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AMINA POTE, ANIMATRICE A LA TFM «J'ai été coiffeuse, masseuse, mécanicienne… »

«Dakar ne dort pas» parce qu'Amina Poté met le feu dans la capitale depuis quelques semaines. Ancienne co-animatrice de «Kouthia Show», la sulfureuse jeune dame a aussi fait le bonheur des téléspectateurs de la Tfm durant le dernier mois de ramadan avec «La gargote». Entretien avec une animatrice au feeling singulier et au parcours atypique.



AMINA POTE, ANIMATRICE A LA TFM «J'ai été coiffeuse, masseuse, mécanicienne… »
Vous êtes connue sous le pseudonyme d'Amina Poté. Pouvez-vous nous dire votre vrai nom ?

Je m'appelle Natasha Souahibi. Lorsque je me suis mariée, mon mari a jugé nécessaire de changer mon nom, car sa famille pensait que j'appartenais à la religion chrétienne du fait de mon prénom. C'est ainsi que mon mari m'a rebaptisée Amina. C'est donc le nom Amina Souahibi qui figure dans tous mes papiers.

Donc c'est par amour que vous avez changé de prénom ?

(Elle sourit) Oui ! J'étais très jeune quand je me mariais. Et je pense que si on aime un homme on doit faire tout ce qu'il veut. En plus, comme tout le monde doutait de mon appartenance religieuse, je n'ai pas hésité. Ce qui m'a le plus poussé à le faire, c'est que mon mari me cherchait des papiers pour qu'on aille en Italie et comme je n'avais que 14 ans, il fallait que j'«augmente» mon âge pour pouvoir voyager. C'est ainsi que j'ai changé de prénom et de date de naissance. Et c'est de là qu'est parti le nom Amina. Mais j'ai fini par divorcer.

Vous avez fini par divorcer ?

Je vais vous raconter : Après mon mariage, mon mari m'a inscrite dans un centre de coiffure et par la suite, je suis tombée enceinte. Comme je faisais des crises, mon mari m'a demandé d'arrêter. Plus tard, j'ai fini par ouvrir un salon chez moi et je tenais en même temps une école de formation. J'avais embauché une coiffeuse pour qu'elle gère l'école.
Après mon divorce, j'ai déménagé aux Parcelles Assainies de Dakar. J'y ai aussi ouvert un salon dans un local dont le loyer s'élevait à 10.000 FCFA le mois. Et comme les choses ne marchaient pas, j'ai dû fermer, car je n'avais pas de quoi payer toutes les charges. J'ai vendu le matériel à une dame qui se nomme Khady Sy qui est par la suite partie au Mali pour y ouvrir un salon. Comme j'étais attirée par l'animation, je suis partie à la Rdv (Radio Dunyaa Vision). Toutane Diack était la directrice des programmes à l'époque. On me donnait des rendez-vous et à chaque fois que je me présentais, on me disait qu'il n'y avait pas de caméraman pour une audition. Comme je suis naturellement impatiente, je me suis découragée et je suis partie m'inscrire dans une école pour une formation en massage et Kinésithérapie. J'ai obtenu mon diplôme et j'ai été embauchée dans une salle de massage avec un bon salaire. Divorcée avec un bébé de 6 mois à entretenir, je savais que je n'avais pas droit à l'erreur, car mon ex-mari est une personne très célèbre. La dame à qui j'avais vendu mon matériel de coiffure était aussi la propriétaire de la salle de massage. Comme elle était très contente de mes services, elle m'a emmenée à Bamako et m'a confié la gestion de son salon de coiffure, à la rue du Niger. J'y étais appréciée par tout le monde. Partout où je passais, les gens scandaient Indou Mbaye et ma maison se faisait appeler «Sénégal». Beaucoup de gens venaient y prendre le déjeuner. Par la suite, nous sommes parties au Burkina Faso où ma patronne avait aussi un salon et comme cela ne marchait pas, elle a décidé de m'amener là-bas pour que je booste les choses. Et j'y ai le même succès qu'au Mali.

Pourquoi êtes-vous rentrée au Sénégal ?

Un jour, j'ai appelé chez moi et mon fils m'a demandé de revenir. J'étais trop jeune au moment de mon divorce, je n'avais que 18 ans. Je savais que je ne pouvais pas éduquer mon bébé, je l'ai donc laissé à ma mère et je suis partie au Mali pour avoir de quoi l'entretenir. Mon fils ne manquait de rien quand j'étais avec son père. Quand j'ai raccroché avec lui ce jour-¬là, je me suis mise à pleurer. J'ai alors décidé de rentrer. Ce fut une période très difficile, car je suis restée trois mois sans travailler. Comme je suis un soutien de famille...

Et comment faisiez-vous pour faire vivre votre famille ?

