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ABUS DE CONFIANCE : Mor fait main basse sur le car de transport de sa belle-sœur émigrée

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Une querelle autour d’un car de transport a opposé une émigrée à son beau-frère. Ce dernier est accusé d’avoir fait main basse sur le moyen de transport au lieu de verser les recettes comme convenu. Le tribunal, saisi de cette affaire, a jugé en ordonnant à Mor Diama Dieng de remettre le véhicule à la dame Khady Bâ. Coupable d’abus de confiance, il devra rester en prison pour une période d’un mois ferme.

Ils sont nombreux, les émigrés, à envoyer de l’argent à leurs parents pour préparer leur retour au pays et investir soit dans l’immobilier, soit dans le transport. Nombreux sont également ceux qui ont failli tomber dans les pommes lorsque, une fois rentrés au bercail, on leur raconte des sornettes quant à l’utilisation des sommes envoyées. On dit même que certains émigrés sont devenus finalement fous. Heureusement que la dame Khady Bâ et son époux Mor Dieng ont conservé toute leur lucidité face aux agissements pas du tout honorables de l’autre Mor, de son vrai nom Mor Diama Dieng, frère de l’émigré. Ce dernier, après avoir reçu le pactole de deux millions de francs Cfa pour l’achat d’un véhicule de transport, somme envoyée par l’épouse de son frère, qui est aussi en Italie, Mor Diama n’a trouvé de mieux que de jeter son dévolu sur un car Ndiaga Ndiaye. Depuis lors, il soutient mordicus en être le légitime propriétaire. Après moult mises en demeure, sa belle-sœur a porté plainte contre lui pour abus de confiance.

Entendu à titre de témoin, le nommé Dame Diop, grand commerçant établi à Tivaouane, a déclaré à la barre du tribunal être celui qui gère les intérêts de l’émigré Mor Dieng. Il a déclaré avoir bien reçu la somme de deux millions que lui a envoyée la dame Khady Bâ. Selon lui, cette dernière lui avait donné carte blanche pour qu’il remette l’argent à l’autre Mor afin que ce dernier lui achète un car de transport. Mor devait ensuite assurer le transport et encaisser à chaque fois les versements qu’il devait remettre à Dame Diop. Seulement, celui-ci a indiqué que depuis qu’il est entré en possession du véhicule, Mor Diama n’a versé des recettes qu’une seule fois. Pour se justifier, le prévenu parle de pannes répétées du car et affirme avoir dépensé 1.860.000 francs pour la réparation. Ce n’est pas l’avis du mécanicien Cheikh Lô, également domicilié à Tivaouane, qui a expliqué de manière limpide la genèse de cette histoire de vente. Pour lui, le prix initial qui a été fixé était de 3.100.000 francs. A l’en croire, il y a eu certes une petite panne. C’est pourquoi il avait déduit la somme de 300.000 francs des frais de réparation. Donc, Mor devait lui payer le reste de la somme, c’est-à-dire 800.000 francs. Cheikh déclare que l’acquéreur n’a pas du tout respecté la date-butoir du remboursement intégral de la somme restante qui était fixée à avril 2007.

Contradictions

Le mis en cause a soutenu de manière véhémente qu’il est le légitime propriétaire du car Ndiaga Ndiaye et qu’il n’a aucun compte à rendre à la dame Khady Bâ. A propos des deux millions qu’il a reçus, Mor Diama déclare que cet argent lui a été envoyé sous forme de prêt par son frère. Dans le même ordre d’idées, le chauffeur de Mor Diama Dieng s’est empêtré dans des contradictions à n’en plus finir. D’abord, il dit que le véhicule appartient au mis en cause sans toutefois donner des preuves édifiantes pouvant éclairer la religion du tribunal. Ensuite, il dit avoir toujours encaissé de l’argent qu’il remettait à son patron. Soumis à un interrogatoire bien poussé, il se rebiffe et déclare n’avoir versé qu’une seule fois à Mor.

A en croire Me Magloire Ayi de la partie civile, il faut d’emblée exclure l’exception de nullité brandie par le conseil du prévenu selon lequel Khady Bâ n’est pas la partie civile dans cette affaire. Puisque, dit-il, c’est sur instruction de la dame que le commerçant Dame Diop a remis les deux millions de francs à Mor Diama Dieng mandaté pour acheter un car de transport. Enfonçant le bouchon, Me Ayi fait état de mensonges sortis de la bouche du prévenu qui dit avoir conclu avec Cheikh Lô des mensualités pour payer la totalité des 800.000 francs qu’il devait à ce dernier, alors que ce dernier parle du mois d’avril 2007 considéré comme la date-butoir. Il fonde la mauvaise foi du prévenu sur les déclarations fabriquées de toutes pièces par le chauffeur attitré du mis en cause. Me Ayi se dit convaincu que le prévenu est bien responsable du délit d’abus de confiance pour lequel il comparaît à la barre du tribunal. Il a demandé la restitution du véhicule à sa légitime propriétaire, en l’occurrence la dame Khady Bâ, plus deux millions de francs à titre principal. A défaut, remettre à la plaignante la somme de cinq millions de francs pour toutes causes de préjudices confondus.

Six mois ferme, c’est la sentence requise par le procureur de la République qui a retenu la culpabilité du prévenu. Pour le conseil de la défense, Me Niang, si les deux conjoints établis en Italie vivent sous le régime de la communauté de biens, Mor Diama Dieng à bien le droit de récupérer l’argent au nom de son frère. Du moment qu’il n’a pas été déclaré de manière irréfutable que l’argent a bel et bien été envoyé par la dame, la démarche enclenchée par cette dernière est totalement irrecevable, estime l’avocat. Par conséquent, jugeant la constitution de partie civile de la plaignante mal fondée, l’avocat a sollicité la relaxe du prévenu au bénéfice du doute. Le tribunal a ordonné au prévenu de restituer le véhicule litigieux, de payer à la partie civile la somme de 500.000 francs cash, d’ordonner l’exécution provisoire et la contrainte par corps. Il devra également passer un séjour d’un mois à la maison d’arrêt et de correction de Thiès.

Source: Le Soleil

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Lundi 18 Février 2008

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