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A LA DECOUVERTE DE JILOOR DJIDIACK - VILLAGE NATAL DE SENGHOR : Culture, histoire riches mais oubliées

Jiloor Djidiack ou Jiloor –Siin est un village d’un millier d’habitants situé à l’orée des îles du Saloum qui regorge d’énormes potentialités mais oublié par les autorités. Jiloor Djidiack fondé en 1530 est aussi le village natal de feu Léopold Sédar Senghor.



A LA DECOUVERTE DE JILOOR DJIDIACK - VILLAGE NATAL DE SENGHOR : Culture, histoire riches mais oubliées
Très peu connu, Jiloor Djidiack est le village natal du défunt et ancien Chef d’Etat du Sénégal, Léopold Sédar Senghor. Il a été fondé au 16e siècle, en 1530 plus précisément, par le prince Djidiack Salbé, qui à l’époque a préféré quitter son village pour un autre, pour désaccord perpétué avec le buur (roi) Amakhodou Diouf du Siin. « Jiiloor » signifie site dans la langue sérère. Il est situé à 150 km de Dakar et à 34 km de Ndiosmone. Il peut être localisé sur la route entre Passy et Foundiougne, aux bords du fleuve Siin entre Simal et Ndangane, à l’orée des îles du Saloum. Il est une sous-Préfecture du département de Foundiougne dans la région de Fatick. C’est aussi le Chef-lieu de la communauté rurale de jiloor. Le village de Jiloor chef lieu d’arrondissement et chef lieu de la communauté rurale de Djilor est toutefois distinct du village de Djilor situé dans le département de Mbour. Le Chef - lieu se situe dans le département de Foundiougne et a pour nom jiloor Saloum. Le village de Jiloor, celui de Senghor ; jiloor Djidiack est dans la Commune de Joal-Fajhout. Il comprend 75 carrés ou maisons de famille clôturées par des troncs de cocotiers avec à l’intérieur des cases pour la plupart construites avec de la paille.

Royaume d’enfance du Président Senghor

Jiloor, selon certaines sources est le véritable village natal de feu Léopold Sédar Senghor, dont l’état civil est officiellement Joal. Affecté par l’Administration, son père a pris en mariage une fille du village du nom de Gnilane Bakhoum. C’est de ce ménage que naîtra Léopold Sédar Senghor. A l’âge de sept ans, Senghor rejoignit Joal, où vivaient ses tantes et grands parents, et être inscrit à l’école française. Senghor faisait la navette entre ces deux localités » nous explique un notable. Jiloor a été également « la source d’inspiration de Senghor, son royaume d’enfance. Toute la poésie du président-poète est imprégnée de cette culture sérère » d’après les autochtones.

Localité active mais laissée à elle- même

Le village de Jiloor Didjiack recèle d’énormes potentialités. Avec ses 865 habitants, la population de Jiloor, s’adonne à l’agriculture, principalement le mil, le riz et l’arachide. La pêche et le maraîchage sont aussi des activités principales dans ce village sérère où « tout le monde est cousin » et où le commerce est peu développé. Par contre, l’élevage est très répandu dans cette localité. L’infrastructure dans ce village est assez sommaire même si récemment, on a relevé une certaine amélioration. La route nationale qui traverse le village est une initiative de par feu Adrien Senghor en 1978 alors Ministre de l’Equipement. Dans cette zone, l’accès à l’eau potable est également très difficile. Les populations laissées à elles –mêmes, sont le plus souvent confrontées à l’accès à l’eau potable et à un déficit d’assainissement. Elles se débrouillent néanmoins et parviennent à s’en sortir grâce aux puits et forage dont elles désinfectent l’eau. Le forage de 3m cubes 600 couvre quatre villages. Les populations de Jiloor Djidiack pratiquent une culture vivrière dont la majeure partie est consommée sur place. « Ce qui fait qu’elles ne se sont pas confrontées aux problèmes de dettes impayées ou d’impôts impayés » relève Jean Pièrre Didjiack Faye, un notable du village. La santé est aussi un objet de préoccupation avec un seul poste de santé et une matrone. Le centre de santé est à 7 km de Fimela et couvre 4 villages.

