèle. Ce que la démolition de leur marché a bloqué et entraîné cette fausse pénurie de viande et la hausse indirecte de prix.

Ils ont également pointé du doigt les responsables de la Sogas, les seuls à tirer profit de cette situation. Accusés d’être des adeptes de l’abattage clandestin, ils ont rétorqué payer régulièrement à la Sogas les taxes d’abattage et brandissent de multiples tickets accumulés depuis de longues années. Quant à l’insalubrité, ils étaient en voie de réaménager totalement le marché, en relation avec la ville de Pikine qui les avait aidés à concevoir un plan d’aménagement et supervisé leur engagement auprès d’un entrepreneur pour construire des étals neufs et modernes. C’est là d’ailleurs, selon certains d’entre eux, que se situerait le véritable problème.

« En prenant le relais de la Seras qui était une société d’exploitation de toutes les ressources animales, la Sogas chargée seulement de la gestion des abattoirs veut étendre des nouvelles compétences pour se réserver un monopole sur les lieux et se déployer dans la commercialisation de la viande. C’est pourquoi elle a cherché à nous accuser pour nous balayer et opérer seule dans le secteur », selon l’un des porte-paroles. Un autre intervenant renchérit en déclarant qu’en chassant les vrais bouchers et chevillards en règle comme des malpropres, la voie est ouverte à l’absence de contrôle et à une vente anarchique de la viande.

Cheikh Tidiane MBENGUE
Source: Sud Quotidien

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Mardi 3 Juillet 2007

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