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A trois jours de sa visite au Sénégal : Sarkozy cherche conseil auprès du président Abdou DIOUF

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Pour sa première visite en Afrique au sud du Sahara, le président Sarkozy ne veut pas aller à l’aventure. Le président français cherche à s’entourer de toutes les garanties nécessaires à un bon voyage. Pour cela, il faut des conseils d’une personne ayant une bonne expérience de l’Afrique. Et cette personne ne peut être que l’ancien président Abdou Diouf, surtout qu’il se rend en premier lieu au pays de la téranga. C’est dans ce cadre, en plus du thème de la francophonie, que le président Sarkozy reçoit, ce lundi, Abdou Diouf en audience. Une audience qui va, sans doute, être marquée par la vie politique sénégalaise.



A trois jours de sa visite au Sénégal : Sarkozy cherche conseil auprès du président Abdou DIOUF
(Correspondant permanent à Paris) - A trois jours de sa visite au Sénégal, le président français Nicolas Sarkozy reçoit Abdou Diouf en audience. Au menu de la rencontre des deux hommes, la Francophonie et le voyage du président français au Sénégal et au Gabon. D’après le porte-parole de Nicolas Sarkozy, qui a tenu un point de presse, jeudi dernier, à la présidence de la République française, le voyage du chef de l’Etat français sera au cœur de l’audience. ‘En parallèle du volet Francophonie, la rencontre avec M. Abdou Diouf aura pour second thème le déplacement du président Sarkozy en Afrique la semaine prochaine’, informe le porte-parole de l’Elysée. Pourquoi spécialement, Abdou Diouf comme ‘conseiller’ de Sakozy ? Parce qu’’Abdou Diouf, ancien président du Sénégal, est un observateur très attentif des évolutions du continent et ses analyses sont toujours extrêmement précieuses pour le président’, souligne David Martinon.
Alors d’autres questions surgissent encore. Comme, par exemple, ce que le président Abdou Diouf pourrait dire à Sarkozy concernant particulièrement le Sénégal. Même s’il serait difficile de savoir les conseils que délivrera le secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie, on sait que plusieurs choses, à la sauce sénégalaise, auraient marqué l’audience du 14 juin dernier entre Wade et Sarkozy. Cette audience que Nicolas Sarkozy a accordée au président Wade a été à l’origine de beaucoup de supputations, en particulier concernant la succession du chef de l’Etat sénégalais. Sarkozy, étant attendu sur cette question par la presse sénégalaise, a besoin de savoir comment s’y prendre. Le président Diouf qui a été Premier ministre du Sénégal pendant dix ans, président de la République pendant vingt ans, en plus des deux mandats qu’il a faits à la tête de la défunte Organisation de l’unité africaine, a de quoi revendre comme expériences au président français qui n’a pas encore toutes les ficelles de la vie politique africaine. Une vie politique africaine marquée généralement par des sentiments et des états d’âme qu’il faut suffisamment comprendre. Et en ce qui concerne le Sénégal, où de plus en plus, la succession du président Wade, par son fils, est agitée, Sarkozy devrait savoir ce qu’il va dire en privé comme en public, si toutefois la question s’invite durant son voyage.

Il y a aussi la question du respect des droits de l’homme et des libertés en Afrique. Et la secrétaire d’Etat, Rama Yade, sera du voyage. On sait que, ces dernières années, le Sénégal a été, à plusieurs reprises, épinglé par les organisations intervenant dans ce domaine. Des hommes politiques à la presse, en passant par la société civile, tous les segments de la société ont vu, d’une manière ou d’une autre, leur liberté remise en cause. Dans ce domaine, le président Diouf, qui a été aux commandes du Sénégal, sera d’un important apport au président français. Pour démêler le vrai du vraisemblable. Pour David Martinon, ‘le rôle de l'Oif va, d'ailleurs, bien au-delà de la seule promotion de la langue française, puisqu'elle est aussi fortement impliquée dans la promotion de la démocratie, notamment à travers la surveillance de processus électoraux en Afrique ou en Haïti’. Donc ‘ces missions constituent une dimension de la Francophonie à laquelle le président Sarkozy est particulièrement attaché et qui sera assez largement abordée durant l'entretien’, soutient-il.

