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50 à 60 % des médicaments vendus en Afrique de l’Ouest sont de la contrefaçon

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Entre 50 et 60 % des médicaments vendus en Afrique de l’Ouest sont de la contrefaçon. La plupart de ces produits ne contiennent même pas ou alors très peu, de composants actifs. Et dans bien de cas, leur usage peut entraîner une résistance des agents pathogènes comme les microbes et les parasites. Le juteux marché de la contrefaçon génère, chaque année, un chiffre d’affaires d’environ 438 millions de dollars américains, selon l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (Onudc) basé à Dakar.



50 à 60 % des médicaments vendus en Afrique de l’Ouest sont de la contrefaçon
L’Afrique de l’Ouest est en passe de devenir une véritable poubelle pour l’industrie pharmaceutique asiatique de la contrefaçon, notamment chinoise et indienne. Entre 50 et 60 % des médicaments testés en Afrique et en Asie ont prouvé la présence de composants actifs non conformes aux normes de fabrication en vigueur. Or, l’usage des médicaments ne contenant qu’une faible teneur de ces éléments actifs pose encore beaucoup plus de problèmes que ceux qui n’en contiennent pas du tout, d’après le dernier rapport de l’Office des Nations-Unies contre la drogue et le crime (Onudc). La prise des antibiotiques et des produits antipaludéens fabriqués sur une telle base peut entraîner le développement d’une forme de résistance des agents pathogènes, dont les parasites et les microbes, entre autres. ‘La question n’est pas de savoir combien de personnes à qui ces médicaments de contrefaçon ont été administrés, sont déjà mortes, ni combien mourront demain à cause de la résistance des agents pathogènes’, souligne l’Onudc qui attire l’attention des gouvernements sur les dangers que représente l’absorption de ces produits pour la santé des populations.
Les pays d’Afrique de l’Ouest sont devenus, depuis quelques années, un vrai dépotoir pour l’industrie pharmaceutique en général, surtout celle spécialisée dans la fabrication des faux médicaments. C’est le cas notamment des antibiotiques, antirétroviraux, antipaludéens et antituberculeux, entre autres. Selon la même étude de l’Onudc, la plus grande partie de ces produits dangereux est fabriquée en Inde et en Chine, notamment. D’autres proviennent des industries pharmaceutiques africaines elles-mêmes, dont les normes de fabrication n’obéissent à aucune rigueur scientifique. Ces manquements représentent, à n’en point, douter un réel danger pour la santé des populations africaines.

Les médicaments dont la distribution est autorisée par la communauté internationale ou par certains gouvernements africains même des plus respectables, peuvent aussi présenter, dans bien de cas, des dangers pour les usagers. Ce constat est d’autant plus vrai que ces médicaments peuvent être mal administrés aux patients par un personnel soignant peu qualifié ou parce que ce sont des produits de contrefaçon. La politique suivie depuis quelques années par certains gouvernements africains désireux de faciliter à tout prix une plus grande accessibilité et une disponibilité constante des médicaments, peut aussi avoir des inconvénients. C’est elle qui aurait, dans une large mesure, contribué au développement d’un marché informel de produits de contrefaçon, dans la plupart des pays d’Afrique de l’Ouest.

De plus en plus aussi, des malades achètent leurs médicaments dans des petites boutiques de quartier ou à des vendeurs à la sauvette. Ceci a eu pour conséquence la création de marchés parallèles de faux médicaments, qui fleurissent un peu partout en Guinée, au Sénégal, en Gambie et en Guinée-Bissau. Ce trafic du reste très lucratif au regard des grosses sommes d’argent amassées chaque année par les trafiquants, constitue un énorme manque-à-gagner pour les Etats concernés. Ces derniers voient, en effet, une bonne partie de leurs recettes fiscales s’évaporer au profit des trafiquants qui se remplissent les poches. Or ces sommes d’argent auraient pu servir à renflouer les caisses de l’Etat, pour une plus grande assistance aux populations. Cette situation démontre aussi l’incapacité manifeste des gouvernements, à apporter une solution à l’épineux problème de santé publique dans leurs pays respectifs. C’est dire que la vente des médicaments de contrefaçon présente un double inconvénient, tant pour la santé des populations que pour le trésor public.

Mamadou Aliou DIALLO

Source: Walfadjri

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Lundi 27 Juillet 2009





1.Posté par pointini le 27/07/2009 16:11
thiey afrique. Bon Dieu, Qu'avons ns fait pour meriter ce sort

2.Posté par marina le 27/07/2009 18:49
ça n'est pas étonnant

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