Référence multimedia du sénégal
.
Google

ABANDONNÉ PAR SA MÈRE À SA NAISSANCE ET ADOPTÉ EN FRANCE: La triste histoire d'un adolescent à la recherche de sa maman

Article Lu 12447 fois

Mbaye Kémo Antoine, rebaptisé Antony Valentin Kémo Ribeiro, a été abandonné par sa mère le 25 septembre 1995. Le lendemain de sa naissance. Adopté depuis qu’il a 4 mois et demi, il vit actuellement avec sa famille d’adoption à Nice, en France. Agé aujourd’hui de 14 ans, il est revenu au Sénégal pour retrouver sa mère, Aminata Cissé. Le 24 septembre 1995, vers 14 heures, une dame du nom d’Aminata Cissé donne naissance à un bébé de sexe masculin à la maternité du centre de santé Abass Ndaw. À sa sortie de l’hôpital, le lendemain de son accouchement, elle se rend à la pouponnière de la Médina pour le confier aux sœurs. Sur place, elle signe un «acte d’abandon» où elle déclare : «Je soussigné Aminata Cissé, déclare ne pas pouvoir garder l’enfant de sexe masculin né le 24 septembre 1995. En conséquence, je le confie à la pouponnière des sœurs franciscaines missionnaires de Marie afin qu’il puisse être donné en adoption. Ceci est ma décision bien réfléchie et irrévocable.» Depuis, elle a disparu. Le bébé est alors déclaré par les sœurs à l’état civil sous le nom de Mbaye Kémo Antoine.



Quatre mois plus tard, Christian Ribeiro et son épouse française, Mireille, reviennent à la pouponnière pour adopter à nouveau un enfant. Le couple, qui n’a pas d’enfant après 27 ans de mariage, avait, en effet, adopté un premier enfant en 1991. Un enfant dont la mère, après avoir accouché à l’hôpital Le Dantec, l’avait abandonné à Guédiawaye au domicile de l’ancien directeur du Théâtre national Daniel Sorano, Mamadou Traoré. Enfant (prénommé Cheikh avant d’être rebaptisé Samy) qui se retrouvera plus tard à la pouponnière de la Médina sur décision judiciaire jusqu’à son adoption par Christian et Mireille Ribeiro. Il vit aujourd’hui à Nice avec sa famille adoptive.

Lorsque Samy a grandi, Christian et Mireille ont voulu lui trouver un «petit frère». Ils sont alors revenus à la pouponnière des sœurs franciscaines en février 1996 pour jeter leur dévolu sur Mbaye Kémo Antoine. Les formalités d’adoption accomplies, l’enfant leur est confié. Mbaye Kémo Antoine est ainsi rebaptisé Antony Valentin Kémo Ribeiro par ses nouveaux parents, puis acheminé à Nice pour retrouver son «grand frère» Samy Ribeiro.

Aujourd’hui, Antony Valentin Kémo Ribeiro a 14 ans. Il a une vie accomplie et est très choyé par sa «mère», son «père» et son «grand frère». Mais le jeune homme est d’une intelligence sans commune mesure et d’une sensibilité extraordinaire.



«Je veux voir à quoi ressemble ma mère»

Un jour, pendant que la famille est réunie dans leur maison à Nice, Antony Valentin Kémo Ribeiro dit à ses parents d’adoption combien il les aime et les remercie de tout l’amour qu’ils lui ont fait bénéficier, de l’attention qu’ils lui ont portée et de l’éducation qu’ils lui ont donnée. Il les remercie également de ne lui avoir jamais caché la vérité, de lui avoir toujours dit qu’il est adopté. L’enfant finit par leur dire qu’il veut vraiment connaître sa mère biologique, non pas parce qu’il ne les aime plus, mais parce qu’il veut voir à quoi elle ressemble. Un voyage est alors organisé. Et voilà qu'Antony Valentin Kémo Ribeiro et son «père» Christian se retrouvent à Dakar. «Je ne veux pas retrouver ma mère biologique pour vivre avec elle. J’ai des parents qui m’aiment. J’ai une belle vie en France. Mais, il m’arrive de l’imaginer. Je veux la retrouver pour voir à quoi ressemble», déclare Antony Valentin Kémo Ribeiro que nous avons rencontré hier. Le jeune homme, élève en classe de 3e secondaire, très brillant, bon rappeur, animateur de radio chevronné et basketteur de talent, ambitionne d’être un avocat, parce qu’il «déteste l’injustice». «Je veux être avocat pour pouvoir défendre les gens opprimés», dit-il. Il déteste tellement l’injustice que sa visite à la maison des esclaves de Gorée l’a inspiré. Il a écrit un texte poignant de rap sur l’esclavage.

Malgré un cursus scolaire et une enfance entièrement effectué en France, Antony Valentin Kémo Ribeiro se veut formel : «Mon pays, c’est le Sénégal.» «J’ai la carte nationale d’identité française, mais je sais que je suis Sénégalais. Je suis né à l’hôpital Abass Ndaw et je sais qu’il y a certaines valeurs cardinales que je ne peux transgresser. J’ai reçu une éducation sénégalaise. Il arrive que mes amis Français grondent leurs pères, moi je n’ose même pas contredire le mien.»