Mais l’autre question qui va certainement occuper l’audience entre les deux hommes d’Etat, ce sera l’investissement français en Afrique. Et au Sénégal, l’éviction de Bolloré du marché à conteneurs du Port autonome de Dakar a largement occupé les médias sénégalais. Qui sont allés jusqu’à dire que Sarkozy s’en été ouvert au président Wade, ce que réfutent ce dernier ainsi que des sources proches de l’Elysée. D’autant plus que le groupe français, dont le patron est un ami de Sarkozy, doute du bon déroulement de l’attribution du marché à son concurrent Dp World. C’est pourquoi, le conseil de Diouf, qui connaît bien ces questions pour avoir été pendant trente ans aux plus hauts postes de responsabilités au Sénégal, seront fort utiles.

Pour l’immigration choisie, tout le monde connaît la position du président Diouf. Il s’était maintes fois élevé contre le concept de Sarkozy.

Normalement, il n’hésitera pas à soutenir la même position si le président français demandait encore son avis.

Le second thème qui va être abordé durant cette audience, c’est la francophonie. Si l’on en croit le porte-parole de Sarkozy, il s’agira ‘d’abord de la francophonie et son rôle dans le monde’. David Martinon a rappelé que pendant la campagne, Nicolas Sarkozy a dit à ‘plusieurs reprises à quel point il était attaché à la promotion de la francophonie, qui est un facteur essentiel du rayonnement de notre pays et de notre culture dans le monde’.

Pour lui, le président français ne conçoit pas la francophonie comme devant être servie par une ‘posture défensive’. ‘Pour lui, promouvoir notre langue et notre culture, ce n'est pas les protéger artificiellement ou les enfermer dans des cadres rigides, c'est au contraire favoriser la création culturelle française à travers le monde et faire en sorte que cette création propose au monde un message qui le touche’. C’est pourquoi ‘la francophonie doit être un facteur d'attraction, un vecteur de communication et de compréhension. Le rôle de l'Oif va d'ailleurs bien au-delà de la seule promotion de la langue française, puisqu'elle est aussi fortement impliquée dans la promotion de la démocratie, notamment à travers la surveillance de processus électoraux en Afrique ou en Haïti’, explique-t-il. Ces missions, estime le porte-parole du président de la République française, constituent ‘une dimension de la Francophonie à laquelle le président Sarkozy est particulièrement attaché et qui sera assez largement abordée durant l'entretien’. La préparation du Sommet de la Francophonie, qui se tiendra à Québec en octobre 2008, sera également à l'ordre du jour de la discussion, de même que ‘le projet de regroupement des services de l'Oif sur un site unique dans le cadre du projet de la Maison de la Francophonie’.

Visite de SARKOZY au Sénégal et au Gabon : L’agenda des activités du président français

Il est maintenant officiel que le président de la République française se rendra au Sénégal le 26 juillet prochain. Au menu de son calendrier, plusieurs activités. Le point d’orgue de celles-ci sera son discours qu’il prononcera à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar. Cela sera l’occasion de présenter ‘clairement sa vision et ses projets’ pour l’Afrique. Il s’agira essentiellement de ‘réaffirmer l'amitié profonde et sincère que porte notre pays (la France, Ndlr) à l'Afrique et aux Africains’, rapporte le porte-parole David Martinon. Le président français en profitera pour souligner que ‘cette relation entre la France et l'Afrique doit être fondée sur la franchise et la transparence’. Que ‘la France et l'Afrique doivent être des partenaires égaux et responsables’. Mieux, que ‘cette relation doit, maintenant, être décomplexée et mise au service de notre avenir commun’.

Au Sénégal, le président Sarkozy aura également l'occasion de mettre l'accent sur la formation. A l'occasion de sa visite, un lycée professionnel financé par la France sera inauguré. Il s'entretiendra avec le président Wade avec qui il signera ‘trois conventions : un accord de protection et de promotion des investissements et deux projets de développement de l'Agence française de développement. Le président passera la nuit à Dakar où il dînera avec le président Wade’, avant de s’envoler, le lendemain vendredi, pour Libreville pour saluer, dit-on, ‘les efforts du président Bongo, promouvoir la préservation de l'environnement’. Au Gabon, le président Sarkozy aura l'occasion de se rendre dans un complexe forestier pour saluer les initiatives gabonaises sur le développement durable, l'autre grand défi de l'Afrique. Il dînera ensuite avec son homologue gabonais avant de regagner Paris dans la nuit.

Moustapha BARRY
Source: Walfadji

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Lundi 23 Juillet 2007


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