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ALASSANE SAMBA DIOP, DIRECTEUR DE LA RÉDACTION À LA RFM «Je préfère les stagiaires femmes parce que… »

Vous avez certainement dû entendre son timbre de voix exceptionnel, à travers les ondes de la 94.0. Lui, c’est Alassane Samba Diop, directeur de la rédaction de la radio futurs médias (RFM). Réputé chasseur de scoop, il a le sens du travail bien accompli. Et pour cela, Lazou comme le surnomment ses proches, ne ménage aucun effort pour avoir un personnel de qualité. D’ailleurs, il a choisi de surtout collaborer avec les femmes qui selon lui sont aussi compétentes que les hommes.



Présentez-vous à nos lecteurs. Je m’appelle Alassane Samba Diop. Je suis originaire du Fouta, précisément de Kanel où j’ai grandi avec ma famille. Cela fait pratiquement 10 ans que j’évolue dans le journalisme. Actuellement je suis à la radio futurs médias (RFM).

Étant donné que vous avez grandi dans un milieu rural où les moyens de communication ne sont pas trop importants, qu’est ce qui a motivé votre passion pour le journalisme?

Depuis mon plus jeune âge, j’ai été porté vers la radio, pour la bonne et simple raison que la télévision et les autres moyens de communication n’y étaient pas accessibles. Il n’y avait que la radio. Donc je captais souvent RFI, j’écoutais une émission qui s’appelait Canal Tropical, aussi une chaîne mauritanienne. J’écoutais beaucoup Roger Guy Folly de la voix de l’Amérique. Également j’ai un oncle, Abdou Salam Kâne qui a été une très grande plume dans le monde de la presse. Et ce sont là, toutes les raisons qui m’ont amené à faire de la radio et à devenir Journaliste. Un métier qui me passionne vraiment.

ALASSANE SAMBA DIOP, DIRECTEUR DE LA RÉDACTION À LA RFM «Je préfère les stagiaires femmes parce que… »
Rappelez-nous un peu votre cursus dans le journalisme.

J’ai été admis au CESTI en 1994, mais bien avant je faisais des piges dans certains journaux, comme « Le Témoin » entre autres. En première année déjà, j’avais commencé à collaborer avec le quotidien Le Matin. J’y avais trouvé des confrères comme Aliou Ndiaye, Habib Demba Fall, Mamadou Alfa Diallo qui est présentement au Canada, Pape Samba Kâne et Yakham Mbaye, actuellement directeurs de journal et beaucoup d’autres grands journalistes qui ont été formés là-bas. Et j’écrivais sous le pseudonyme de Serigne Abdou Aziz Diagne.

Pourquoi signiez-vous sous un pseudonyme ?

Bon, parce que tout simplement à l’époque, il n’était pas permis aux étudiants en journalisme de gagner de l’argent dans un journal. Pour ne pas enfreindre la loi, il fallait chercher un pseudonyme comme cela se fait souvent dans notre profession. J’ai donc choisi Serigne Abdou, parce que ma mère m’appelle ainsi depuis mon enfance, car elle est originaire du Waallo et apparentée à la famille de El Hadj Malick Sy. Même les commerçants, les transporteurs qui venaient au Fouta pensaient que j’étais leur marabout et ils m’offraient beaucoup d’argent.

Pour en revenir à votre cursus journalistique, quand est ce que vous avez réellement intégré ce milieu-là?

Je venais de terminer au Cesti en 1998 et la radio Walfadjiri venait de démarrer. Il y avait mes camarades de promotion qui avaient déjà commencé à travailler avec cette radio, comme Aliou Ndiaye Mamadou Ibra Kâne, Yoro Dia etc…J’ai donc introduit une demande de stage qui a été acceptée. J’ai commencé à travailler là-bas et je pense que c’était à la veille d’une fête, j’ai fait un reportage sur la vente des poulets au marché Castors, avec les bruitages et tout. Et quand Mame Less Camara qui était a ce moment-là le directeur de la radio a écouté le reportage avec les poules qui caquetaient entre autres, il m’a appelé dans son bureau et m’a dit «jeune homme, tu m’as réconcilié avec la radio, parce que tu fais partie des gens qui donnent de la vivacité à leurs reportages». Et c’est à partir de ce reportage que j’ai été recruté à Walf. J’ai travaillé là-bas jusqu’en 2000, l’année où j’ai obtenu une bourse d’études pour un an de formation en journaliste- reporter- images a l’école internationale de créations audiovisuelles et de réalisations (EICAR). J’ai subi une formation en Italie et en France. Par la suite, je suis rentré au Sénégal.

