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15 ANS DE TRAVAUX FORCÉS AU MARI JALOUX Il avait fusillé les deux présumés amants de sa femme

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L’accusé Mamadou Yoro Sy dit Diouma, né en 1958 à Soranabé-Pato (arrondissement de Thillé Boubacar) dans le département de Podor, a utilisé un fusil de chasse durant la nuit du 17 au 18 avril 1998 pour éliminer Mamadou Mamoudel Bâ et Mamadou Harouna Sow qu’il soupçonnait de fricoter avec sa femme. Inculpé d’assassinat le 1er juin 2004, la Cour d’assises de Saint-Louis l’a condamné à 15 ans de travaux forcés.



L’accusé n’en est pas à sa première condamnation. En 1996, il a été condamné pour recel de bovin et incarcéré à la prison de Podor. Mais lors d’une corvée pénale, il a réussi à s’évader. Dans la nuit du 17 au 18 avril 1998, il a tué, avec un fusil de chasse, Mamadou Mamoudel Bâ et Mamadou Harouna Sow et est allé se réfugier en Mauritanie. Là-bas, il est arrêté sur dénonciation des parents des victimes. Après 5 ans de détention préventive, les autorités judiciaires Mauritaniennes se déclarent incompétentes pour le juger. Relaxé, l’accusé décide de retourner au bercail. Il est ainsi cueilli par les gendarmes de Podor puis envoyé en prison au début du mois de juin 2004. Il a fini par être renvoyé devant la cour d’assises de Saint-Louis pour jugement. À la barre, l’accusé a révélé que sa femme le trompait avec Mamadou Mamoudel Bâ et que ce dernier lui a même fait un enfant alors qu’il se trouvait à Mbour. Il a ajouté qu’il voulait la répudier, mais c’est un de ses parents qui l’en a dissuadé. Le jour des faits, Mamadou Mamoudel Bâ était venu au village de Banthie, où réside l’accusé avec sa femme, pour rendre visite à des proches. Il était accompagné de son ami Mamadou Harouna. Ils ignoraient qu’ils avaient rendez-vous avec la mort. Selon l’accusé, il a invité Mamadou Mamoudel à le suivre. Mais, pris de peur, il s’est agrippé au canon du fusil et le coup est parti tout seul. Mamadou Harouna a tenté de s’interposer et il lui a tiré dessus. «C’est un accident» dira-t-il. Cette thèse d’accident a été écartée par l’avocat général qui a bien expliqué dans son réquisitoire que l’accusé nourrissait une haine viscérale à ses victimes. Pour le parquetier, l’accusé soupçonnait sa femme d’entretenir des relations adultérines avec sa première victime sans avoir la moindre preuve. Ainsi, l’accusé a acheté un fusil pour l’éliminer. Il a prémédité son acte. Il a ainsi requis la prison à perpétuité contre l’accusé. Mes Moustapha Diop et Alassane Cissé ont plaidé la disqualification des faits en coups mortels (coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intentions de la donner). Car, selon eux, leur client n’a pas agi avec préméditation. À leur avis, leur client avait de bonnes raisons de s’énerver, car, selon eux, l’accusé a passé 10 mois à Mbour et lorsqu’il est revenu au village, sa femme était enceinte de 5 mois. La preuve de l’adultère, c’est l’enfant que sa femme a mis au monde et qu’il a refusé de reconnaître. Les avocats soutiennent que leur client doit bénéficier de l’excuse de provocation. Après délibération, la Cour a condamné l’accusé à 15 ans de travaux forcés.

El Hadji Tall
Source: L'observateur

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Vendredi 20 Juillet 2007

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