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ACCUSE D’ATTENTAT À LA PUDEUR SUR UNE MINEURE DE MOINS DE 13 ANS Maodo Dieng finalement relaxé

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Maodo Dieng, l’agent de sécurité domicilié au quartier Grand Yoff, l’a échappé belle dans cette affaire. Poursuivi pour attentat à la pudeur sur une fillette de moins de 13 ans, le prévenu avait tout nié lors de son procès. N’ayant pas de certificat médical dans le dossier, le parquet avait requis la relaxe pure et simple.
Les faits remontent au 4 octobre dernier. C’était durant le mois de ramadan. La petite A. D. qui passait la nuit dans la chambre d’une voisine a été sommée d’aller faire la toilette vers les coups de 6 h du matin. À sa sortie de toilette, elle fut interpellée par le sieur Maodo Dieng, si l’on en croit les propos de la fillette. Ce dernier l’a emmenée dans le couloir près des toilettes pour lui faire des attouchements. Très surprise, malgré « sa deuxième séance avec la même personne », la fillette ne parvint plus à dormir. Elle fait ainsi part de la situation à sa mère dès le réveil de cette dernière. Interpellé sur les faits par les parents de la victime, le mis en cause balaie d’un revers de mains toutes les accusations. Poursuivi devant les limiers, il persiste dans ses contestations. Se contentant de dire être très surpris des accusations de la petite A.D. « Je n’ai jamais rien fait avec elle », affirme-t-il les larmes aux yeux. Le prévenu n’a pas contesté, cependant, avoir passé la nuit dans le couloir, comme précisé par la fille et son père le jour des faits. Interrogés devant la barre du tribunal des flagrants délits, Ibrahima Khalilou Diallo, père de la fillette, atteste que le médecin, après lui avoir remis une ordonnance bien « chargée », lui a fait savoir que la fille n’était pas déviergée, mais plutôt blessée. « Il ne m’a pas remis de certificat médical et, comme j’étais malade, je suis rentré sans cette pièce», a-t-il déclaré. Pour sa part, le témoin Adama Sow a chargé davantage le mis en cause en soutenant que ce dernier en était à sa énième expérience avec des fillettes. «Un jour, deux filles sont sorties de sa chambre en courant sous prétexte qu’il voulait abuser d’elles et tout le monde est au courant de ça dans la maison», jure-t-elle sous le serment. Se fondant sur les mentions du procès-verbal, Me Théophile Kayossi, avocat de la partie civile, soutient que le mis en cause est un habitué des faits. « La première fois, il a prétendu soigner la fille de ses blessures sur le dos, pour lui porter ces mêmes actes impudiques», relate-t-il avant de demander, en plus de la condamnation, une somme de 500.000 Fcfa de dommages et intérêts. Concernant le défaut du certificat médical dans le dossier, l’avocat soutient qu’en matière d’attentat à la pudeur, un certificat médical n’est pas obligatoire contrairement au viol. Non convaincu de la déclaration livrée par la partie civile, le représentant de la société invoque cette « pièce maîtresse» qu’est le certificat médical pour requérir la relaxe. Embouchant la même trompette, la défense apprécie les faits comme une série de déclarations sans preuve ou comme «un schéma savamment orchestré pour mettre en prison» son client. Me Sow de solliciter ainsi une relaxe pure et simple ou à défaut une relaxe au bénéfice du doute. Le tribunal avait mis l’affaire en délibéré. Le verdict a finalement été rendu hier. Le prévenu a été tout simplement relaxé.

Source: L'observateur

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Vendredi 23 Novembre 2007

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