Le Gamou organisé le week-end dernier à Djilakhar, foyer ardent de la religion qui a vu naître Mame Fatou Diagne, mère de Serigne Mamoune Niasse, s’inscrit en droite ligne des recommandations de Baye qui accordait une importance particulière au prophète Mohamed et à la célébration de sa naissance. Organisé pour la première fois en 1983, la 27e édition de ce gamou a connu cette année un franc succès : des milliers de talibés étant venus de toutes les contrées du Saloum et de la Gambie. Une occasion pour Serigne Mamoune Niasse de parler de son marabout, Cheikh Ibrahim Niass, mais, également, prier pour la paix au Sénégal, pour un bon hivernage et pour un retour à Dieu. C’était en présence de son fils Ibrahima Mamoune Niasse qui a animé la cérémonie jusqu’au petit matin, mais également de Cheikh Abdoul Bakhé Dème, Serigne Assane Niasse, entre autres marabouts ayant participé à la cérémonie. En effet, le fils aîné de Cheikh Mamoune Niasse, Ibrahima Mamoune, a appelé les talibés à manifester leur amour envers Cheikh Ibrahim, l’une des plus illustres figures de l’islam des temps modernes. Selon lui, l’action et le caractère multidimensionnel de ce grand homme continuent de s’ériger, aujourd’hui encore, comme une référence. Baye Mamoune, comme on l’appelle à Médina, a profité de cette nuit entièrement consacrée au prophète Mohamed (PSL) et à Cheikh Ibrahim, pour remercier profondément le chef de l’Etat, le président Abdoulaye Wade, pour la confiance qu’il a placé en lui en lui confiant l’organisation de la conférence des Oulémas d’Afrique. Une distinction qui, selon lui, l’honore ainsi que toute la famille de Cheikh Al Islam qui lui en sera redevable.
Mamadou CISSE
Source Le Soleil