Référence multimedia du sénégal
.
Google

ACCUSEES D’INFANTICIDE ET DE COMPLICITE : Kiné Mbaye et sa mère Bousso Ndoye acquittées

Article Lu 11098 fois


Kiné Mbaye et sa mère Bousso Ndoye étaient hier à la barre pour répondre du délit d’infanticide pour la première et complicité d’infanticide et modification des lieux de crime par prélèvement et destruction de traces en vue d’entraver le bon fonctionnement de la justice pour la seconde. Elles ont été acquittées.

Le 3 janvier 2006, les éléments de la brigade de gendarmerie de Touba sont avisés par la chef du quartier de Guédé que la dame Bousso Ndoye venait d’être appréhendée dans le cimetière du quartier alors qu’elle s’apprêtait à y inhumer un nouveau-né. Interpellée sur les lieux par les gendarmes, elle déclare que le nouveau-né était l’enfant de sa fille Kiné Mbaye. Cette dernière avait accouché la nuit vers 3 heures du matin d’une grossesse tenue secrète, d’un enfant de sexe masculin vivant et bien portant. Elle avait ajouté que face à l’attitude hostile de sa fille qui ne voulait pas s’en occuper, elle n’a cessé de lui prodiguer des conseils en lui rappelant ses devoirs de mère, avant de découvrir, tôt le matin, que l’enfant ne vivait plus et présentait un filet de sang coulant de ses narines et de la bave à la bouche. A l’enquête, Kiné Mbaye avait soutenu avoir mis au monde un enfant vivant, mais avait nié avoir attenté à sa vie pour ajouter qu’elle ignorait les causes du décès. Cet enfant, selon ses avocats, était issu d’un viol. A l’information, Kiné Mbaye avait maintenu ses dénégations, tout en ajoutant avoir caché sa grossesse à son entourage.

A la barre, Kiné Mbaye a remis le même refrain. Elle a révélé qu’à la naissance de cet enfant né d’une relation avec le nommé Mor Lo, elle était prise de douleur et n’avait pas le temps de s’occuper du bébé. Et c’est dans ces conditions-là qu’elle a retrouvé son enfant mort, le lendemain matin. Sous le feu roulant des questions de la présidente, elle a certes brillé par ses variations, mais a campé sur sa position. Pour l’avocat général, tout porte à croire que Kiné Mbaye est coupable d’infanticide. Le fait d’avoir caché sa grossesse à son entourage et refusé après l’accouchement de s’occuper de l’enfant est illustratif. D’autant plus que, malgré ses saignements abondants, elle a refusé de se rendre dans une structure hospitalière de peur que son accouchement ne soit enregistré et fasse ainsi échec à son intention de faire disparaître l’enfant. Un plan qu’elle avait donc savamment prémédité, selon le représentant du ministère public qui estime par ailleurs que Kiné Mbaye s’est abstenue de porter assistance à son enfant, le laissant ainsi jusqu’à hémorragie du cordon ombilical non ligaturé. Ce qui a entraîné la mort. S’agissant de Bousso Ndoye, la mère de Kiné Mbaye, l’avocat général s’est appesanti sur son comportement peu « recommandable » pour asseoir sa culpabilité. Car, le seul fait de n’avoir pas fait appel au voisinage pour déclarer la mort de l’enfant de sa fille et aussi le fait de mettre le cadavre dans un seau pour ensuite se rendre à un cimetière aussi éloigné alors qu’il s’en trouvait un aux alentours de Darou Khoudouss renseignent parfaitement sur sa volonté de se soustraire aux obligations légales relatives à la constatation du décès. L’avocat général Antoine Diome a demandé à la Cour de reconnaître Kiné Mbaye et sa mère Bousso Ndoye coupable du délit d’infanticide pour la première et complicité d’infanticide et modification des lieux de crime par prélèvement et destruction de traces en vue d’entraver le bon fonctionnement de la justice pour la seconde. Il a requis 15 années de travaux forcés pour Kiné Mbaye et une année d’emprisonnement ferme pour sa mère.

Maîtres Assane Dioma Ndiaye, Me Khalilou Sèye, Samba Bitèye et Mohamed Moustapha Diop de la défense ont fait comprendre à la Cour que Kiné Mbaye, victime d’un homme ignoble qui l’a droguée avant d’abuser d’elle a, certes, mis au monde un enfant, mais n’a jamais eu l’intention de le tuer. D’ailleurs, si tel était le cas, ont-ils laissé entendre, elle n’accoucherait pas dans le domicile familial. Son seul péché a été de n’avoir pas pu s’occuper de son enfant, parce que sa vie était en danger. De même pour sa mère accusée de complicité d’infanticide et modification des lieux de crime par prélèvement et destruction de traces en vue d’entraver le bon fonctionnement de la justice. Selon les avocats, si la dame Bousso Ndoye était animée d’un mauvais dessein, elle ne se serait pas rendue au cimetière en plein jour. La cour n’a pas suivi le ministère public dans son réquisitoire. Elle a acquitté purement et simplement Kiné Mbaye et sa mère Bousso Ndoye.

Source: Le Soleil

Article Lu 11098 fois

Mardi 29 Janvier 2008

Actualités | Politique | Economie | Fait Divers | Société | People | Sport | Coin des femmes | Culture | International | Vidéo News | Buzz du monde | Bande dessinée | Un café avec | Dinama Nekh | Buur Guewel | Double vie | Ndiaye Dollar | Wiri Wiri | Le reve de Akis | Rirou tribunal | Revue de presse | Blagues





Copyright © 2007 - 2016 Xibar multimedia Tous droits réservés

DIRECTEUR DE PUBLICATION: Abdoulaye Sogue - Contact: Protect e-mail with only css

Xibar Multimedia - 2901 41st Ave, Long Island City, NY 11101, United State