Un cimetière commun pour musulmans, animistes et catholiques

Les atouts de ce cadre naturel enchanteur font de Jiloor une destination touristique appréciée. Le paysage est beau et les hommes y vivent en communion entourés de forces mystérieuses invisibles de la nature environnant. Dans ce décor féérique, on ne peut manquer d’être gagné par le spleen. La culture est très riche et variée dans la zone. Même si l’islam y est devenu la religion dominante, les Sérères continuent leurs pratiques animistes couplées avec la religion catholique. Cette différence de religion n’altère en rien cependant les rapports entre populations chrétiennes et musulmanes. C’est d’ailleurs ce qui fait dire au Chef du village El hadji Simon Faye que « dans ce village tout le monde est cousin ». Cette particularité se retrouve jusque dans le cimetière où se trouvent ensevelis musulmans, catholiques et animistes.

Djidiack Salbé, un guérisseur mystique

Depuis la disparition de Djidiack Salbé, guérisseur et fondateur du village, les autochtones, notamment les patriarches, ont voulu préserver la tradition. C’est ainsi que leurs progénitures sont maintenus dans le village pour les préserver du déracinement. De génération en génération, les descendants ont entretenu cet héritage jusque dans la gestion et la conservation de l’arbre sacré. « De son vivant, quand les hommes étaient inquiétés sur leur sort, il était là leur disait –il, parmi eux pour veiller sur leur devenir. Nous considérons qu’il n’est pas mort, surtout que nous n’avons pas vu de corps depuis sa disparition. Du reste, peu de temps avant de disparaître, il nous avait recommandé de faire des prières à l’endroit où il laisserait l’empreinte de ses chaussures. C’est précisément devant l’arbre que nous avons trouvé l’empreinte de ses chaussures. Depuis l’arbre est devenu mystique et sert de remède » explique Fata Faye, détenteur actuel « des petites calebasses » un des attributs de son legs mystique.

Festival Bouki Blues, avantageux pour le village

Depuis quelques temps, le village de Jiloor Djidiack connait des avancées avec le produit des recettes du festival Bouki Blues initié par le professeur Ibrahima Seck. « On a pu réfectionner l’école et l’équiper en matériels pédagogiques et autres ordinateurs. Trois puits de plus ont été également creusés grâce aux retombées de ce festival. Sans compter que les gens connaissent un peu mieux le village qui voit un afflux de touristes qui quelque fois y investissent, séduits par la beauté du site » révèle Jean Pièrre Faye.

Mame Fatou Faty, Mbayang DIENG
Source Africanglobalnews.info

Mercredi 30 Juin 2010




1.Posté par awa FALL le 30/06/2010 17:00
. Il peut être localisé sur la route entre Passy et Foundiougne, aux bords du fleuve Siin entre Simal et Ndangane, à l’orée des îles du Saloum. Il est une sous-Préfecture du département de Foundiougne dans la région de Fatick. C’est aussi le Chef-lieu de la communauté rurale de jiloor. Le village de Jiloor chef lieu d’arrondissement et chef lieu de la communauté rurale de Djilor est toutefois distinct du village de Djilor situé dans le département de Mbour. Le Chef - lieu se situe dans le département de Foundiougne et a pour nom jiloor Saloum. Le village de Jiloor, celui de Senghor ; jiloor Djidiack est dans la Commune de Joal-Fajhout. Il comprend 75 carrés ou maisons de famille clôturées par des troncs de cocotiers avec à l’intérieur des cases pour la plupart construites avec de la paille.


cher Monsieur, s'il te plaît toi aussi, la description géographique de Djilor Djidiack? il faut bien expliquer aux gens qui ne connaissent pas et qui aimeraient y aller.
Djilor se trouve dans la sous préfecture de Fimela, à 2 kms de Fimela et à 7 km des Ndangane.
le village de Djilor Djidiack se trouve dans le sine, et est différent du village de Djilor Diongike dont il est jumelé et qui se trouve dans le Saloum après foundiougne. Il faut refaire ta description

