Référence multimedia du sénégal
.
Google

A deux jours de l'anniversaire du naufrage : Les familles des victimes dénoncent 'l'insouciance' de l'Etat

Article Lu 1339 fois

Entre les familles des victimes du Joola et le gouvernement, ce n'est plus le parfait amour. L'entente qui caractérisait les relations entre les deux parties est en train de laisser la place à la haine. Une situation dont la responsabilité revient aux autorités accusées par leurs désormais ex-partenaires de faire dans le dilatoire.



A deux jours de l'anniversaire du naufrage : Les familles des victimes dénoncent 'l'insouciance' de l'Etat
Ziguinchor - En assemblée générale samedi dernier dans la capitale du sud, les familles des victimes n'ont pas été avares en adjectifs pour qualifier l'attitude de l'Etat dans la gestion de l'après-Joola. Un comportement qui pousse ces dernières à crier à la trahison. Pour l'association des familles des victimes de la catastrophe du 26 septembre 2002, l'Etat, cinq ans après a fini de montrer sa mauvaise foi en refusant systématiquement de respecter ses engagements. A en croire le président de ladite association, sur tous les engagements pris au lendemain du drame, seuls deux ont été respectés. Et Moussa Cissokho de citer la question des indemnisations et la création d'une université à Ziguinchor. Si elles se réjouissent de la traduction dans les faits de ces projets, les familles des victimes s'indignent cependant que l'on veuille limiter la gestion de l'après-Joola à ces deux questions. Il y a des questions, aussi, sinon plus importantes que l'indemnisation et l'érection d'une Université à Ziguinchor, selon les responsables de l'association. Il s'agit pour eux par exemple du renflouement de l'épave du Joola, de l'octroi de bourses étrangères aux étudiants de la Casamance, de la prise en charge des enfants des victimes comme pupilles de la nation etc. Pourtant, sur toutes ces questions, rappelle Moussa Cissokho, ‘le président de la République qui est le premier responsable de la catastrophe avait pris personnellement des engagements fermes’. C'est donc avec déception que les familles des victimes constatent depuis lors que rien n'a été fait depuis lors. Ce qu'elles considèrent comme une mauvaise foi des autorités qui, pour les responsables de l'association nationale, refusent d'apporter des réponses à ces questions.
Car, pour Moussa Cissokho, les moyens existent pour mettre très vite en œuvre ces projets qui tiennent à cœur les familles des victimes. Pour renforcer sa conviction, le président de l'Anfv/ Joola rappelle que pour le plan Jaxaay, et la prise en charge des sinistrés des inondations qui ont frappé Dakar, l'Etat a débloqué plus de 50 milliards. ‘On ne peut donc pas exhiber le manque de moyens pour justifier le non-respect des engagements’. Il ne s'agit donc pour Moussa Cissokho que d'une ‘mauvaise foi’ qui puise son essence dans la volonté d'endormir et de faire oublier ce drame aux familles des victimes. Ce qui est, selon lui, peine perdue. ‘Nous allons continuer et même accentuer la lutte parce que nous nous rendons compte que nous avons affaire à des gens insouciants et cruels’. L'amertume des familles des victimes de la catastrophe du Joola est d'autant plus grande que non seulement l'Etat traîne les pieds dans la prise en charge de ses propres engagements, mais également, refuse de donner le feu vert à l'Union européenne qui avait promis de réaliser des projets en faveur de ces familles. Lesquels se déclinent en termes de renflouement de l'épave du Joola, de l'érection d'un mémorial pour immortaliser la mémoire des victimes, mais aussi et surtout, de création d'écoles spéciales pour les orphelins. Sur toutes ces questions, révèle le président de l'Anfv/ Joola, ‘nos partenaires européens n'attendent que le feu vert des autorités pour passer à l'acte. C'est donc de façon délibérée que l'Etat qui a été contacté dans ce sens par des autorités de l'Union européenne, bloque la réalisation de ces projets’, pensent les responsables de l'Anf/ Joola.

Tous ces constats fondent la conviction de Moussa Cissokho et ses camarades que les autorités veulent enterrer définitivement l'affaire du Joola. Une entreprise qui est selon eux, vouée à l'échec. D'ailleurs, pour avoir compris que ‘l'Etat ne connaît que le bras de fer’, les familles des victimes veulent s'engager dans une dynamique de confrontation pour rappeler au président Abdoulaye Wade que ‘nos proches sont morts à cause de sa politique de légèreté et de cupidité’ et l'obliger à ‘lever les contraintes qui bloquent la réalisation de tous les projets en faveur de ces familles’. Qui plus est, concluent-elles, ’puisqu'il refuse de nous aider, nous allons obliger l'Etat à nous remettre les six milliards restants, parce que c'est notre argent’.

Quelques jours donc avant le cinquième anniversaire de la tragédie du 26 septembre 2002, les éléments constitutifs d'une confrontation entre les familles des victimes et le gouvernement se mettent en place. Une situation inconfortable pour les autorités qui devraient désormais faire face à un second front après celui incarné par le collectif de coordination des familles des victimes du Joola. Une organisation à laquelle le cours des évènements semble donner raison.

Mamadou Papo MANE
Source: Walfadjri

Article Lu 1339 fois

Lundi 24 Septembre 2007

Actualités | Politique | Economie | Fait Divers | Société | People | Sport | Coin des femmes | Culture | International | Vidéo News | Buzz du monde | Bande dessinée | Un café avec | Dinama Nekh | Buur Guewel | Double vie | Ndiaye Dollar | Wiri Wiri | Le reve de Akis | Rirou tribunal | Revue de presse | Blagues





Copyright © 2007 - 2016 Xibar multimedia Tous droits réservés

DIRECTEUR DE PUBLICATION: Abdoulaye Sogue - Contact: Protect e-mail with only css

Xibar Multimedia - 2901 41st Ave, Long Island City, NY 11101, United State