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ABDOULAYE DIAGNE FAYE SUR LA RFM «Les “sorciers blancs” ne régleront jamais notre problème»

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Membre actif de l’expédition sénégalaise au Ghana, Abdoulaye Diagne Faye a beaucoup fait parler de lui lors de cette Can 2008. Ses performances sportives ont constitué l’une des rares satisfactions des Lions de la Téranga, ce qui ne l’a pas empêché de taper du poing sur la table quand ça n’allait pas. Réputé pour son tempérament de leader, Diagne Faye n’est pas du genre à faire dans la langue de bois. Hier, il est intervenu en direct de la Radio Futurs Médias, dans un grand débat pour tirer le bilan de l’échec de l’équipe nationale au Ghana. Et ouvrir des perspectives.



ABDOULAYE DIAGNE FAYE SUR LA RFM «Les “sorciers blancs” ne régleront jamais notre problème»
Il a été question de coaching, avec notamment des malentendus entre Kasperczak et son adjoint Lamine Ndiaye, d’une part et d’autre part entre lui et vous, les joueurs. Qu’en était-il réellement ?

Je dirais que le coaching laissait à désirer, car il y avait un déficit de communication avec le coach. C’était un réel problème parce que lui (Kasperczak), il se limitait trop à ses convictions, n’écoutait personne. Il n’en faisait qu’à sa tête. Il ne consultait personne et ce n’est pas comme ça qu’on gère une équipe.

On a aussi parlé de discipline au sein de la Tanière. Beaucoup ont notamment indexé le manque de discipline des Lions…

Non, je ne pense pas. Je peux vous assurer que les joueurs étaient disciplinés. On était toujours ensemble, on se parlait entre nous et je ne peux pas déplorer un manque de discipline des joueurs au Ghana.

Comment voyez-vous maintenant le futur de l’équipe nationale, votre avenir et celui des autres joueurs au sein de l’équipe ? Certains doivent-ils raccrocher ou continuer…

Ce sont les entraîneurs qui doivent décider de cela. Il ne faut pas bouleverser tous les acquis à cause d’une compétition manquée. Ceux que l’on veut pousser à la porte peuvent encore beaucoup apporter à cette équipe qu’ils ont d’ailleurs conduite au sommet, en la faisant connaître. Une bonne équipe se fonde sur la durée, il faut partir avec les acquis pour avancer.

Par rapport au débat sur le coach de l’équipe nationale, doit-on continuer avec les “sorciers blancs” ou privilégier la piste locale ?

J’ai toujours été contre le fait qu’on veuille prendre des entraîneurs à l’étranger alors que l’expertise locale peut faire l’affaire. Les “sorciers blancs” ne régleront jamais notre problème et, pis, ils se barrent face à la moindre difficulté. Ce n’est pas bien. Il faut y mettre un terme d’autant plus qu’on dispose au Sénégal d’entraîneurs qui peuvent mener loin cette équipe. Mais cela n’est possible qu’à condition qu’on les respecte, qu’on leur laisse faire tranquillement leur boulot avec un plan de carrière bien défini, basé sur le long terme et non en raisonnant en termes de campagne. Il faut aussi les encourager, les respecter et faire bloc autour, être solidaires, car nous travaillons tous pour le même objectif : hisser le Sénégal le plus loin possible.

Avec le recul, pouvez-vous revenir sur votre échec au Ghana, quelle explication pouvez-vous donner au peuple ?

En tant que joueur, je peux dire que notre objectif était d’atteindre la finale et nous avions fait beaucoup de sacrifices pour cela. Nous nous levions de très bonne heure pour nous entraîner chaque jour, ce qui n’était jamais arrivé avec l’équipe nationale. Donc, c’est vous dire que nous aussi avons été très surpris par ce qui est arrivé. Parce qu’on se disait que même dans le pire des scenarii, nous allions passer au moins pour les quarts de finale. Mais bon, ça reste le football, quand on ne consent pas les efforts qu’il faut, on le paie cash. Le haut niveau a ses exigences. La Can est une compétition qui ne se joue pas comme un championnat où l’on peut se permettre de gérer. Ici (en Can), il fallait se concentrer et être solidaires pendant 90 minutes.

Est-ce à dire que certains d’entre vous ne se sont pas donnés à fond ou est-ce sur le plan de la préparation que vous avez failli ?

Je n’accablerai pas les joueurs, car nous avions tout fait. Seulement sur le terrain, on manquait de solidarité. Regardez les Égyptiens comment ils évoluaient ! Celui qui perd le ballon voyait automatiquement trois de ses coéquipiers l’aider. Un pour tous, tous pour un. C’est surtout cela qui nous a manqué. En plus, on s’est vu trop beau en croyant que nous étions supérieurs aux autres. Il faut se départir de ce complexe de supériorité car le Sénégal n’a absolument rien gagné. C’est comme la Guinée ou les autres équipes qui ont actuellement un palmarès vierge. C’est notre cas. On a peut-être créé quelques exploits, mais la réalité est que nous n’avons encore rien gagné ! Nous ne sommes pas les meilleurs, il faut que l’on sorte cette idée de nos têtes si l’on veut progresser.

Source: L'observateur

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Mardi 19 Février 2008





1.Posté par étudiante au maroc le 19/02/2008 20:30
kheuthie bou daguoul dike 1ere enfin. une fois n 'est pas coutume

2.Posté par cool le 19/02/2008 21:31
chapeau a diagne faye ala athiou.Diambar deg

3.Posté par LO CHEIKH . le 20/02/2008 15:02
YAW. GATHIA NGAALAMA boule wax dara nioune khame nane boubaakh je te coné tré bien depui k tu été a louga grend louga diagne thia kaw wa marbath nouyou nanou la lou bary.............


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