L’alliance pour la république de Macky Sall n’a pas encore soufflé sur ses deux bougies. Mais, déjà à quelques mois de la prochaine élection présidentielle, à laquelle il compte participer, sa méthode de gestion est contestée par des jeunes de son parti. On lui reproche de vouloir « parachuter » ses proches. D’autres membres de sa formation politique brandissent contre lui une sanction : la scission. Son numéro 2, Me Alioune Badara Cissé, a presque gelé ses activités politiques. Cet avocat s’est même déchargé des responsabilités qu’il s’était engagé, en tant que 1er adjoint au maire de Saint-Louis, d’assumer. L’autre « lieutenant » de Macky Sall à Touba, Moustapha Cissé Lô, est également contesté dans son fief. Un malheur ne venant jamais seul, le directeur des structures de l’Alliance pour la république, Mbaye Ndiaye, s’est donné dernièrement en spectacle. C’était à l’occasion de la session extraordinaire de l’Assemblée nationale consacrée aux délestages et inondations.
Macky Sall doit tenter de sauver les meubles d’autant que beaucoup de Sénégalais l’assimilent plus à « un frustré qu’un opposant ». M. Sall, qui a, fini par démissionner du Parti démocratique sénégalais, après avoir été son numéro 2, aura-t-il le temps de redresser la barre, à près de quinze mois de la prochaine élection présidentielle ? L’attaque que des jeunes, qui se disent membres de son parti ont porté vendredi dernier contre les locaux de la direction générale de la Senelec pourrait lui côuter des accusations, dont celle de « troubles à l’ordre public ». Mais, ses adversaires hésitent. Car, ne voulant pas lui faire « une publicité qui le requinquera ».
La Redaction