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ABDOU GUITTE SECK, ARTISTE, CHANTEUR, COMPOSITEUR, INTERPRETE : «Je me suis marié depuis 6 ou 7 ans avec une femme sublime»

Le musicien Abdou Guitté Seck, Saint-Louisien pure souche, qui a huit albums à son actif, prépare le neuvième pour bientôt. C’est en plein tournage du clip de son single «Dieuleul sa ndieul» que le chanteur s’est confié à nous, à la Maison de la culture Douta Seck. Il nous parle de son parcours professionnel, de sa vie, de ses projets…



ABDOU GUITTE SECK, ARTISTE, CHANTEUR, COMPOSITEUR, INTERPRETE : «Je me suis marié depuis 6 ou 7 ans avec une femme sublime»
Abdou Guitté Seck, pouvez-vous d’abord nous rappeler votre parcours scolaire ? Beaucoup de chanteurs s’arrêtent en classe de Cm2, est-ce votre cas ?
Non, non ! (rires). Moi, j’ai été jusqu’en classe de seconde. J’ai commencé par l’école Amadou Fara Mbodj de Saint-Louis, c’était mon école primaire. Puis, j’ai été à Abdoulaye Mar Diop, en collège. J’ai aussi fait le Sankoré (école privée). Mon dernier établissement était le Lycée Charles De Gaule de Saint-Louis. Après cela, j’ai décidé de quitter l’école pour me focaliser sur la musique parce qu’à chaque fois, j’étais dérangé par des tournées et des choses de ce genre. On en faisait pas mal avec le groupe Wock. Donc, je me voyais plus dans cette vie que rester dans les bancs pour rechercher, je ne sais pas quoi (rires).

Et concernant votre parcours professionnel…
J’évolue depuis très jeune dans la musique. J’ai commencé précisément en 1993 avec l’orchestre régional de Saint-Louis. En novembre 1995, j’ai commencé avec le groupe Wock. Puis, en 2000, je suis revenu au Sénégal pour débuter ma carrière solo. Et me voilà avec huit albums et j’oeuvre pour le 9éme.

Pouvez-vous nous dire ce qui a arrêté votre collaboration avec le groupe Wock ?
Notre contrat s’était achevé donc il ne fallait pas rester les bras croisés. On a tant de choses à dire. Nous devrions aussi exercer la musique qui nous nourrit, qui est notre raison d’être, qui estnotre choix, où nous possédons un certain don et que nous avons su développer avec le temps à travers l’expérience acquise dans des groupes tels que l’orchestre régional de Saint-Louis, Wock et quelques collaborations avec Phil Collins et autres. Donc, il fallait continuer et nous n’avons pas eu tort, vu le bilan de notre carrière.

Mais pourquoi avoir changé de style, avec Wock c’était de la musique soft, mais là c’est du mbalax pur que vous faites ?
Ce n’est pas un changement, c’est juste que quand on est en production, on fait un schéma qui trace notre cible, on fixe nos objectifs, un planning et un mode de fonctionnement. Aujourd’hui, je suis au Sénégal avec un public qui, à 100% ou 99%, adore le mbalax. Donc, pourquoi ne pas les nourrir dans ce qu’ils aiment et puis se développer à travers le jet-set, des soirées, la musique internationale, la musique qu’on faisait par exemple avec Wock. Et, à l’international aussi développer cette facette qui est beaucoup plus compréhensible pour beaucoup de personnes, surtout les Européens. Donc, si on est au Sénégal et qu’on donne rendez-vous au milieu de la piste, c’est pour les nourrir dans ce qu’ils aiment et quand on est ailleurs on essaie de faire quelque chose d’autre aussi pour démontrer une certaine polyvalence.

