Les dépenses extrabudgétaires effectuées par des établissements publics, des agences et certains ministères ont été bien cernées par l'audit commandité par le ministère de l'Economie et des Finances. Interpellé sur ce cas par les députés, le ministre de l'Economie et des Finances, Abdoulalaye Diop, soutient «qu'en ce qui concerne la dette portant sur les dépenses extrabudgétaires, le rapport d'audit de juillet 2009 a permis de faire le point sur les ministères, les établissements, les agences et les entreprises impliquées.» Alors pour éponger cette dette, il convient selon le ministre de travailler sur un délai de trois ans et avec l'appui des partenaires pour le remboursement des sommes en cause. Cette question sera d'ailleurs prise en charge dans le projet de la loi d'orientation budgétaire de 2010. Mieux, rassure Abdoulaye Diop, « le président de la République a donné des instructions fermes pour éponger cette dette.» Aussi poursuit le ministre de l’Economie et des Finances face aux députés, «nous essayons de trouver les contours pour éviter que le remboursement de cette dette n’affecte pas le trésor.»
S'agissant des sanctions appliquées aux coupables de ces fautes de gestion, Abdoulaye Diop
indique qu'ils sont en train de réfléchir en ce sens.
Concernant la dette publique interne, le ministre de l’Economie et des Finances informe qu'elle est entièrement soldée. Grâce à l'application du mécanisme d'appui pour chocs exogènes du Fonds monétaire international. En plus de l'appui de la France à hauteur de 82 milliards et aussi d'efforts internes.
O. BALDE
Source Walf Grand Place