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AMATH DANSOKHO SECRETAIRE GENERAL DU PIT : ‘’La solution de la crise passe par la paix civile’’

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AMATH DANSOKHO SECRETAIRE GENERAL DU PIT : ‘’La solution de la crise passe par la paix civile’’
Convaincre l’Union nationale des syndicats autonomes du Sénégal (Unsas) à prendre part aux assises nationales. C’est l’objectif visé par le Front "Siggil Sénégal", qui a rencontré hier la centrale syndicale à son siège du Front de Terre. Les camarades de Mademba Sock ont salué la démarche du Front "Siggil Sénégal", tout en souhaitant garder leur autonomie de pensée et d’action. Ils attendent la finalisation des termes de références avant de prendre position sur leur participation ou non aux assises. En marge de la rencontre, Amath Dansokho s’est prononcé sur les questions qui agitent l’actualité. Il est revenu sur les termes de références des assises, l’octroi de la troisième licence à Sudatel et l’affaire ’’Goudi town’’.

M. Dansokho, les termes de références des assises vont être élaborés la semaine prochaine. Au cas où les acteurs ne répondent pas favorablement à votre initiative, qu’allez-vous faire ?

Dans les jours à venir, notre proposition des termes de références sera faite. Je dois vous préciser que ces termes de références ne sont qu’un avant-projet du Front « Siggil Sénégal ». Toutes les forces qui acceptent de participer à cette initiative nationale inédite pourront apporter les amendements nécessaires. Et ensemble, nous pourrons déterminer définitivement les termes de références des assises. Ainsi, votre hypothèse ne devrait pas exister. Car, il y a des acteurs majeurs qui ont déjà donné leur accord pour leur participation aux assises. Je ne doute pas de la participation des Sénégalais crédités de lucidité, épris de paix et de justice. Parce que la voie que nous avons choisie, c’est la voie de la solution de la crise sur des bases de paix civile, de démocratie, de liberté et de laïcité.

Alors, qui va appliquer les conclusions découlant des assises si le gouvernement décide de ne pas participer à votre initiative ?

C’est le peuple sénégalais qui décidera. Après tout, le gouvernement est mal élu. Il ne peut pas rester indifférent aux fixations populaires. Ce qui compte, c’est que le peuple en fasse son affaire et soit déterminé à ce qu’on aille vers un dialogue.

Quelle est la position du Front "Siggil Sénégal" par rapport à l’appel à l’union sacrée autour du sommet de l’Oci lancée par le président Wade ?

Je ne peux pas parler au nom du Front « Siggil Sénégal ». Mon parti ne s’est pas lui-même prononcé sur cette question. Mais, nous avons une ligne qui nous permet de dire tout de suite que cette mobilisation pour une union sacrée ne nous concerne pas. L’Oci est une conférence de chefs d’Etat, avec des délégations en bonne et due forme. Ce qu’il veut faire, c’est utiliser l’argent public comme il en a l’habitude pour mobiliser, ici à Dakar, peut-être 200.000 personnes en vue de préparer un coup de force pour sa succession. C’est une hypothèse que je maintiens. Que personne ne s’y trompe. Ce n’est pas la conférence de l’Oci qu’il prépare avec cette union sacrée. C’est plutôt la succession.

Que pensez-vous de l’adjudication de la troisième licence de téléphonie mobile à Sudatel ?

Non seulement c’est une société qui a participé au financement de l’armement des Djanjawids au Darfour, mais elle opère également avec de l’argent trouble. Elle est connue pour cela même au Soudan. De toute façon, ceux qui ont négocié cette vente ont posé des actes illégaux. Aucun ministre n’a été associé à ces questions. C’est le fils de Abdoulaye Wade et celui du ministre de la Justice qui ont négocié sous la houlette de Wade, tout seul le contrat dans des conditions nébuleuses. Nous allons le payer cher. L’ambassade des Usa dit que nous sommes libres. Mais, nous savons comment ça se passe. Quand les autorités américaines mettent l’embargo sur une société, ceux qui le violent en assument les conséquences.

Quelle appréciation faite-vous de l’affaire "Goudi town" ?

On veut instaurer un ordre moral. Malheureusement, c’est comme ça à chaque fois qu’un pouvoir est aux abois.

Avant-hier au tribunal, lors du procès des danseuses, vous avez dit que c’est une entrave à la laïcité...

J’ai dit que la laïcité est en danger. Je l’ai dit depuis longtemps. J’ai croisé le fer avec Abdoulaye Wade sur cette question. Il avait décidé de rayer la laïcité de la Constitution. Pourquoi, il en veut à la laïcité ? A partir du moment où c’est la défaite de la laïcité, ce sera la défaite des forces progressistes. Son régime sera supporté, dès lors, par les forces réactionnaires qui vont se tourner vers des systèmes qui vont supprimer toutes les libertés et embarquer notre pays dans les ténèbres. C’est ce que je récuse. Ce qu’on a vu hier (avant-hier ndr), cette mobilisation des femmes et des jeunes contre l’injustice qui est faite à ces inculpées, est une première réplique.


PROPOS RECUEILLIS PAR DIEGANE SARR ET ALIOU KANDE (STAGIAIRES)
Source: Le Soleil

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Mercredi 26 Septembre 2007

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