En lieu et place du programme habituel livré par la chaîne de télévision privée dakaroise Africa 7, ses travailleurs ont joué, hier sur le registre de la complainte. Las de courir derrière un an pour les uns, trois, quatre voire sept mois d’arriérés de salaires pour les autres, le personnel demande l’arbitrage de l’Etat du Sénégal. «Plus jamais de modèle Africa 7 au Sénégal», a entonné, hier, Malick Ndiaye, porte-parole du personnel dans les locaux dudit groupe sis à l’ancien bâtiment abritant la Biscuiterie de la Médina. S’exprimant en marge de leur Assemblée générale, le non moins animateur à Africa 7 attire «l’attention» du président de la République, des membres du gouvernement et des autres autorités en charge du secteur des médias en les invitant «à revoir» les conditions d’octroi de licence ou d’exploitation de chaîne de télévision. «Les autorités doivent exiger des garanties aux bailleurs. Il est inconcevable qu’une chaîne ouvre juste pour le plaisir d’ouvrir. On ne peut pas faire traîner des pères de famille dans la boue et s’en sortir facilement en toute impunité», déclare Malick Ndiaye.
A son avis, le personnel d’Africa 7 veut attirer l’attention des autorités sur la situation sociale qui prévaut à ladite chaîne. «Certains n’ont plus de domicile fixe, ne savent pas où aller. Des couples ont été brisés. Certains travailleurs de la boîte vivent dans une précarité véritablement horrible», s’émeut-il. De ce fait, l’Assemblée générale des travailleurs d’Africa 7 a proposé, hier, un schéma pour l’enveloppe de l’Aide à la presse qui sera allouée à la chaîne. «Avec l’aide du ministère de la Communication et de l’Economie numérique, l’Assemblée générale souhaite demander que l’Aide à la presse serve à payer ces nombreux pères de familles qui sont sans salaires depuis près d’un an. Ce serait plus judicieux parce que la chaÏne ne fonctionne plus. Avec les images qui défilent sur l’écran, l’opinion pense qu’elle fonctionne. Mais tel n’est plus le cas», explique-t-on.
Le désarroi de plus de 80 agents de Africa 7 est surtout à chercher dans l’attitude de la direction générale de la chaîne à vocation panafricaine. «Des contrats établis au départ n’ont jamais été déclarés nulle part, ni à l’Ipres, ni à l’Inspection du travail. Il y a le nom d’Africa 7 qui y figure seulement ; aucun membre du personnel n’est inscrit. Les taxes et impôts prélevés sur les salaires n’ont jamais été reversés», s’émeut le représentant des travailleurs. Un tronc d’arbre dans la forêt à problèmes de Africa 7. «Les contrats non déclarés, les procès déjà gagnés par des agents de la boîte et qui sont restés sans suite. On se pose des questions sans réponses», regrette l’ancien co-animateur de Citizen Match qui juge «inconcevable qu’une telle chaîne de télévision puisse prospérer».
«Dépité», le personnel regrette l’attitude de la direction générale enfermée dans un mutisme assourdissant. «Dans cette affaire, on n’a pas un interlocuteur à qui nous fier. Il a été tenté au cours des mois derniers beaucoup d’entretiens avec la direction ; laquelle ne suit pas dans ses promesses. Elle a été relancée à plusieurs reprises sur les conditions de paiement des salaires mais on a aussi compris que ce n’était pas aussi sérieux que cela en a l’air», narre-t-on avec dépit.
Les travailleurs de Africa 7 entendent parvenir au bout de leur combat pour rentrer dans leurs fonds. A la suite de leur Ag d’ hier, ils ont concocté un plan d’action qu’ils vont dévoiler à la presse «avant la fin de la semaine» ou «en début de semaine de prochaine au plus tard». «On ne sait pas par quels mécanismes les différents communiqués émanant du personnel n’ont pas suivi dans la presse. Toutefois, nous invitons les confrères de la presse à nous suivre sur toutes les étapes du plan d’action et à s’approprier la cause qui est aussi la leur. De toutes les façons, je peux vous assurer qu’on ira jusqu’au bout de cette affaire», avertit Malick Ndiaye.
nmseye@lequotidien.sn
A son avis, le personnel d’Africa 7 veut attirer l’attention des autorités sur la situation sociale qui prévaut à ladite chaîne. «Certains n’ont plus de domicile fixe, ne savent pas où aller. Des couples ont été brisés. Certains travailleurs de la boîte vivent dans une précarité véritablement horrible», s’émeut-il. De ce fait, l’Assemblée générale des travailleurs d’Africa 7 a proposé, hier, un schéma pour l’enveloppe de l’Aide à la presse qui sera allouée à la chaîne. «Avec l’aide du ministère de la Communication et de l’Economie numérique, l’Assemblée générale souhaite demander que l’Aide à la presse serve à payer ces nombreux pères de familles qui sont sans salaires depuis près d’un an. Ce serait plus judicieux parce que la chaÏne ne fonctionne plus. Avec les images qui défilent sur l’écran, l’opinion pense qu’elle fonctionne. Mais tel n’est plus le cas», explique-t-on.
Le désarroi de plus de 80 agents de Africa 7 est surtout à chercher dans l’attitude de la direction générale de la chaîne à vocation panafricaine. «Des contrats établis au départ n’ont jamais été déclarés nulle part, ni à l’Ipres, ni à l’Inspection du travail. Il y a le nom d’Africa 7 qui y figure seulement ; aucun membre du personnel n’est inscrit. Les taxes et impôts prélevés sur les salaires n’ont jamais été reversés», s’émeut le représentant des travailleurs. Un tronc d’arbre dans la forêt à problèmes de Africa 7. «Les contrats non déclarés, les procès déjà gagnés par des agents de la boîte et qui sont restés sans suite. On se pose des questions sans réponses», regrette l’ancien co-animateur de Citizen Match qui juge «inconcevable qu’une telle chaîne de télévision puisse prospérer».
«Dépité», le personnel regrette l’attitude de la direction générale enfermée dans un mutisme assourdissant. «Dans cette affaire, on n’a pas un interlocuteur à qui nous fier. Il a été tenté au cours des mois derniers beaucoup d’entretiens avec la direction ; laquelle ne suit pas dans ses promesses. Elle a été relancée à plusieurs reprises sur les conditions de paiement des salaires mais on a aussi compris que ce n’était pas aussi sérieux que cela en a l’air», narre-t-on avec dépit.
Les travailleurs de Africa 7 entendent parvenir au bout de leur combat pour rentrer dans leurs fonds. A la suite de leur Ag d’ hier, ils ont concocté un plan d’action qu’ils vont dévoiler à la presse «avant la fin de la semaine» ou «en début de semaine de prochaine au plus tard». «On ne sait pas par quels mécanismes les différents communiqués émanant du personnel n’ont pas suivi dans la presse. Toutefois, nous invitons les confrères de la presse à nous suivre sur toutes les étapes du plan d’action et à s’approprier la cause qui est aussi la leur. De toutes les façons, je peux vous assurer qu’on ira jusqu’au bout de cette affaire», avertit Malick Ndiaye.
nmseye@lequotidien.sn
AFRICA 7 - Demandant aux autorités de «revoir» les licences de télé : Les travailleurs réclament plusieurs mois d’arriérés de salaires