Un jour, je suis partie en face de la Sodida, dans un atelier de mécanicien, dont le gérant s'appelle Baye Modou, pour réparer ma voiture. En discutant, je lui dis que j'aimais bien le métier de mécanicien. Il m'a dit que c'était très simple et que je n'avais qu'à trouver une tenue et venir. Il m'a ensuite donné son numéro de téléphone, croyant que je plaisantais. Trois jours plus tard, je l'ai rappelé pour lui dire que je voulais commencer à travailler. Il a éclaté de rire, puis m'a demandé de revenir le lendemain. C'est ainsi que j'ai débuté dans la mécanique, avec un patron qui était très patient. Chaque jour, on m'amenait mon fils dans l'atelier et on le surnommait même «bébé mécanicien». Mon patron, très compréhensif, me donnait chaque jour 5 000 FCFA. Et un jour, il faisait très froid et mon patron, me voyant souffrir, m'a demandé d'arrêter et de chercher un autre job, estimant que ce travail de mécanicienne n'était pas fait pour moi. J'ai refusé, car je n'avais rien d'autre à faire. Par la suite, j'ai su que je n'allais jamais m'épanouir dans ce métier, car mon patron ne voulait pas me confier certaines tâches parce que je suis une femme. En fait, il avait pitié de moi. Je me suis alors résignée à arrêter.

Et que faisiez-vous pour subvenir à vos besoins ?

De petits boulots. J'ai été serveuse, puis caissière dans un restaurant de la place. Après un an, je me suis dit que ce milieu n'était pas pour moi, car il y avait trop de tentations et, surtout, beaucoup de rumeurs autour de moi. Car, je travaillais la nuit et les gens ne savaient pas ce que je faisais. En plus, j'étais très exposée, car ceux qui fréquentaient le restaurant se saoulaient souvent et se mettaient à se battre. Pis, je ne gagnais pas beaucoup d'argent. J'ai fini par dire à mon patron que j'arrêtais. Un malheur ne venant jamais seul, après ma démission, ma maison a pris feu, emportant tous mes biens. J'habitais à Angle Goumba (Médina), dans l'immeuble qui avait pris feu et qui avait même causé la mort de quelques sapeurs-pompiers. J'ai perdu mes bagages, ceux de mes fils et aussi des bijoux. Mais je m'en suis remise à Dieu, car je suis très croyante. Je m'en suis ouverte à mon ex-mari. Et il m'a proposé de revenir avec lui, car sa famille s'était enfin décidée à accepter notre union. J'ai refusé, car nous ne nous sommes pas séparés en de bons termes et il m'avait même insulté et ma famille avait été au courant de toute l'histoire. Malgré mon refus, il m'a dit qu'il était mon frère et qu'il allait m'aider, car il m'a épousée alors que j'étais trop jeune, et c'est lui le papa de mon enfant. Il m'a offert la somme d'un million FCFA. Avec cet argent, j'ai acheté quelques bagages et j'ai loué une maison pour mon fils et ma maman.

Parlons maintenant de Tfm et Amina. Comment avez-vous rejoint la télé ?

Un jour, j'ai rencontré Kouthia, je l'ai salué et je lui ai fait part de mon désir de faire de la radio. Nous avons échangé nos numéros et il m'a dit que la Tfm allait bientôt ouvrir et qu'il allait m'aider à y trouver un poste d'animatrice. Je l'appelais chaque jour pour lui rappeler sa promesse. Je lui ai dit que j'avais divorcé et que j'avais un petit que je devais entretenir. Après un mois sans nouvelles, mon téléphone sonne un jour et le numéro de Kouthia s'affiche. Il me dit que la Tfm allait débuter et m'a demandé de le retrouver dans les locaux de la télé à 15H. J'ai immédiatement pris un taxi. Je n'avais même pas de quoi le payer, mais j'ai emprunté de l'argent au boutiquier du coin. A mon arrivée, nous avons fait une audition. Quelque temps après, il m'a appelée pour me dire que Youssou Ndour et ses collègues sont d'accord sur mon choix. J'ai aussitôt appelé ma mère pour lui annoncer la bonne nouvelle.

Et comment s'est passée votre intégration ?

J'ai trouvé une famille à Tfm. Le premier jour, j'ai vu Ndiaga Ndour qui m'a encouragée et m'a demandée de persévérer. L'enregistrement de ma première émission avec Kouthia, Ndiaga et Bouba y ont beaucoup contribué. Bouba me donnait les habits de Viviane pour que je les porte, car nous n'avions pas encore de l'argent pour tout assurer et personne n'était au courant de cela. En plus de cela, il me conseillait beaucoup. L'émission «Kouthia Show» a commencé à cartonner et je recevais beaucoup d'encouragements.

