Référence multimedia du sénégal
.
Google

AMINATA NIANE: « L’autoroute va coûter à terme 320 milliards »

Article Lu 11325 fois

Financés pour un coup global de 320 milliards de nos francs, les travaux concernant l’autoroute à péage se poursuivent lentement mais sûrement. En marge de la visite du président de la République, Aminata Niane a dit toute sa satisfaction. S’expliquant sur les tenants et aboutissants du projet. Qui, de son avis, « est unique au monde ».



AMINATA NIANE: « L’autoroute va coûter à terme 320 milliards »
L’As : Que symbolise la visite du président de la république pour vous ? Aminata Niane : C’est une source de motivation accrue pour toute l’équipe qui travaille sur ce projet. Parce que c’est un grand projet et un projet complexe que nous réalisons par phase. Cette phase sera terminée à la fin du mois d’Août-septembre. Mais, dès le mois de juillet, au début de l’hivernage, nous pourrons l’ouvrir à la circulation pour permettre de travailler sur la route nationale et d’améliorer la qualité, surtout l’assainissement de la route nationale n1.

Vous disiez que c’est un pari gagné. En quoi, est-il gagné ? La réalisation du projet en elle-même est un pari gagné en termes de démarrage du projet. Parce que c’était un projet difficile, complexe. Un projet dans les tiroirs depuis bien avant 1978. Les premières études de faisabilité complètes avaient été réalisées. Je crois même que le financement avait été obtenu mais, il n’a jamais été réalisé. Parce qu’à l’époque les gens avaient peur de s’engager. C’est un projet d’autoroute urbain. Techniquement, c’est un des projets les plus difficile à réaliser. Comme vous l’avez constaté, le premier tronçon était fait sous circulation. Autrement dit, on travaillait pendant que les voitures roulaient. C’est un exemple unique au monde. Ensuite, pour ce deuxième tronçon quand même, il a fallu déplacer des centaines de familles qui habitaient dans des conditions assez stables dans la zone de Dalifort et autres. On n’était pas en banlieue, c’était des étages. Donc, il y a un coup social très élevé. Il fallait d’abord gagner le pari de l’appropriation du projet par les personnes à déplacer et nous l’avons réussi avec toute une méthodologie d’approche participative : identification, sensibilisation, d’information, d’accompagnement des familles par des Ong. Il s y ajoute que le projet a un coût élevé à cause de l’envergure des travaux, de sa traversée des zones urbaines. Donc, il faut beaucoup d’échangeurs et d’ouvrages pour pouvoir entrer et ressortir.

En quoi c’est unique au monde ? Il ne s’agissait pas pour nous seulement de construire une autoroute et de passer. C’est un projet intégré. Nous avons voulu que l’impact social soit positivé au maximum et que l’ensemble des zones traversées par le projet puisse bénéficier soit d’une restructuration de quartier, soit d’un nouveau cadre de vie. Sans compter ceux qui préfèrent être indemnisés directement. Il y a aussi l’aspect environnemental avec la forêt de Mbao qui est aujourd’hui dans un état assez détérioré dans certaines parties.

Quel est le pourcentage du budget de relogement par rapport au budget total ? Plus la restructuration de quartiers, cela fait 50 %.

Donc, la moitié du budget est consacrée aux recasements ? Absolument !

Où en êtes-vous avec les villas de recasement ? La maîtrise d’ouvrage est confiée à l’Agetip. Parce que, c’est la structure la plus spécialisée dans ce type de programme. Les études d’exécution sont en cours pour que les travaux puissent démarrer avant la fin de l’année. Le conseil d’administration de la banque se réunit le 2 juin et les décaissements sont prévus en septembre.

Combien de logements sont prévus ? 2000 logements. Parce que toutes les familles ne souhaitent pas être relogées. Il y a 50 % qui sont pour et 50 % qui préfèrent prendre leurs indemnités.