Actualité oblige, que pensez-vous du discours du Président français qui a annoncé que des dispositions seront prises pour faciliter l’octroi des visas aux acteurs de la culture ?
Je pense que c’est une très bonne chose parce qu’aujourd’hui, si tout part, la culture restera. La culture est un moyen de brassage, un moyen de communion, c’est aussi un moyen médical d’adoucir les moeurs. A travers l’échange culturel, nous aurons plus de chance à nous développer, à nous comprendre et à nous aimer. La musique joue un rôle très important dans le monde,dans sa stabilité et dans celle de l’individu. Je dirais la culture, parce qu’à travers un tableau, on peut sentir la musique, on peut sentir vraiment une intonation. Donc, je pense qu’il est temps quand même d’appuyer les acteurs culturels pour qu’ils puissent exercer leur rôle.

Donc qu’attendez-vous du ministre de la Culture ?
J’attends tout simplement qu’il fasse un pas remarquable à tous les niveaux. Je pense que le titre de ministre de la Culture, en dehors des bureaux, doit se faire ressentir par les acteurs qui sont sur le terrain. Je souhaite qu’il réussisse tout ce qu’il entreprend. Mais jusqu’à cet instant où je vous parle, je n’ai pas encore senti quelque chose.

Pouvez-vous être un peu plus précis ?
Je n’ai pas encore senti qu’il ait un changement réel pour nous aider à aller de l’avant et à continuer à exercer notre métier comme il faut. Mais, je tiens à dire que peut-être c’est prématuré de s’attendre à plus. En tout cas, je souhaite qu’il réussisse. Car, j’ai le sentiment que cela ne va pas être une chose qui sera à l’encontre de nos intérêts.

Quels sont les points saillants sur lesquels vous attendez le ministre de la Culture ?
Il y a tellement de points techniques que peut-être je ne pourrais pas relever parce qu’il faut l’expérience, la formation, la compétence. Aujourd’hui, je pense qu’il est plus facile pour le ministre de la Culture de détecter cela. Ce que je peux dire, en tant qu’acteur culturel, c’est que la machine ne marche pas comme il faut. Il y a un réel problème, car on remarque les acteurs culturels à la pointe de leur vie, la tristesse que cela incombe et le rôle qu’ils ont joué au sein de la société. On remarque chez les nouveaux qui sont dans la production comme Abdou Guitté Seck et les autres, les difficultés de tous les jours. Ils ne savent plus comment sortir la tête de l’eau. On cherche toujours, j’espère qu’on va trouver, mais à eux aussi de nous édifier pour que l’on puisse trouver et que l’on ne prenne pas le mauvais chemin, pour de bon.

Pour parler un peu de votre personne, on a constaté que vous réservez une grande place aux enfants dans votre musique. Pourquoi cela ?
Les enfants sont ma première source d’inspiration. J’ai eu une enfance extraordinaire et aujourd’hui j’aurais souhaité que tous les enfants du monde puissent avoir un bon souvenir de leur enfance. Je vois aussi que les droits des enfants sont bafoués, que les enfants ne peuvent même plus exercer leurs devoirs et je ne pense pas que le Sénégal pourrait se développer en ne prenant pas en considération nos chers enfants. Il est temps de se retourner et de dire que le socle du développement, c’est l’éducation de base, ce sont les enfants et donner plus de valeur à leur existence. Je revendique cela, c’est un plaidoyer que je fais dans chaque chanson. Je fais appel pour qu’on puisse encore prendre soin de nos enfants.

Et si on revenait un peu à votre enfance dont vous dites qu’elle a été extraordinaire ?
J’ai été bercé par mes deux parents, jamais de dispute, pas de divorce. Donc, jamais de déséquilibre remarquable. J’ai été protégé parce que je ne me suis jamais senti affaibli par quelqu’un sans protecteur. Donc, bien que j’ai été aussi redressé, corrigé, grondé, aujourd’hui je suis conscient que c’est un passage obligé et cela agit dans l’éducation future. Je n’ai jamais eu faim, même si la vie a été parfois difficile pour mes parents, je ne l’ai jamais senti. Je n’ai jamais senti que mon père n’était pas le plus riche du monde. Je n’ai jamais senti que ma mère n’avait pas tous les pouvoirs. Et, à travers cela, on grandit en étant sûr de lui et en étant bien en soi-même. Je crois que chacun a besoin d’avoir confiance en soi pour pouvoir entreprendre et agir dans le développement de tous les jours.