Êtes-vous retourné à Walf après votre séjour à l’étranger?

Effectivement. Mais entre temps, il y avait eu des problèmes entre Sidy Lamine Niasse le patron de la radio, Mamadou Ibra Kâne et Aliou Ndiaye qui ont démissionné pour créer leur propre journal qui s’appelait La Nouvelle. Et comme j’ai trouvé qu’ils ont apporté beaucoup à la radio, j’ai entrepris des démarches pour qu’ils reviennent. J’ai donc discuté avec le directeur de la radio, des membres de la radio et Sidy Lamine Niasse. J’ai fait de même avec les démissionnaires qui sont revenus sur leurs décisions. Ainsi, on a repris le travail ensemble, dans une bonne ambiance et l’équipe s’était reformée au sein de la radio. Quelque temps après, il y a eu encore des problèmes, des dissensions avec Sidy Lamine. Et un beau jour, il s’est levé et a pensé que pour le déploiement de sa radio, il fallait procéder à des affectations dans les régions. On a trouvé que ces mutations étaient arbitraires et il y a une bataille juridique qui s’en est suivie. Nous sommes allés avec lui au tribunal du travail avec lui pour réclamer des conditions d’affectations normales. Par la suite, j’ai préféré rendre le tablier, de même que les autres.

Toutes ces démissions en cascade, à cause d’un problème d’affectation?

J’ai senti quelque part que cet idéal de journalisme qui me liait à Walf, que cette flamme qui m’animait au début s’était éteinte et que notre présence pouvait handicaper le travail puisqu’il n’y avait plus d’entente et d’harmonie. Toutefois, je ne dis pas que Sidy Lamine n’avait pas le droit d’affecter, bien au contraire c’est sa maison et il en a le plein droit. Mais, je pense qu’il les avait faites sur des bases subjectives.

Vous aviez donc des problèmes personnels avec Sidy Lamine?

Non, non, non! Pas du tout. En tout cas cela n’est pas mon cas. Ce qui s’est passé, c’est que moi, a ce moment, j’avais mon épouse qui était enceinte de 8 mois, je ne pouvais pas partir a l’intérieur du pays, la lâcher seule à Dakar. En plus, je m’apprêtais à reprendre mes cours de troisième cycle au Cesti, pour pouvoir faire de la communication. J’ai donc estimé qu’il fallait que je reste encore un peu, ne serait-ce que le temps d’entreprendre mon projet. Mais, il n’a pas voulu comprendre. Bon, quand on ne se sent plus dans une boîte, mieux vaut quitter.

Vous avez fait quoi par la suite?

Quand on est parti, Mamoudou Ibra et moi, nos liens se sont encore plus resserrés, tous les soirs j’allais chez lui boire du thé. Nous sommes restés 3 mois en chômage et je vais vous raconter une anecdote. Pendant tout le temps qu’on est resté sans boulot, nos portables ne sonnaient plus. Pour vous dire que la star, c’est la radio et non les journalistes. Dès que vous n’y êtes plus, les gens n’ont plus besoin de vous. On s’est rendu compte que quand le journaliste n’a plus de médium pour travailler, il n’existe plus. Et cela nous a rendu beaucoup humbles dans l’exercice de ce métier. Et comme ça, un jour, la mairie de Dakar a contacté Mamoudou pour un projet de création d’une radio, et lui m’en a parlé. Ainsi, nous sommes partis, on a mis en place la radio municipale de Dakar (RMD), pendant 8 mois. Seulement, on ne travaillait pas, ça ne marchait pas trop, pourtant on était payé tous les mois. On a donc pensé que l’on risquait de disparaître médiatiquement sans travail. Et cela coïncidait avec le fait que Youssou Ndour voulait changer de format pour sa radio Sports FM, pour en faire une radio généraliste. Ce n’était pas facile au départ, il y a eu des réunions, des séances de discussions, on s’est battu pour la mettre en place. A ce moment-là, c’était la radio Walf qui était au top, il fallait relever le défit. Et donc on s’est dit que la meilleure façon d’implanter la radio, c’est d’aller chercher les meilleurs là où ils sont. Et c’est comme cela, qu’est née la radio futurs médias (RFM). On a mis en avant l’esprit jeune, d’équipe et de solidarité, en essayant de faire mieux que Walfadjiri. Et je crois qu’aujourd’hui la RFM, après 4 ans d’existence compte beaucoup dans le paysage médiatique

Dans le choix de vos journalistes et stagiaires, vous privilégiez plus la gent féminine, pourquoi?

