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APRÈS AVOIR TENTÉ DE VIOLER UNE FILLETE DE 11 ANS ET TUÉ UNE DAME AVEC 17 COUPS DE COUTEAU Idrissa Bâ s’en tire avec 8 ans de travaux forcés

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La Cour d’assises de Saint-Louis, présidé par le magistrat Amadou Baal, a jugé, hier, la première affaire inscrite au rôle. L’accusé, Idrissa Bâ, était au banc des accusés. Il était accusé de violences et voies de faits sur la jeune Aminata Abou Diallo, une fillette de 11 ans qu’il avait tenté de violer. Il est également poursuivi pour avoir planté des coups de couteau à la dame Khardiata Diallo, lui occasionnant une incapacité temporaire de travail (Itt) de 45 jours. Last but not least, il est accusé d’avoir planté 17 coups de couteau à Bineta Diallo qui a succombé à ses blessures. Il a été condamné à 8 ans de travaux forcés.
Le 23 juin 2002, vers les coups de 16 heures, la jeune fille Aminata Abou Diallo, âgée de 11 ans, s’était rendue dans la brousse pour faire paître le troupeau de ses parents. Dans les bois, la gamine tombe nez à nez avec le berger Idrissa Bâ. Ce dernier a essayé d’abuser d’elle, mais la fillette réussit à lui filer entre les doigts. Mais, elle a été violentée et blessée au cou et à l’oreille. De retour au village, Aminata Abou Diallo raconte sa mésaventure à la co-épouse de sa mère Khardiata Diallo et à sa tante Bineta Diallo. Ces dernières, accompagnées de la petite fille, se mettent aux trousses du pasteur pour lui demander des explications. Mais c’est là que les choses vont dégénérer. Idrissa Bâ ne s’est pas contenté de nier les faits devant elles, mais il a sorti son couteau du fourreau pour attaquer Khardiata Diallo. Il lui plante des coups de couteau, lui occasionnant une Itt de 45 jours. Elle est aujourd’hui morte. Mort qui n’a pas été mise en relation avec les faits.

17 coups de couteaux flanqués à Bineta Diallo

Pour la dame Bineta Diallo, le berger a tout simplement usé de son couteau pour lui administrer 17 coups dont deux se sont logés dans la région du coeur. Assez pour qu’elle se vide de son sang et succombe de ses blessures. Après son forfait, Idrissa Bâ rentre au village et raconte à son père son acte. Mais en fin de soirée, son père apprendra que Bineta Diallo a succombé de ses blessures et c’est là qu’il a jeté son fils dans une chambre pour appeler les gendarmes de Pété. Idrissa Bâ, qui a été interrogé sur son acte, explique aux pandores qu’il n’a jamais tenté de violer la fillette Aminata Abou Diallo, avant de reconnaître avoir fait usage de son couteau pour se défendre contre Bineta Diallo et Khardiata Diallo qui ont cherché à le tuer en l’empoignant au collet et en s’agrippant à ses parties intimes à un point tel qu’il a perdu toute lucidité. Des propos que l’accusé a du reste réitéré à la barre avant de soutenir qu’il n’a pas voulu donner la mort à Bineta Diallo. Le représentant du ministère public, s’est longuement appesanti sur les 3 chefs d’accusation. Il a noté dans son réquisitoire que l’accusé a délibérément porté des coups de couteau aux victimes. Ce, pour dire que l’accusé avait l’intention de donner la mort et a obtenu ce qu’il voulait. Le représentant du minsitère public a requis 6 mois ferme pour les violences et voies de faits, 1 an ferme pour les coups et blessures volontaires ayant entraîné une Itt de 45 jours à Khardiata Diallo et 20 ans de travaux forcés pour le meurtre. Les avocats de la défense, Ciré Bâ, Ladji Traoré et Alioune Badara Cissé ont soutenu que leur client est sujet à des crises épileptiques. Mais, ajoute-t-il, dans cette affaire l’accusé a été provoqué par les victimes. A en croire les avocats défenseurs, rien ne prouve que leur client a essayé de violer la fillette. Les dames Bineta Diallo et Khardiata sont parties le chercher dans les bois avec une intention manifeste d’en découdre avec lui. Certes il y a eu mort d’homme, disent-ils, mais l’accusé n’a jamais cherché à tuer. Ils demanderont à la cour de retenir la légitime défense et l’excuse de provocation. Se basant sur l’article 50 du code pénal qui dispose qu’il n’y a ni crime ni délit si au moment des faits, l’accusé était en état de démence, ils demandent à la cour d’acquitter leur client. Et au cas où elle déciderait d’entrer en voie de condamnation, de lui faire bénéficier de larges circonstances atténuantes. La Cour, après délibération, l’a condamné à 8 ans de travaux forcés.

El hadji TALL
Source: L'observateur

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Mardi 17 Juillet 2007


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