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AFFAIRE LONASE - Les avocats sur les plaintes de Baïla Wane : Pas de plaidoiries par voie de presse

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Ceux qui s’attendaient à un déballage ou à des plaidoiries par voie de presse au sujet des plaintes déposées par le directeur général de la Loterie nationale sénégalaise (Lonase) contre le journaliste-écrivain, Abdoul Latif Coulybaly, l’Agence de distribution de presse (Adp) et l’imprimerie Monteiro peuvent déchanter. Les plaidoiries par voie de presse n’auront pas lieu, du moins si l’on s’en tient aux déclarations des avocats des deux parties que sont Me Alioune Cissé (partie civile) et Me Ali Fall (défense). Tous deux ont affirmé qu’ils veulent s’en référer au «juge compétent, qui est le seul habilité à apprécier de la recevabilité ou non de la plainte».

Pour Me Aly Fall, «il est indécent de plaider par voie de presse». C’est pourquoi, il compte attendre le «jour du procès pour savoir si le juge compétent va se prononcer sur la recevabilité ou non de la plainte contre mon client». Il se refuse «d’entrer dans un débat de fond pour juger du fond ou non des plaintes servies à Latif, à l’Imprimerie Monteiro et à l’Adp». Me Fall ajoute : «Il est libre à toute personne qui se sent diffamée d’envoyer une citation directe, c’est son droit.» Mais, le plus important, selon l’avocat de M. Coulibaly, pour son client, c’est «d’être serein».

De son avis, il estime que la défense ne peut, en aucune façon, être perturbée par des déclarations de quelque nature que ce soit. C’est devant le juge compétent qu’il y a lieu, d’après lui, de plaider et non par «voie de presse».

Le même argument est soutenu par l’avocat de la partie civile, Me Alioune Cissé. En effet, selon lui, «c’est le Tribunal qui va apprécier de la recevabilité ou non de la plainte» que son client Baïla Wane a adressée aux trois parties que sont : Aboul Latif Coulibaly, l’imprimerie Montéiro et l’Agence de distribution de presse (Adp). Il s’interdit, dès lors, de parler d’un dossier qui est en état. Cependant, il dit avoir mis à la disposition du juge un certain nombre d’éléments constitutifs de la défense des droits de l’Homme sur lesquels il va devoir réfléchir. En effet, selon Me Cissé, «il y a 5 types de droit qui sont protégés que sont : la liberté garantie par la Constitution, la pensée, l’expression, l’impression, la publication et le respect garanti aussi par la Constitution». Or, ajoute-il : «Un livre a été publié», il appartient, dès lors, au juge de vérifier «si on n’a pas commis une violation du droit de l’Homme, du droit de la propriété. Car, des documents ont été publiés, du droit de la présomption d’innocence, du droit de la respectabilité». Ainsi, les éléments constitutifs de défense des droits de l’Homme mis à la disposition du juge doivent lui permettre d’apprécier «si en publiant, en imprimant et en diffusant, les droits de protection de la personne ont été respectés». Mais, prévient-il, il n’entend aucunement plaider par voie de presse un dossier en instance par respect pour les institutions.


Yathé Nara Ndoye
Source: Le Quotidien

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Mercredi 22 Août 2007

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