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ACCUSE DE TENTATIVE DE VIOL : Le « surga » relaxé au bénéfice du doute

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C’est une histoire pour le moins cocasse que celle qui oppose, au village de Kissé, dans la zone de Mboro, une femme et un jeune homme faisant office de « surga » (jardinier), dans un périmètre maraîcher. Devant une sombre histoire de tentative de viol, le tribunal a préféré accorder le bénéfice du doute au prévenu.

La dame D. K. accuse Abdou Thiaw d’avoir tenté, il y a quelques jours, d’assouvir sa libido sur elle. Devant le président du tribunal, le « surga » a tout rejeté en bloc arguant qu’il ne s’agit ni plus ni moins que d’une cabale savamment montée par la bonne dame et son époux. Il a été difficile aussi bien pour le tribunal que pour le Parquet de dire avec exactitude qui avait raison ou qui avait tort. En effet, a défaut d’un témoin, la tâche était dès lors ardue pour le président Sall qui ne se contenta que de poser des questions à l’accusé. Ce dernier affirme que ce jour-là, il était allé, comme d’habitude, au périmètre maraîcher dont il a la charge, se trouvant au niveau des bas-fonds. « Elle m’a suivi et, arrivée à ma hauteur, elle m’a demandé de l’argent. Pour ne pas créer un scandale, je suis allé me confier à son époux », raconte Abdou Thiaw.

Pour la plaignante, cette déclaration du prévenu a été fabriquée de toutes pièces. La dame D. K. soutient avoir été terrassée par le jardinier alors qu’elle se rendait derrière le hameau pour chercher du bois mort. « En dehors de mes jeunes enfants, j’étais seule au village. Car, mon mari et les autres étaient partis pour une cérémonie qui avait lieu dans un autre village situé à quelques encablures du nôtre. Le monsieur que je ne connais que de vue, m’a ceinturée par derrière et m’a fait un croc-en-jambe. Après m’avoir envoyée à terre, il a tenté d’enlever mon pagne. J’ai tenu bon. Il lâcha finalement prise et me supplia de ne pas parler de cette affaire à mon mari ».

Cependant, la partie civile dit avoir mis la puce à l’oreille de son mari qui a sérieusement bastonné le mis en cause. Le prévenu a reconnu tout de même avoir été battu à tort par l’époux de D. K. jusqu’à recevoir des soins au poste de Santé de Mboro.

Le ministère public, après avoir écouté très attentivement les deux parties, s’est rapporté à la décision du tribunal. Pour le conseil du prévenu, Me Alioune Sène, il est difficile de parler d’attentat à la pudeur pour la simple raison qu’il n’y a pas de preuves tangibles pouvant conduire à entrer en voie de condamnation contre son client. Ensuite, il n’y a aucun témoin pour corroborer les déclarations de la partie civile. Finalement, Abdou Thiaw a été relaxé au bénéfice du doute.


A. SARR GONZALES
Source: Le Soleil

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Mercredi 3 Octobre 2007

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