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APPROCHE DE LA TABASKI : Voleurs et pickpockets dans la cadence des « bonnes affaires »

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A l’approche des fêtes de Tabaski, Korité et autres, les professionnels de la couture, ainsi que beaucoup d’acteurs de commerce de chaussures, tissus, pour ne citer que ceux-ci, ont le vent en poupe. Les activités qu’ils mènent fleurissent en cette période où les futurs fêtards sont fin prêts à rivaliser de beauté le jour-j. Une situation dont la pègre de la banlieue a toujours voulu profiter pour faire marcher « ses affaires ». Du vol à l’arraché au vol au « rendez-moi » en passant au vol tout court, aucune stratégie n’est de trop pour les malfrats.



Bountou Pikine. 20 heures. Au garage de cars rapides à destination de la lointaine et grande banlieue. Comme à l’accoutumée, les lieux grouillent de monde. Les gens guettent l’arrivée d’un véhicule (car rapide ou Ndiaga Ndiaye) à même de les conduire vers Thiaroye, Yeumbeul, Malika Keur Massar. Il fera bientôt nuit et chacun reste vigilant, guettant tout mouvement de véhicule. On formule dans son for intérieur le souhait de tomber sur une aubaine. A savoir, une place dans un car rapide en partance pour sa destination. Apparemment, seuls des clients désireux de rentrer végètent sur les lieux. Tout le contraire, pourtant, de la réalité des faits. Des « lorgneurs de poches » également meublent le décor. Ils se comportent comme monsieur tout le monde, histoire de pouvoir tromper et ainsi trouver de quoi mettre dans leurs besaces.

Subitement, un car rapide arrive. Il est pris d’assaut par les passagers de tous âges. Survient une grande bousculade devant le véhicule de transport en commun. En un tour de main, tous les sièges sont occupés. Les autres passagers, pourtant très nombreux, vont devoir descendre. Le chauffeur n’accepte pas la surcharge. Probablement parce que le policier est là, à quelques trois cents mètres devant. Dans cette ambiance de tohu-bohu, un vieux qui a déjà trouvé une place se penche du côté d’une dame et lui souffle à l’oreille : « ce jeune homme là (il désigne un bonhomme sur le marchepied, sur le point de descendre) a failli te causer un préjudice. Il a tenté de glisser sa main dans ton sac », dit-il avant de continuer, « il m’a préalablement ciblé, mais j’ai été vigilant et il a dû renoncer ». Sur ces entrefaites, réagit un passager, juste pour confirmer les déclarations du vieil homme. « Beaucoup d’entre eux ne vont nulle part et la moindre inattention peut coûter cher à n’importe qui d’entre nous », dit-il.

En une fraction de seconde, un autre car rapide surgit. Il est systématiquement envahi par la foule. C’est dans cette atmosphère que retentit le cri d’une femme. « Laisse ma pochette... ». Rapidement occupé lui aussi, le véhicule s’ébranle. La foule bat en retraite. La femme qui a lancé tout à l’heure le cri d’alerte, pour sauver sa pochette, a dû renoncer à se bousculer. La voilà qui se met à se lamenter à haute voix. De quoi donner de la matière à jaser à la foule qui en fait un sujet de conversation générale. « Avec l’approche de la Tabaski, ils (les voleurs) deviennent entreprenants », fulmine quelqu’un. « Hier seulement, un de mes cousins s’est fait voler quatre vingt mille francs Cfa au marché de Thiaroye », fait savoir un second individu. « En cette période, les voleurs sont en forme », poursuit-il. Les interprétations vont bon train.

Au fur et à mesure que la nuit s’installe, d’autres personnes surgissent. Elles cherchent une place dans un véhicule en partance pour leur destination. En effet, même si cette situation de fait est vécue au quotidien par les honnêtes citoyens de la banlieue dans certains arrêts et garages, il n’en demeure pas moins vrai que les veilles de fêtes sont des moments particulièrement prisés par les malfrats pour maximiser leurs chances.

Seulement, en termes de vol, les témoignages restent unanimes que les axes Tally Boumack, Icotaf et Tally Bou Bess sont infestés d’énergumènes qui sont maîtres dans l’art de faire promener leurs mains dans les poches des autres. Lesquels quidams, principalement dans les cars rapides, font feu de tout bois à longueur de journée.

Source: Le Soleil

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Lundi 8 Décembre 2008




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