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ACCUSE PAR UNE FILLE DE 14 ANS : Le prévenu de viol relaxé après près d’un an en prison

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Après avoir passé près d’un an en prison, Babacar Diouf, prévenu de viol, recouvre la liberté suite à une décision du juge le relaxant purement et simplement. Ce vendeur d’objets d’art avait été indexé par une mineure de 14 ans tombée enceinte. Le hic, c’est qu’un autre homme avait été accusé d’avoir violé la fille bien avant M. Diouf.

Dans cette histoire de viol suivi de grossesse, il y a des zones d’ombre, notamment avec le nom d’un certain Pape Fall qui a maintenant été cité par les nommés Sidy Bouya Ndiaye et Fatou Florence Seck. Ces derniers ont affirmé que Pape Fall était, dans un premier temps, accusé par la mère de la jeune S. D. âgée de 14 ans comme étant celui qui a engrossé sa fille. Depuis lors, Pape Fall a disparu de la circulation. Et on ne sait comment, toute cette histoire de viol suivi de grossesse est retombée sur la tête de Babacar Diouf, un antiquaire à Nianing.

En dépit de toutes ses dénégations, il fut déféré au Parquet de Thiès et placé sous mandat de dépôt. Pendant presque un an, l’antiquaire croupissait en prison. A la barre du tribunal de Thiès, Babacar a nié le délit. Selon lui, c’est une cabale que la maman de la jeune fille a montée de toutes pièces. Seynabou Ngom, commerçante et l’antiquaire se rendaient mutuellement service. Et la dernière fois, l’antiquaire lui avait acheté un objet d’art pour la somme de 3.500 francs. Après lui avoir remis 3.000 francs, il avait pris l’engagement de lui payer le reliquat dans quelques jours. Un jour, la fille de la dame, qui revenait de chez son oncle où elle prenait des cours, serait passée chez l’antiquaire pour réclamer à ce dernier le reliquat dû à sa mère.

Elle raconte : « tonton Babacar m’a demandé d’entrer dans sa chambre, mais j’ai préféré rester à la porte. Tout d’un coup, il me saisit par la main et me tira violemment à l’intérieur, puis me jeta dans son lit. Ensuite, il a abusé de moi. Après avoir fini sa besogne, il m’a remis 1.000 francs », dit S. D.

Et la présidente Hélène Sarr de lui demander pourquoi elle n’a pas crié. « Il m’avait bâillonné la bouche avec un chiffon », répond-elle. Et pourtant, Babacar ne vit pas seul dans la maison où se trouvent beaucoup de locataires. D’ailleurs, Me Magloire Ayi de la défense lui rappellera que la maison est animée à toute heure.

Donc, c’est inacceptable que la jeune fille ne se fasse pas entendre du moment que les chambres ne sont distantes les unes les autres que de quelques mètres. La nébuleuse, selon l’avocat de la défense, c’est que S. D. est tout bonnement rentrée chez elle apparemment bien portante. En plus de cela, elle n’a jamais pipé mot à sa mère avec laquelle elle partage le même lit. A la question de savoir si son slip était tacheté de sang, elle répondit par l’affirmative en déclarant qu’elle l’avait caché dans un endroit tenu secret.

Quant à Seynabou Ngom, elle dit avoir toujours eu des doutes sur le brusque changement de sa fille qui n’était plus allée à l’école depuis le jour qu’elle a quitté chez Babacar.

Bizarrement, Seynabou Ngom s’était emmurée pendant tout ce temps dans un silence profond jusqu’au jour où sa fille lui fit comprendre qu’elle était en état de grossesse de six mois.

Complètement abasourdie en apprenant cette terrible nouvelle, elle se serait déplacée pour aller à la recherche de ce fameux Pape Fall qui serait l’auteur de la grossesse. Mais ce dernier n’était point sur les lieux. Comment en est-on arrivé à vouloir faire porter le chapeau à l’antiquaire Babacar Diouf ?

Mis au parfum de la nouvelle, le père de S. D., un enseignant de profession, débarqua à Nianing et porta plainte contre Babacar qui fut arrêté. Alors que le bonhomme était déterminé à aller se plaindre à la Brigade de Gendarmerie pour dénonciation calomnieuse. Comme si cela ne suffisait pas, le nouveau-né tant attendu vint au monde sans vie.

En parlant de viol, de grossesse et de détournement de mineure, Me Fadel Fall, qui défendait les intérêts de la mineure, déclare que les interminables dénégations du prévenu ne sauraient nullement prospérer.

Durant toute sa plaidoirie, il a soutenu mordicus que l’antiquaire est sans aucun doute l’auteur des faits qui lui sont reprochés. Sur les intérêts civils qu’il considère comme étant bien fondés, il a réclamé cinq millions de francs Cfa à titre de dommages et intérêts.

Me Magloire Ayi de la défense rétorque que son client a été injustement incriminé dans une affaire dont il n’est nullement l’auteur. Selon lui, seul Pape Fall pouvait éclairer la religion du tribunal, lui qui a été maintenant cité dans cette affaire. Il a demandé au tribunal de débouter la plaignante de sa constitution de partie civile, parce qu’étant mal fondée. Pour lui, Babacar doit être purement et simplement relaxé des fins de la poursuite.

Même son de cloche pour le procureur qui indique qu’il n’y a pas suffisamment de preuves concordantes pour pouvoir entrer en voie de condamnation contre le prévenu.

Le tribunal a finalement relaxé Babacar Diouf purement et simplement.

Source: Le Soleil

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Samedi 15 Décembre 2007

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