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AFFAIRE DES PASSEPORTS DIPLOMATIQUES : Le marabout Serigne Modou Bousso Dieng et une dame écopent 2 ans avec sursis

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L’histoire dite des passeports diplomatiques dans laquelle est impliqué le jeune marabout Serigne Modou Bousso Dieng est passée hier à la barre. Relaxés des délits de trafic de documents administratifs, escroquerie et faux et usage de faux, M. Dieng et sa co-prévenue, Marième Dia, ont été condamnés à deux ans avec sursis pour l’infraction d’association de malfaiteurs.



AFFAIRE DES PASSEPORTS DIPLOMATIQUES : Le marabout Serigne Modou Bousso Dieng et une dame écopent 2 ans avec sursis
Le marabout Serigne Modou Bousso Dieng répondait hier, à la barre du tribunal des flagrants délits des infractions d’association de malfaiteurs, de trafic de documents administratifs et d’escroquerie. Sa co-prévenue Marième Dia était poursuivie pour les délits d’association de malfaiteurs et de faux et d’usage de faux. A la barre, le marabout prévenu s’est contenté de réfuter les déclarations consignées dans le procès verbal d’enquête préliminaire. A son avis, sa comparution obéit à des considérations politiques, puisque, estime-t-il, les faits pour lesquels il comparait ne sont pas avérés. Tout est parti d’une information reçue par la gendarmerie faisant état d’un marabout qui se livrait, à Guédiawaye, à la vente de passeports diplomatiques et de visas Schengen. Les gendarmes descendirent sur les lieux, le 27 mars dernier, pour vérifier la véracité de l’information et procéder en même temps à l’arrestation des mis en cause, en l’occurrence Serigne Modou Bousso Dieng et Marième Dia.

Le rôle de la dame consistait à trouver les acquéreurs des documents ouvrant les portes de l’Europe. A la gendarmerie, les prévenus ont reconnu les faits. Mais, à la barre, Serigne Modou Bousso Dieng a nié en bloc les déclarations consignées dans le procès verbal. Malgré le fait qu’il a signé ce document, il déclare que les gendarmes ne l’ont même pas interrogé sur les faits. Tout le contraire de la dame Marième Dia qui a maintenu ses propos. Cette dernière déclare être entrée en contact avec le marabout en 2004, par le biais d’un certain Faye. A l’époque, elle était à la recherche d’un visa pour les Etats-Unis. Le sieur Faye lui aurait confié que Serigne Modou Bousso Dieng pouvait lui trouver le visa tant recherché. Une aubaine pour cette dame qui nourrissait le désir de rejoindre son mari au pays de l’oncle Sam. Aussi, elle ne tarda pas à entrer en contact avec le marabout pour obtenir le sésame. Après moult tractations, M. Dieng lui trouva un passeport diplomatique pour l’Italie, en 2006. Marième Dia s’envola pour l’Italie. Après un séjour de plus d’un an, le marabout la contacta pour lui dire qu’il est maintenant en possession d’un visa pour les Etats-Unis. La dame n’en croyait pas à ses oreilles et elle rappliqua au Sénégal.

Passeports diplomatiques et visas

Une fois au bercail, elle se rendit directement auprès de Serigne Modou Bousso Dieng. Mais, dit-elle, le marabout lui demanda, avant de lui donner le fameux visa, de lui trouver d’autres clients puisqu’il disposait de passeports diplomatiques et de visas Schengen. Marième Dia, selon ses dires, ne se fit pas prier. Elle passa l’information à son entourage. Aussitôt des candidats se présentèrent. Entre temps, le bruit courut et l’information arriva jusqu’aux gendarmes. Mais, cette version des faits est contestée par le marabout prévenu. Même si l’agent judiciaire de l’Etat, Boubacar Bâ, estime que la version de la dame semble la plus plausible. Rappelant l’importance du passeport diplomatique, un document administratif frappé du sceau et du label de l’Etat, M. Bâ a dit que l’attribution sélective de ce document ne peut faire l’objet de transaction financière puisque relevant de la discrétion du président de la République. Pour cette raison, il a sollicité pour l’Etat le franc symbolique.

Le procureur de la République a indiqué dans son réquisitoire qu’il s’attendait à voir à la barre du tribunal une personne responsable qui, au regard de sa qualité de marabout, donc leader d’opinion, allait s’assumer en avouant ses agissements. Retraçant le film de l’arrestation des prévenus, il déclare que le marabout est coutumier des faits. Selon le procureur, c’est le fait pour le marabout de détenir quatre passeports diplomatiques et de vouloir les céder qui est incriminé. S’y ajoute le fait pour Serigne Modou Bousso Dieng de s’associer à d’autres personnes dans son entreprise coupable. « On ne joue pas avec ce qui fonde l’Etat et on ne s’improvise pas diplomate », rappelle-t-il. Mais le plus écœurant, relève-t-il, c’est le comportement à la barre du marabout qui, non seulement était volubile, mais parfois faisait preuve de désinvolture. Finalement, le parquet a requis contre les prévenus une peine assortie de sursis.

Un réquisitoire qui n’a pas plu aux avocats de la défense. Ils ont demandé la relaxe pure et simple de leurs clients, estimant que la preuve des faits pour lesquels Serigne Modou Bousso Dieng et Marième Dia comparaissent ne sont pas établis. Selon les avocats, le marabout n’a posé aucun acte violant les lois de ce pays. A leur tour de s’insurger de l’argument selon lequel l’attribution des passeports diplomatiques est très sélective et obéit à certains critères. La défense estime que les détenteurs de passeports diplomatiques sont dans toutes les catégories socioprofessionnelles du Sénégal. Et le fait pour quelqu’un d’en disposer n’est pas constitutif d’un délit. De plus, note un avocat, les prévenus ne sont pas poursuivis pour fausse qualité. Aucune preuve attestant qu’ils ont usé d’un faux document n’est établie, encore moins de l’association de malfaiteurs, ajoute la défense. Pour toutes ces raisons, les avocats ont demandé la relaxe pure et simple de leurs clients de tous les chefs d’inculpation d’association de malfaiteurs, de trafic de documents administratifs, d’escroquerie et de faux et d’usage de faux. Le tribunal, après avoir déclaré Serigne Modou Bousso Dieng et Marième Dia coupables d’association de malfaiteurs, les a condamnés à deux ans de prison avec sursis. Le juge les a relaxés des délits de trafic de documents administratifs, escroquerie et faux et usage de faux.

Source: Le Soleil

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Mercredi 2 Avril 2008





1.Posté par SALL le 02/04/2008 07:34
Il n'est pas un mara ce clochard de bandit de truant. Pourquoi le liberrer? C'est un terroriste....J'avais oublie que le regime de Wade et les Tarikhas sont complices. Mais ou va le Senegal?....

2.Posté par DIOP le 02/04/2008 12:21
quand je pense que cet escroc a des talibés qui rampent devant lui..............

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