On me le reproche souvent. Les gens ne comprennent pas pourquoi je choisis des stagiaires femmes. C’est tout simplement parce que je fais partie des personnes qui pensent que les femmes sont aussi valables et compétentes que les hommes. Je suis à fond pour la parité, on doit leur donner leur chance. La plupart du temps, elles commencent par un stage et après on juge de leur capacité. Si elles font du bon boulot, on les maintient. Pour le cas des hommes qui déposent des demandes ici, c’est tout le temps des demandes des embauches et cela pose souvent des problèmes. Ensuite, il y a beaucoup plus de franchise dans les relations entre un homme et une femme. Toujours est-il que je mets tous les membres de la rédaction au même pied d’égalité.

Il n’arrive pas que votre instinct de mâle prenne le dessus et que vous soyez tenté par leur qualité physique et autres?

Pas du tout. Alors là pas du tout ! Je ne suis tenté que par ma femme. Je suis marié à une femme adorable qui me comble avec mes deux enfants, ma fille et mon garçon. Et dans le cadre du travail, il faut respecter les femmes, leur donner toute la considération qu’elles méritent. J’ai d’excellentes relations et saines avec elles. Ce sont mes sœurs, mes collègues, on travaille ensemble dans la plus grande harmonie, il n’y a aucun problème.

Vous côtoyez souvent le monde politique, quelles sont vos relations avec les politiques?

Des rapports de travail uniquement. Je fais mon travail et je m’en limite à cela. Maintenant, cela n’empêche pas que j’aie des préférences vis- à- vis des hommes politiques de ce pays, mais je fais tout pour que cela ne se ressente pas dans mon travail. Quand je sors de la radio, je suis un citoyen sénégalais à ce moment, je suis libre d’afficher mes choix. Toutefois à la radio, je suis journaliste, je me dois de respecter une certaine équidistance avec tout le monde.

On constate que la plupart du temps, vous avez la primeur sur les informations concernant Idrissa Seck, quelle en est l’explication?

Je connais aussi bien Karim Wade, Ousmane Tanor Dieng, Amath Dansokho qu’Idrissa Seck. Le fait est que j’entretiens mes sources. Il m’arrive d’acheter des cartes téléphoniques pour les appeler et m’enquérir de leur santé et tout cela. Je ne suis pas un journaliste qui n’entretient que des rapports mécaniques avec mes sources, qui ne les appelle que pour avoir des informations. Maintenant, s’agissant des scoops, on les cherche tout simplement comme tout bon journaliste et quelquefois, il peut arriver que quelqu’un te les donne. Pour les informations concernant Idy, c’est parce que c’est un homme qui intéresse et qui vend tout comme Abdoulaye Wade. Nous sommes une radio qui chasse l’audimat avant tout. C’est la seule raison. Sinon, j’entretiens des relations très normales avec lui.

Vous êtes le correspondant au Sénégal de la radio La voix de l’Amérique.

Oui c’est vrai. Le chargé de la rédaction m’avait demandé de faire un test comme beaucoup de gens. À partir de ce test, j’ai été retenu pour être leur correspondant ici. C’est une grande opportunité pour moi, d’autant que c’est un canal pour une visibilité sur le plan international, puisque la voix de l’Amérique est écoutée partout dans le monde.

Justement parlons de voix. En entendant la vôtre à la radio, on sent nettement que vous faites beaucoup d’efforts pour vous exprimer, vous roulez les «R» etc… qu’est ce qui l’explique?

C’est tout simplement parce que le Français ne nous appartient pas. Je suis Sénégalais, je parle Français avec mon timbre Al Pulaar et je pense que c’est cela qui fait l’originalité. Je parle aussi avec mes défauts et mes qualités et ce sont des choses qu’il faut parfaire. Je suis tous les jours dans cette dynamique, travailler ma diction et la langue Française.

De vos débuts à maintenant, vous avez dû rencontrer des difficultés, pour en arriver là.

