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751 victimes de mines antipersonnelles en 27 ans de conflit casamançais: La terreur des chiffres

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Depuis l’apparition en 1988 des mines antipersonnelles communément appelées l’arme des lâches dans le conflit armé dans le sud du Sénégal, 751 victimes sont répertoriées sur toute l’étendue de la région naturelle de la Casamance. C'est le 8 juin dernier que les deux (02) dernières victimes ont été enregistrées. Il s'agit de Martine Nyafouna, 37 ans célibataire, deux enfants, qui a perdu sa jambe droite et son grand-père Oké Sagna, qui s'en est sorti avec des blessures légères. L'accident s'est produit dans la localité de Koureng, arrondissement de Nyassia. Les victimes regroupées dans une association sont confrontées aujourd’hui à un véritable problème d’insertion sociale.



751 victimes de mines antipersonnelles en 27 ans de conflit casamançais: La terreur des chiffres
Les départements de Ziguinchor et de Goudomp plus touchés

Au moment où des associations locales et des bailleurs de fonds sont en train de travailler sur le terrain, pour encourager et faciliter le retour des populations déplacées, les mines antipersonnelles continuent de faire des victimes. A ce jour, le chiffre est effarent. De 1988 à nos jours, quelques 751 victimes sont dénombrées. Sans compter toutes les victimes civiles non répertoriées par l’étude durant les moments sanglants de la crise. Selon certaines sources, des victimes de mines ont été enterrées dans la plus grande discrétion. A cela s’ajoutent également des victimes rebelles. Aujourd’hui, ni les structures hospitalières, ni Handicap international ou encore le Cnams n’ont les statistiques des combattants blessés ou tués par des mines. Du côté des militaires, la barre de 180 victimes est dépassée. Selon l’étude d’impact réalisée sur les mines antipersonnelles en 2005-2006, 93 villages sont touchés. Les arrondissements de Nyassia et Nyaguiss, dans la région de Ziguinchor, et celui de Diattacounda devenue aujourd’hui commune dans le Balantacounda (département de Goudomp), dans la nouvelle région de Sédhiou, sont plus concernés par le phénomène. Cependant, à en croire Manuel Gonzal, chef de programme du déminage en Casamance, l'étude ne s'est limitée qu'aux zones accessibles, du fait de l'insécurité. C’est ainsi que 231 villages n'ont toujours pas été visités à cause de leur inaccessibilité.

Le triste sort des victimes de mines

Regroupées dans une association, les victimes des mines antipersonnelles de la Casamance sont confrontées à des problèmes d’appareillage et souvent, de prise en charge. C’est ainsi que face à cette situation pas des meilleures, certains ont eu des dépressions. D’autres ont tout bonnement rendu l’âme suite aux déboires qui ont fini de faire d’eux des citoyens livrés à eux-mêmes. Les femmes, qui sont plus concernées par ce drame, sont souvent abandonnées par leurs maris. Une situation qui les isole complètement de leur cadre de vie posant ainsi un véritable problème pour leur insertion sociale, même si l’antenne régionale de Handicap International section Ziguinchor fait des efforts remarquables en ce sens.

Un programme de déminage enclenché

Quelques dix-sept mines ont été neutralisées, sur une surface de près de 42 000 m2 dans le cadre du projet pilote de déminage humanitaire en Casamance dont les résultats ont été présentés à Ziguinchor au mois de janvier. Ce déminage, exécuté avec Handicap International avait démarré en février 2008 grâce à un financement belge sur certains sites de la région de Ziguinchor. Cette phase-pilote était réalisée sur les sites de Kandialang, Boutoute et Mandina Mancagne. Une deuxième phase devrait démarrer après la sélection d’autres sites infestés. Depuis janvier, les acteurs de la lutte contre les mines ont été invités à donner les informations nécessaires pour la mise en œuvre de la prochaine phase de déminage humanitaire, l’objectif étant de hiérarchiser les sites à déminer.
Sékou Dianko DIATTA

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Lundi 13 Juillet 2009





1.Posté par Sally le 13/07/2009 10:48
ces pauvres victimes doivent être mieux considérées

2.Posté par amdia le 13/07/2009 13:17
Ah oui.
C'est trés triste car le plus souvent ce sont des gens qui n'ont à avoir avec le conflit qui tombent sur ces mines.

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