Restons toujours dans le cadre des enfants. Nous avons eu écho que vous avez un enfant hors mariage, est-ce vrai ?
Je ne répondrai pas de ce qui relève du privé, parce que je veux protéger cette intimité.

Vous pouvez quand même nous dire si c’est vrai ou non ?
Je ne répondrai pas. A vous de faire les recherches et si tel est le cas, je vous donnerai l’autorisation de l’écrire sans problème.

Mais, personne n’est mieux placée que vous pour nous donner la bonne information ?
Oui, mais je crains de parler de ce qui relève de ma vie privée. Parce que je ne pense pas que c’est un point que je voudrais partager avec mon public, ni avec les Sénégalais en général. C’est vrai que les journalistes ont le droit de tout écrire et le public a le droit de savoir, mais je n’ai pas envie d’exposer point par point le cursus de cette vie privée. Parce que je respecte ceux avec qui je partage cette vie privée et ils n’ont pas envie d’être exposés.

Abdou Guitté Seck est-il marié ?
Je me suis marié. Vous avez réussi à me le faire dire que oui je suis marié. En plus, c’est quelque chose d’extraordinaire et il le fallait bien le dire un jour. Je me suis marié, il y a 6 ou 7 ans, avec une femme sublime. Et franchement, Alhamdoulilah, que Dieu fasse que les choses continuent ainsi.

Qui est l’élue de votre coeur ?
(Il s’éclate de rire). Si je vous réponds, je donnerai carrément une mauvaise piste. Certains la connaissent, d’autres pas. Je préfère ne pas trop développer.

Mais est-ce qu’elle est dans le milieu de la culture ?
Ma femme m’a dit une chose : elle m’a dit ‘s’il te plaît, je ne veux pas me retrouver partout. Ta vie professionnelle est ta vie professionnelle, je te demande que la vie privée reste la vie privée. Je ne veux pas que tu parles de moi dans les journaux’. Et je lui ai dit qu’il n’y a pas de problème.

Mais vos fans sont essentiellement composés de filles. Cela ne risque-t-il pas de porter atteinte à votre ménage ?
Du tout. Aujourd’hui, je suis appelé à être avec ces fans tous les jours. Hormis ces fans femmes, même dans la vie professionnelle, je pense que si ma femme n’avait pas fait la part des choses, on n’en serait pas à là.

Quel souvenir vous a le plus marqué dans votre vie ?
C’est quand j’étais dans le groupe Wock et que j’ai sorti ma première chanson «Kémaan». Il y avait toutes les radios de Saint-Louis qui la mettaient et j’avais vu le sourire de mon père qui ne voulait pas que je sois de ce milieu. Il pensait que la musique c’était la dérive, l’alcool, la cigarette, etc. J’ai vu son sourire et j’ai eu sa bénédiction. Ce jour-là, il m’a dit : ‘puisque c’est comme ça, donc bonne chance’.

Et votre plus mauvais souvenir ?
J’en ai des mauvais souvenirs. Mais le pire de mes souvenirs est une longue histoire. J’avais un ami quand j’étais enfant qui s’appelait El Azri Abdalah, c’était un Marocain que j’aimais beaucoup, mais qui m’a trahi. Cela m’a fait beaucoup de mal, ça m’a choqué. Heureusement que mes parents étaient là pour me soutenir. C’est une longue histoire qu’on ne pourra pas développer. Mais c’était une relation humaine qui s’est déchirée. J’étais enfant, lui il était adulte.

Cette question ne vous plaira sûrement pas, mais je la pose quand même. On vous accuse souvent d’avoir trop de manières, disons que vous gesticulez beaucoup. Pourquoi vous êtes comme ça ?
Je vais vous dire, tout est naturel chez moi, je n’essaie pas d’accentuer quoi que ce soit. C’est une question pertinente, mais il faudra la poser peut-être à celui qui nous a conçus. Je suis tout à fait naturel.