2.Posté par Ou Thiofiora le 30/06/2010 17:16
Merci Awa Fall (Layaa ndiguil)
Les auteurs de cet article ont commis une erreure. Ils ont confondu Djilor "A MBEYE" (Arrondissement de Djilor) à Djilor Djidiack ou est né SENGHOR YA GNILANE.
Cey Internet

3.Posté par Serigne M.SARR le 30/06/2010 19:01
L’accord de la primauté aux ambitions et aux intérêts personnels risque, encore une fois, de jouer un sale tour à l’opposition. En effet, tout comme son prédécesseur, la coalition populaire pour l’alternative (Cpa), Benno Siggil Senegal, est sur la voie d’un échec lamentable face à Me Wade et ses alliés en 2 012. En attestent les divergences profondes qui minent cette entité politique, notamment pour ce qui concerne la question de la candidature unique.

Le gel des activités du Jëf Jël de Talla Sylla au sein de Benno Siggil Senegal, n’augure rien de bon pour les adversaires politiques de Me Wade. Et pour cause, c’est comme si on assistait à un remake de ce qui s’était passé en 2 007. Rappelons qu’à la veille de la présidentielle de cette année, la coalition pour l’alternative (Cpa) qui regroupait l’opposition dite significative, malgré la ferme volonté alors affichée par ses dirigeants d’aller ensemble à cette joute électorale, avait volé en éclats. Une situation qui était la résultante de la mise en avant des ambitions politiques et autres intérêts personnels et qui avait abouti à une défaite cinglante de l’opposition. Une défaite qui risque tout simplement de se répéter, quand on sait que les détracteurs du régime en place semblent être loin d’avoir tiré les leçons de cette mésaventure. Pourtant, avec la tenue des assises nationales qui ont abouti à la charte de bonne gouvernance, certains pensaient que l’unité était, désormais, véritablement scellée au sein de Benno. Mieux encore, que la candidature unique était, désormais, chose acquise. D’autant plus que ces assises qui s’insurgent contre le présidentialisme à outrance ont opté pour le régime parlementaire. Mais, force est de constater que toutes ces résolutions prises pour étouffer toute velléité de fixation sur le poste de président de la République n’ont finalement pas servi à grand-chose. La boulimie « pouvoiriste » qui marque foncièrement les leaders de Benno a encore pris le dessus. Ce qui était bien prévisible. Du moins, de l’avis de certains observateurs politiques qui entrevoyaient des vices dans le projet politique de l’opposition. Il faudrait, effectivement, souligner que nombre de Sénégalais étaient sceptiques quant à l’issue heureuse d’une candidature unique au sein de l’opposition. Ce, du fait de la divergence de vision de ceux qui la composent. Moustapha Fall « Che » définissait Benno comme étant « un mur de lamentation », « un regroupement de contraires ». Il ne croyait pas si bien dire.
Reste, maintenant, à savoir quelle sera la posture des leaders de cette opposition lors de la campagne électorale de 2 012. Comment feront-ils pour convaincre les Sénégalais que seul l’intérêt général leur importe ? Que feront-ils de leurs compatriotes dont l’adhésion à Benno, le 22 mars dernier, ne se justifiait que par une seule et unique chose à savoir l’unité qui régnait au niveau de cette structure ? Voilà autant d’interrogations qui devraient tarauder l’esprit de nos « vaillants » opposants et auxquelles ils sont tenus d’apporter des réponses si, toutefois, ils ne veulent pas courir le risque de perdre le peu de crédibilité qui leur reste.



Serigne M.SARR :Le Secrétaire Général du M.E.E.L (Mouvement des Elèves et Etudiants Libéraux en Egypte).

E-mail :

myfellows1978@hotmail.com

4.Posté par habiter.biz le 01/07/2010 17:59
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