À la pouponnière de la Médina où il s’est rendu avec son «père» pour retrouver les traces de sa mère, les sœurs franciscaines leur ont dit qu’outre son nom, Aminata Cissé, elles ne savent rien de sa génitrice. Aucune idée de son domicile ou de ses racines. Antony Valentin Kémo Ribeiro est ainsi le seul qui a un dossier quasi-vide à la pouponnière. Mais le jeune homme ne désespère pas de retrouver celle qui l’a mise au monde, même s’il doit retourner en France le 31 août prochain pour la rentrée des classes.

Daouda Mine
Source L'Observateur

Article Lu 12447 fois

Jeudi 27 Août 2009





1.Posté par justice le 27/08/2009 17:21
courage Antony et bonne chance tu es tres fort

2.Posté par lune le 27/08/2009 17:26
Pourquoi les enfants sont débaptisés pour porter des noms chrétiens ceci depuis la pouponnière de la Médina. Ceci pose problème si tant est que les soeurs font oeuvre de charité, elles doivent s'éloigner de cet esprit de chantage. L'Etat doit voire cette question de prés

3.Posté par justice le 27/08/2009 17:29
lune t'as rien compris

4.Posté par ndeya le 27/08/2009 17:42
Please, Lune, fais semblant d'être intelligent! Tu n'as vraiment rien compris!

5.Posté par Moi le 27/08/2009 17:53
lune, ecris au moins en oulof pour completer ton rejet de la culture et de la religion des bons et sages qui recuperent ceux abandonnes, ..., qui ont cree' ta plume, ta chemise, ta ceinture, ton pantalon, ta montre, tes cahiers, ton sac, et demain ta voiture, ton avion et ..la lune dans laquele tu nages..
Aliboron, va!!

6.Posté par ceddo le 27/08/2009 18:37
ndeya!si c celle la mm!la bonne Lune est la ki n'a rien a voir avec l'otre!Mon opinion est k ces bonnes soeures meritent le paradis

7.Posté par Rosi le 27/08/2009 18:48
lune si tu ne remercie pas les soeurs franciscaines pour tout ce qu'elles font pour ces enfants au nom de leur Foi et par charité alors abstiens toi d'écrire sans pour autant savoir ce qu'il en est exactement.

MERCI aux soeurs que le SEIGNEUR VOUS LE RENDE AU CENTUPLE

8.Posté par khadija le 27/08/2009 18:49
le problème du sénégal c'est que ya des milliers de 'lune';ce commentateur numero 2.et dire que c'est tout ce qu'il est capable de dire devant ce sujet.
sinon bon courage jeune homme, je pense que je ne saurai jamais comprendre ta détermination car je n'ai pas vécu ta situation mais bon courage.

9.Posté par laye le 27/08/2009 18:49
Du courage mo frére j'espére que tu trouvera ta mére , je vais prié pour toi mais si g un conseil a te donné pardonne là, j'en suis sur qu'elle ne la pa fais de bon coeur
et surtout ne désespére pas pour trouver reviens au sénégal a chaque fois k tu peu parceque c'est ton pays.

10.Posté par teuss le 27/08/2009 20:55
allez a la police le numero d'identite de ta mere k te donnera les soeurs
et eux ferons le l reste

11.Posté par boybougraw(france) le 27/08/2009 21:42
c'est facile lune finance une pouponniere de la religion que tu souhaite et recupere les enfants abandonnè et tu te tais basta .tu n'est pas plus croyant que les autres

12.Posté par gueze le 28/08/2009 00:24
laissez lune trankilemnt a chacun sa facon de voir les choses .il a juste dit ce a koi il pense.ce n'est pas un crime

13.Posté par joe le 28/08/2009 04:27
le sujet ce n,est pas LUNE il a le droit comme vous de dire sa pense foutez lui la paix et prenez de la hauteur aidons le petit a trouve sa maman ou bien parlons des eaux qui ont envaillient la banlieue ; kou me dépassé degue lou bonne .point final ./

14.Posté par bety le 28/08/2009 09:42
l'essentiel ce n'est pas le prénom ke ces religieuses donnent aux gosses mais plutot ce k'elles font com travail dans la société sénégalaise.J'ai travaillé un petit moment dans cette pouponniére comme bénévole et je peux vous dire k'elles font du bon boulot et rendent un enorme service a la société.elles sont pas obligés de le faire mais c'est leur fois ki les guide a accomplir cette oeuvre de charité ke méme l'etat n'est capable de le faire.bravo aux soeurs franciscaines et courage a ce jeune ki cherche sa mére.j'espére k'il le retrouvera et aura les réponses à ses questions

15.Posté par prudence le 29/08/2009 14:25
Du courage mon petit frére, et bonne continuation. Si un jour tu l'as retrouve, il faut l'a pardonné et parler avec beaucoup drespect.
Que Dieu vous bénisse les soeurs.

Nouveau commentaire :
Twitter

Actualités | Politique | Economie | Fait Divers | Société | People | Sport | Coin des femmes | Culture | International | Vidéo News | Buzz du monde | Bande dessinée | Un café avec | Dinama Nekh | Buur Guewel | Double vie | Ndiaye Dollar | Wiri Wiri | Le reve de Akis | Rirou tribunal | Revue de presse | Blagues





Copyright © 2007 - 2016 Xibar multimedia Tous droits réservés

DIRECTEUR DE PUBLICATION: Abdoulaye Sogue - Contact: Protect e-mail with only css

Xibar Multimedia - 2901 41st Ave, Long Island City, NY 11101, United State