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ACCULE AVEC 46 CORNETS DE CHANVRE INDIEN - « Diafara » tire sur le policier : 10 ans de travaux forcés

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Pour avoir ouvert le feu et touché un policier, Vieux Niane alias « Diafara » a été condamné à dix ans de travaux forcés. Ce dealer détenait, au moment de son arrestation, une importante quantité de chanvre indien.



En s’adonnant au commerce illicite de chanvre indien, Vieux Niane, alias « Diafara » ne s’attendait pas à tomber le 11 novembre 2001 dans les filets des policiers du commissariat de Guédiawaye. Ce jour-là, les limiers, informés par un indicateur de la présence du trafiquant dans les parages, s’étaient rendus au quartier de Médina Gounass pour l’arrêter. A leur vue, Diafara détala et une course-poursuite s’ensuivit dans les ruelles dudit quartier à l’issue de laquelle le trafiquant de chanvre indien tomba finalement. Non sans donner le tournis aux policiers. Sentant que la messe était dite pour lui, le mis en cause dégaina son arme à feu en tirant sur le policier qui le poursuivait. La balle atteint la partie gauche de la mâchoire du gardien de la paix Moussa Dieng.

Après avoir réussi à le maîtriser, les policiers trouvèrent sur Vieux Niane alias « Diafara » 46 cornets de chanvre indien et une arme de marque italienne. L’agent touché fut conduit à l’hôpital Principal où le docteur Pierre Charmenta attesta de la présence de la balle dans le crâne. Il délivra aussi au fonctionnaire un certificat médical d’une incapacité de travail de 30 jours. Mis hors d’état de nuire et conduit à la police, Vieux Niane a reconnu les faits. Il déclara même que c’est Ababacar Diop son fournisseur de chanvre indien. Il révéla également avoir acheté le pistolet à 9000 francs auprès d’un individu répondant au nom de Noreyni. Devant le magistrat instructeur, Vieux Niane revint sur ses déclarations et soutint qu’il avait dénoncé Ababacar Mbaye du fait des violences policières, mais ce dernier était innocent.

A la barre hier, il a nié les faits qui lui sont reprochés arguant même que c’est sous la violence policière qu’il a avoué être l’auteur des faits. Sous le feu des questions du président de la Cour et de l’avocat général, l’accusé va tenir un autre discours. Le jour des faits, il soutient que les policiers l’ont trouvé chez lui pour l’arrêter et c’est en résistant qu’un coup de feu est parti. Mais, précise-t-il, le coup provenait certainement de l’arme du policier Moussa Dieng.

Il souligne même que des policiers ont tiré sur lui pour le maîtriser. Il a aussi nié la détention de chanvre indien, soutenant avoir cessé le commerce de cette drogue deux mois avant son arrestation.

Devant ces versions aussi contradictoires les unes que les autres, l’avocat général dans son réquisitoire n’a pas manqué de le souligner. Pour lui, l’accusé est coupable des trois chefs d’inculpation qui lui sont reprochés : le trafic de chanvre indien, la détention illégale d’arme et la tentative de meurtre sur la personne du gardien de la paix Moussa Dieng. Sur la première infraction, le maître des poursuites indique que la matérialité des faits est prouvée par les 46 cornets de chanvre indien qu’il détenait. A cela poursuit l’avocat général, s’ajoutent la détention illégale d’arme et enfin la tentative de meurtre. Sur cette dernière infraction, il souligne que l’infraction se déduit facilement de l’arme et de la partie du corps visée.

S’adressant aux jurés, le parquet a requis les travaux forcés à perpétuité pour l’accusé qui est, à son avis, quelqu’un d’asocial, dépeint par son frère comme un semeur de troubles.

Dans sa plaidoirie, le conseil de Vieux Niane alias « Diafara » a tenté d’expliquer les différentes versions servies par son client par les pratiques de la police. Il y a parmi les membres de la police des gens peu recommandables avec un manque de conscience professionnelle aigu, déclare l’avocat. A l’en croire, le jour des faits les policiers sont allés voir son client pour lui demander la rente de 20.000 francs qu’il avait l’habitude de leur donner chaque mois. Et lorsque ce dernier leur a dit qu’il a cessé de vendre du chanvre indien et qu’il ne peut plus leur donner cette somme, les policiers l’ont malmené. A la suite de cette altercation un coup de feu est parti malencontreusement. Le conseil de l’accusé a demandé à la Cour d’acquitter Vieux Niane alias Diafara et à titre subsidiaire une application bienveillante de la loi. La Cour a condamné Vieux Niane alias « Diafara » à dix ans de travaux forcés. Il devra également payer à la partie civile un million de francs Cfa.


MAMADOU GUEYE
Source: Le Soleil

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Mercredi 25 Juillet 2007

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