Ah oui! Quand je venais d’arriver à Dakar, pour étudier, j’étais chez une tante, les moyens faisaient défaut. Il m’arrivait de marcher de longues distances pour aller à l’école. Quelquefois, je passais la journée à l’école sans avoir de quoi manger à midi. Mais j’étais persuadé que la seule solution pour réussir était les études, surtout si on est issu d’une famille pauvre. Alors, je me suis battu, avec l’aide de mon frère qui s’appelle Abdoul Diop et qui m’a beaucoup soutenu dans mes études.

En dehors du journaliste, qui est Alassane Samba Diop?

Je suis quelqu’un de très casanier. Je passe tout mon temps avec ma famille. J’aime beaucoup suivre la télé et bouquiner.

Des projets pour l’avenir.

Mon plus grand rêve est de monter un puissant groupe de presse en Afrique. C’est bien de travailler pour Youssou Ndour, mais je pense également qu’il faut penser à oeuvrer pour soi-même, de bosser à mon propre compte.

Source: L'observateur

Samedi 16 Février 2008




1.Posté par alou le 16/02/2008 10:51
Bravo et bonne continuation et pense aussi à recruter plus d'hommes que de femmes car ns avons bcq plus de responsablités.

2.Posté par abd le 16/02/2008 13:17
Salut Lazou, lorsque tu évoques tes années au Cesti, il faut aussi parler de tes autres camarades de promotion Samboudian Karama, Abdou Karim Diarra, Alassane Cissé qui est actuellement à la présidence ou encore Doudou Sarr niang qui fait un troisième cycle à Science Po Toulouse. J'oublie aussi Aboubacry BA, Ousmane Tanou Diallo, Thierno Diallo et le défunt Ouattara. Bien des choses et bonne continuation

3.Posté par Rougui le 16/02/2008 20:49
Super de recruiter bp femmes. Quel courage!Bonne continuation.

4.Posté par mamour laye cisse le 16/02/2008 22:23
rfm moy number one parce que il y que des pro et cela c'est votre travail a tous surtout a toi alsane a mamoudou a assane gueye yen djitou radio bi et a tous vos journalistes ,animateurs techniciens correspondants en somme toute l' equipe de la rfm yenafi meun de la part de mamour laye le (pfa de la rfm)le plus fidel auditeur de la rfm

5.Posté par amoctad le 16/02/2008 23:01
RFM, en avant.

6.Posté par Deug le 17/02/2008 06:09
Alassane S. Diop, a l'endroit de qui je n'ai aucune inimitie, a deux defauts qu'il lui faut corriger s'il veut se faire un nom dans le journalisme.D'abord, il doit ameliorer son expression en langue francaise.Ensuite, il doit avoir plus de retenue et eviter de parler avec le coeur lorsqu'il s'agit d'analyser des faits.Je souhaite que Dieu renforce ses qualites et elimine ses defauts.Bonne continuation.

7.Posté par Sergey le 30/04/2008 17:29
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8.Posté par future célébrité le 16/05/2008 14:46
Victoria Beckham me fait rêver. C'est un symbole de glamour. Je suis atteinte d'une maladie très grave et souhaite devenir aussi célèbre qu'elle. On a tous droit au bonheur.

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9.Posté par Aldo le 22/08/2008 18:42
Mais voilà.

Je comprends maintenant pourquoi ce Mr n'est pas objectif. Pour ceux qui étaient là bien avant l'alternance, nous savons qui était Abdou Salam Kane alias ASAK, votre oncle. Il était le pendant du journaliste de Il est midi.

Il passait son temps, avec son ami Maks Magamou Mbaye, tous deux journalistes de combat pour le socialisme du PS, à insulter de père et de mère Amath Dansokho, Abdoulaye Wade, Landing et tous ceux qui s'oposaient au régime UPS-PS.

Kou wakh FÈÈGN

10.Posté par fall le 14/09/2008 15:04
Et alors est ce que le fait qu'Asak soit son oncle éloigné est assez suffisant qu'll fasse comme lui. Alassane Samba DIOP est un excellent journaliste, honnête, équidistant et travailleur. Tu ferais mieux de faire conne lui au lieu de raconter des bêtises. Soyez positifs bon Dieu

11.Posté par fall le 28/06/2009 15:34
vous dites que vous êtes pour la parité et vouloir prendre que des femmes en stage. quelle logique.








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