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AFFAIRE HISSENE HABRE: Le ministre Madické remis à sa place

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L’ancien président Tchadien, Hissène Habré n’a pas été condamné à mort par contumace pour les faits commis lors de son règne. C’est plutôt pour l’attaque de Djaména de février 2008. La précision est de l’un des juges de la Cour Africaine de Justice, Me El Hadji Guissé. L’ancien magistrat tacle ainsi le ministre de la Justice, Garde des sceaux et lui demande de ne pas faire d’amalgame. Pour Me El Hadji Guissé, « Me Madické Niang a une position d’avocat alors qu’il doit se comporter en ministre de la Justice ».



AFFAIRE HISSENE HABRE: Le ministre Madické remis à sa place
« Si Hissène Habré a été jugé pour les mêmes faits, il me semble d’après les commentaires que ce sont les même faits (...), il ne pourra plus comparaître devant aucune juridiction au monde pour être jugé des mêmes faits (et) parce qu’il aura été condamné à une peine très sévère, la peine de mort par contumace ». Cette déclaration du Ministre d’Etat, Ministre de la Justice, Garde des sceaux, Me Madické Niang a fait sortir de leurs gongs certains juristes bien au fait de l’affaire Hissène Habré. L’ancien magistrat, Me El Hadji Guissé demande au ministre de la Justice, Garde des sceaux de ne pas faire d’amalgame.

L’un des neuf (9) juges de la Cour africaine de justice installée lors du Sommet de l’Union Africaine (Ua) à Banjul juillet 2006 a tenu à lever toute équivoque. Il a, en effet, précisé dans une intervention faite hier, mardi 19 août sur la question, que l’ancien président de la République du Tchad, Hisséne Habré a été condamné par la Cour criminelle de Djaména pour une autre procédure différente de celle pendante à Dakar. Pour davantage faire la part des choses, il a déclaré que « cela n’a rien à avoir avec les plaintes des familles des victimes de crimes et de tortures ».

Me El Hadji Guissé de révéler, à cet effet, que la condamnation à mort de Hissène Habré par contumace est liée à son implication dans le coup de force qui a été perpétré au Tchad en février 2008. « Il serait impliqué dans ce coup de force et serait ainsi jugé en tant que commanditaire. Dans cette même affaire, des gens ont été arrêtés et jugés », a-t-il ajouté.

L’un des juges de la Cour Africaine de justice a rappelé que la première procédure concerne « un ensemble de crimes et de tortures ». Ce sont pour ces faits qu’il est poursuivi devant les juridictions sénégalaises.

Outré par l’intervention de Me Madické Niang sur ce dossier, Me El Hadji Guissé a fait savoir : « connaissant la procédure, je demande au ministre d’Etat, Garde des sceaux de cesser d’être l’avocat de Hissène Habré ». Pour lui, « en tant que ministre de la Justice, Me Madické Niang ne doit pas avoir ce comportement surtout que Hissène Habré est encore dans les liens de la prévention ». L’ancien magistrat de marteler que « le ministre d’Etat a une position d’avocat et il faut qu’il se départisse de ce manteau ». Le juge Sénégalais de la Cour africaine de justice de rappeler à Me Madické Niang qu’on a dépassé la période où il était avocat de Hissène Habré et qu’il doit rester Ministre d’Etat, ministre de la Justice, Garde des sceaux.

Pour rappel, la justice sénégalaise s’était déclarée incompétente dans un premier temps. Sur demande de l’Union africaine lors du sommet des chefs d’Etat à Banjul en juillet 2006, le Sénégal a accepté de modifier sa Constitution pour la tenue du procès. Ainsi depuis le 23 juillet dernier, les juridictions Sénégalaises sont habilitées à juger l’ancien président Tchadien grâce à la modification constitutionnelle des articles 9 et 95 et complétant les articles 62 et 92. Cette modification est intervenue lors de la réunion du Parlement en congrès au Méridien président.

L’ancien président tchadien Hissène Habré est réfugié au Sénégal depuis 1990. Il lui est reproché des « violations graves » des droits de l’homme durant sa présidence (1982-1990), parmi lesquelles « des arrestations collectives et arbitraires, des meurtres en masse et des actes systématiques de torture dirigés contre les membres de certaines ethnies du pays ».

Source: Sud Quotidien

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Mercredi 20 Août 2008





1.Posté par absolu mutulay le 20/08/2008 06:57
Réhabiliter la justice africaine en général , sénégalaise en particulier ... est primordial pour l' établissement d'un cadre juridico - institutionnel reluisant et prompt à l'épanouissement economico -social . Tel doit être le sacerdoce des mains "propres" qui nous restent , et qui devront être les premiers garants d'une Afrique potentiellement juste...prémisce de notre survie dans le nouveau monde.

Que les coupables payent , que les ignobles périssent ... et que les justes se régalent.

Wasalam

2.Posté par TEUSS le 20/08/2008 17:52
Pourkoi certains defendent cet homme assassin alor laissez lui mourir en taule comme ca au moins les président africain auront à koi avoir peur aprés la fin de leur régne et cela aussi leur permettre d'avoir une retrovisseur dans leur gestion

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