À présent que vous semblez terminer en beauté, quels sont les défis à relever ? Le principal défi, c’est la maîtrise des délais. Pour que ces délais puissent être maîtrisés, parce que tout le monde attend l’autoroute avec impatience jusqu’à Diamniadio, il ne faut pas qu’il y ait des goulots d’étranglement dans le planning. Le goulot d’étranglement le plus important, c’est le déplacement de la zone de Pikine sud. Autrement dit, des gens qui doivent être relogés. Pour cela, les partenaires au développement vont co-financer. Le financement existe. Mais, il faut quelques conditionnalités. La première est qu’on démarre le plan d’action de fermeture de la décharge de Mbeubeuss et le deuxième, c’est que l’Etat sécurise sa participation avant qu’eux ne décaissent. Pour le premier aspect, nous travaillons avec la mairie de Dakar, l’entente Cadak-Car. Tout ce qui concerne les aspects de fermeture, couverture d’un centre d’enfouissements techniques et pour le deuxième aspect de l’Etat, nous avons l’appui du chef de l’Etat.

Combien les automobilistes vont-ils payer pour rouler sur l’autoroute ? Les estimations pour le moment, c’est entre 30 et 40F le kilomètre. Au finish, ce sera déterminé par le concessionnaire. Bien sûr, ce tarif devra être négocié avec l’Etat. Parce qu’il faut que ce soit accessible. Toutefois, il ne faut pas que cela soit trop bas parce que sinon l’autoroute va être trop encombrée. Il ne faut pas non plus que cela soit trop élevé non plus, ce ne sera pas dans l’intérêt du concessionnaire. Et, aussi, il se trouve que l’Etat ne va pas subventionner le péage. Ce sera le concessionnaire qui va faire ses modèles financiers mais nous allons surveiller ça de près.

Qui a défini les 40 F ? Ça, c’était pendant la phase d’études. D’abord les études réalisées par nous-mêmes. Ensuite par nos conseillers financiers. Et, maintenant, le concessionnaire est en train d’ajuster, de mettre à jour en fonction de tous les paramètres.

À combien, le concessionnaire voudrait-il fixer le km ? Il ne nous l’a pas dit. Quand il aura fini avec la réalité des données et des paramètres, il nous soumettra ses propositions de tarifs. Ce qu’il faut retenir est qu’il va cibler un taux de captage de 50% du trafic national. Au-delà, l’autoroute va être encombrée. En deçà, ce ne sera pas rentable pour lui. Donc, il y a tout un équilibrage à faire.

Madou MBODJ

Source: L'as

Article Lu 11325 fois

Vendredi 22 Mai 2009





1.Posté par doudou le 22/05/2009 15:40
faites des routes nationales d´abord avant de penser á faire payer les pauvres senegalais imbeciles!!!!!!

2.Posté par brigadier le 22/05/2009 17:15
pourtant Aminata Niane je l'aime beaucoup

3.Posté par defilè national le 22/05/2009 18:46
moi j'ai confiance en cette aminata que touts les autres politiciens....elle tarvaille bien elle garde tjrs son sourire...elle est digne vraiment.....

4.Posté par xuman le 22/05/2009 20:07
j'aime le senegal qui bosse bravo aminta .on a besoin des personnes comme vous .les infrastructures d'abord.mais le probleme est que vous scinder mon quartier en deux

5.Posté par dyj le 22/05/2009 22:48
Bonne continuation Mme , je vous ai toujours apprécié pour votre comportement et vos valeurs .

6.Posté par livoirien le 22/05/2009 22:53
merci beaucoup vieille mère tu enjailles tous les senegalais par ton jossi tout est propres et ke kallah le puissant te garde pamis nous pour longtemps o moins vous vous netes pas une voleuse et saches ke la majorite est enjaille de toi .

7.Posté par jatta le 25/05/2009 05:35
jaime cette Dame pour ça boté et son charisme: je tadore niane!!!!!!!

Nouveau commentaire :
Twitter

Actualités | Politique | Economie | Fait Divers | Société | People | Sport | Coin des femmes | Culture | International | Vidéo News | Buzz du monde | Bande dessinée | Un café avec | Dinama Nekh | Buur Guewel | Double vie | Ndiaye Dollar | Wiri Wiri | Le reve de Akis | Rirou tribunal | Revue de presse | Blagues





Copyright © 2007 - 2016 Xibar multimedia Tous droits réservés

DIRECTEUR DE PUBLICATION: Abdoulaye Sogue - Contact: Protect e-mail with only css

Xibar Multimedia - 2901 41st Ave, Long Island City, NY 11101, United State