Pour revenir à la musique, à quand le prochain album ?
Je suis en tournage de vidéo clip. Ça a été enregistré avec d’énormes difficultés. Parce que je l’avais déjà enregistré mon prochain album et à la fin tout était parti en fumée. C’était un problème d’électricité, cela avait bousillé le disque dur interne de l’ordinateur et le disque dur de Buck up. Et là, j’avoue que j’avais sorti des larmes. Donc, par tous les voies et moyens, je me suis encore battu pour remettre à jour ce beau projet. Cette chose qui me tient à coeur. On a tapé à beaucoup de portes, mais jusqu’ici on n’a pas été soutenu. Maintenant, j’ai tout repris avec nos propres
moyens. Dieu merci, nous sommes arrivés à terme de cet album et la date retenue pour sa sortie est le 10 novembre prochain.

Pouvez-vous nous en dire plus sur cet album ?
J’ai enregistré pas mal de titres et avec toute l’équipe, on va décider du nombre de titres à faire sortir. Pour l’instant, on avance, on décide, mais cela peut changer du jour au lendemain, tant que l’album n’est pas sorti. Toutefois, je pense que l’album va compter six titres.

Pouvez-vous nous expliquer un peu le contenu du clip que vous êtes en train de tourner ?
Le titre s’appelle ‘Dieuleul sa ndieul’. Dans ce morceau, j’invite les gens à considérer la femme. Parfois, on voit des pères de famille qui passent tout leur temps à critiquer leurs femmes, malgré tous les efforts de celles-là. Et à travers cette chanson, la femme demande à son mari de prendre la relève. Bref, c’est une invite à plus de considération à la valeur de la femme.

Avez-vous de bonnes relations avec les Saint-louisiens…
Ma relation avec les Saint-louisiens est une relation de famille.

Mais certains vous reprochent de délaisser votre ville natale où vous ne faites pas la plupart de vos clips…
C’est difficile de répondre à des critiques non fondées. C’est juste des rumeurs, je pense qu’il faut vraiment être ingrat, aujourd’hui, pour me considérer comme un fuyard ou quelqu’un qui a oublié Saint-Louis. Parce que tout ce que je fais, Saint-Louis est en avant, dans mes thèmes, dans les chansons les plus pertinentes, les textes les plus consistants, les images. J’en ai fait beaucoup, même des clips à Saint-Louis. Les gens me disent même que j’en fais trop, que je ne suis pas le chanteur de Saint-Louis seulement, mais celui du Sénégal. Donc, si quelqu’un dit cela, je me dis que ça relèverait de l’ingratitude. Je porte Saint-Louis au plus profond de mon coeur, ainsi que les Saint-louisiens. Donc, je ne pourrais pas m’éloigner ou oublier Saint-Louis.

Quels sont vos projets ?
A part le contenu que nous avons dans les valises, toutes les chansons que nous devons mettre, on a besoin de sillonner le monde, d’aller un peu partout pour vraiment démontrer notre talent et défendre la musique sénégalaise au-devant de la scène mondiale. Nos projets seraient de créer une entreprise où les enfants pourraient s’exprimer à travers la culture, qu’ils aient une formation de base. Je pense qu’aujourd’hui tous ceux qui sortent du milieu de la musique sont des gens qui ont été formés par la vie de tous les jours et ils n’ont ni école ni assistance. C’est dommage, je pense que le Sénégal gorge de talents et il faut donner aux enfants la chance de s’exprimer, surtout à travers la formation.

Votre dernier mot ?
Mon dernier mot, c’est de vous remercier de vous être déplacés pour transmettre le message parce que nous sommes porteurs de messages certes. Aujourd’hui, il y a plein de rumeurs au Sénégal, nous ciblons le noir, le côté obscur, les défauts. Alors qu’on en possède tous. Nous avons tous fait des faux-pas, on est des humains. Mais certains n’attendent que cela pour dire voilà malheureusement. Pourtant, on a des côtés extraordinaires et c’est ce qui mérite d’être exploités.

Seynabou FALL & Cheikh DIALLO (Photo)
source Le Populaire

Dimanche 4 Novembre 2012




1.Posté par zahra massage le 05/11/2012 07:58
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2.Posté par HG4 le 05/11/2012 08:26
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