Pourquoi avoir arrêté alors que vous dites que votre duo avec Kouthia marchait ?

Un jour, vers minuit, Kouthia m'a appelée pour me dire que l'émission devrait maintenant être assurée par une seule personne. J'ai appelé Ndiaga (Ndour), car j'étais très inquiète, il a confirmé les dires de Kouthia. Il m'a demandé de patienter, car il avait autre chose pour moi. Je ne dormais plus et j'ai failli mourir de chagrin, car j'étais désespérée. Les gens m'appelaient de partout pour me demander pourquoi j'avais arrêté et j'avais honte de leur dire qu'on m'avait demandé d'arrêter. Je suis allée voir Kouthia pour lui demander pourquoi on m'a chassée de l'émission. Il m'a répondu qu'il 'n'en savait rien. Après une semaine, j'ai vu sur Internet que l'on m'a renvoyée parce que je n'avais pas de niveau et que j'étais une fugueuse. J'étais tellement choquée que j'en suis tombée malade et j'ai passé deux semaines à la Clinique Niang. Cela m'a touchée, car je n'ai jamais rien fait de mal dans ma vie. Je me suis mariée dès le bas âge et j'ai un enfant que je me dois de protéger. Je suis très ouverte, mais je sais où mettre les pieds. J'ai laissé passer. Et au retour de Bouba Ndour, je l'ai appelé pour le mettre au courant de la situation. Il m'a demandé de ne pas baisser les bras, car je faisais partie de la famille de Tfm. Cela m'a encore donné de la confiance et c'est ce qui me retient toujours à la Tfm.

Il y a eu beaucoup de rumeurs autour de ton départ de l'émission «Kouthia Show». Certains évoquaient un malentendu avec Kouthia...

C'est faux ! Kouthia, je ne dirais jamais du mal de lui, car c'est lui qui a facilité mon accès à la Tfm. Il n'a jamais prononcé de mots déplacés à mon encontre. A mes débuts à la Tfm, c'est Kouthia qui me donnait de l'argent pour payer mon taxi. Personne ne peut dire du mal de moi, je suis toujours grande dans les bons comme dans les mauvais moments. Et ceux qui s'amusent à dire que je suis une fille mauvaise ne sont que des jaloux. Je suis loin de ce genre de fille.

Amina a des termes qui lui sont propres comme «Poté», «rismo¬negeez»… Des mots que certains qualifient de vulgaire. D'où vous viennent ces mots ?

A chaque lieu, ses mots. Je ne vais pas aller dans une boîte de nuit, au lieu de mettre de la bonne musique, prendre le micro pour leur dire «Poté guène ! » ou encore autre chose. Lorsque j'ai su que je devrais travailler à la Tfm et que c'était Youssou Ndour mon patron, je savais qu'il fallait que je crée d'autres termes pour laisser mes traces dans le milieu audiovisuel. C’est une célébrité mondiale et quand je voyageais et que je disais j'étais Africaine, les gens me disaient : «Afrique, Youssou Ndour» ou «Afrique, Nelson Mandela». Et donc je suis très fière de me retrouver dans sa boîte. C'est pourquoi je me suis dit qu'il fallait que j'invente des mots pour faire la différence. Et qu'un jour, si j'arrivais à quitter la Tfm ou même à quitter le monde, les gens se disent qu'une certaine «Poté» est passée à la Tfm. Ce n'est pas un mot vulgaire. C'est juste pour désigner une personne gentille qui aime les bonnes choses. «Rismonegeez» m'a été inspiré par une chanson de Youssou Ndour, cela veut dire richesse, car les temps sont devenus durs. Je suis une petite fille qui a le droit de s'épanouir, je n'ai que 24 ans. Les gens me considèrent comme une folle. Le jour où les gens me considéreront comme une personne normale, je leur exposerai mes idées et mes projets.

SOURCE : L’OBS PAR MAME SIRA KONATE

Mardi 18 Octobre 2011




1.Posté par Manna le 18/10/2011 21:56
Kouthia mome si ni rék il prend une fille qui n'a jamais fait de télé ni de radio même pour co-animé une émission ? Kouthia mo bakh

2.Posté par shana le 19/10/2011 18:55
vraimn pote yay djiguen diou mane guor c com ca 1e fam doi s battre pour sa famiy

3.Posté par beug deug le 08/05/2012 21:13
jm bien ce kel fai mai reconaissance dafa bakh ci nit kilo done djangal salon te dano woon fay dara bobou amago dieukeur falai te souvenir del com el nai plu en vi ndakh wakh ca bakhou way dou wagni dara ci sa mbakh

4.Posté par beug deug le 08/05/2012 21:17
c normal il fo donne o sotr leur chance afer bi amour la et el aim bien son metier

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